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Zian Flemming : Nouveau visage d'Ipswich en Premier League

Zian Flemming, nouveau visage d’Ipswich, revient en Premier League avec « joie et excitation »

Zian Flemming n’a pas eu besoin de chercher bien loin pour mesurer l’ampleur du défi. Un coup d’œil au calendrier, un nom en face de la première date : Liverpool. Alors l’attaquant néerlandais a souri. Le décor est planté, il est de retour là où il voulait être.

Arrivé à Ipswich Town lors du dernier jour du mercato pour environ 20 millions de livres en provenance de Burnley, le joueur de 28 ans pourrait faire ses débuts dès vendredi soir, sous les projecteurs, face à Liverpool. Un baptême du feu qui ne l’effraie pas, bien au contraire.

« Pour moi, c’est juste de la pure excitation », a-t-il confié aux médias jeudi. Il ne parle ni de pression ni de crainte. Il parle de plaisir. De retrouvailles. « Ce transfert pour revenir en Premier League – j’en suis heureux. »

La saison passée, Flemming a inscrit 11 buts en championnat avec Burnley. Des chiffres solides, une vraie empreinte offensive, mais insuffisants pour empêcher la relégation du club. Une première expérience dans l’élite anglaise marquée par un contraste brutal : la réussite personnelle, l’échec collectif.

Il n’a pas oublié cette dualité. « La saison dernière, j’ai réussi à gagner mon défi personnel de devenir un joueur de Premier League, mais j’ai perdu le défi collectif de rester dans la ligue », résume-t-il. Une phrase qui dit beaucoup de son état d’esprit : ambitieux, mais lucide.

Ce qui l’anime, ce sont les sommets à aller chercher. Il le décrit avec des images simples, presque montagnardes. « J’aime être au pied de la montagne, lever les yeux et me demander ce que ça fait d’être au sommet. Puis, baisser la tête, travailler et voir jusqu’où je peux aller, voir si je peux atteindre le sommet. »

Le défi, toujours le défi. Qu’il soit individuel ou collectif. « Les challenges me procurent une sensation d’excitation. Qu’ils soient personnels ou liés à l’équipe, ils réveillent quelque chose en moi », explique-t-il. C’est ce moteur-là qu’Ipswich Town a décidé de recruter.

Et le calendrier lui offre d’emblée ce qu’il recherche : le très haut niveau. « Quand le transfert se rapprochait et que j’ai vraiment regardé le calendrier, j’ai vu qu’on jouait Liverpool vendredi et je me suis dit : “Oui, je suis vraiment de retour en Premier League.” »

Affronter les meilleurs, c’est ce qui l’a déjà porté la saison dernière. « C’est ce que tu veux, jouer contre les meilleures équipes et les meilleurs joueurs. C’est ça qui m’a donné tellement de joie et d’excitation l’an dernier, pouvoir te mesurer aux tout meilleurs et les laisser te pousser au niveau supérieur. Je suis impatient de revivre ça. »

Ipswich, promu, sait qu’il va devoir se battre pour exister dans ce championnat impitoyable. Flemming, lui, arrive avec la mémoire fraîche d’une descente et l’envie brûlante d’écrire une autre histoire. Le décor est différent, l’objectif aussi : ne plus seulement prouver qu’il appartient à la Premier League, mais y rester.

Vendredi soir, si son entraîneur le lance dans l’arène, il retrouvera la scène qu’il convoitait. Face à Liverpool, devant le pays entier, au pied d’une nouvelle montagne. À lui de voir jusqu’où il peut grimper cette fois.