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WCPL 2026 : franchises indiennes en force

Le casting est presque complet pour la Women’s CPL 2026, et un constat saute aux yeux : les franchises ont décidé de s’appuyer fortement sur le vivier indien. Quatre joueuses venues d’Inde – Pooja Vastrakar, Kiran Navgire, Yastika Bhatia et Shikha Pandey – ont toutes trouvé preneur pour cette nouvelle édition, qui se jouera intégralement au Kensington Oval de Barbados, du 5 au 17 septembre.

Les championnes en titre misent sur la puissance indienne

Les Barbados Tridents, tenantes du titre, n’ont pas cherché à réinventer la roue. Elles l’ont renforcée. Pooja Vastrakar, allrounder capable de changer un match aussi bien avec la balle qu’avec le bâton, rejoint la franchise après avoir disputé quelques rencontres avec RCB en WPL 2026. Une recrue de poids pour une équipe qui aime imposer le tempo dès le powerplay.

À ses côtés, Kiran Navgire apporte une dimension brute, explosive, presque instinctive au bâton. Une frappeuse capable de faire basculer une manche en quelques overs. Autour de ce duo indien, les Tridents ont sécurisé l’expérience et la classe de Suzie Bates et la polyvalence de Maddy Green. Une ligne d’attaque qui respire l’équilibre : puissance, expérience, intelligence de jeu.

Trinbago Knight Riders, version blindée

Trinbago Knight Riders connaît déjà la recette de la Women’s CPL. Le retour de Shikha Pandey, qui a déjà porté les couleurs de la franchise, n’a rien d’un pari : c’est un choix de confiance. Seamer disciplinée, capable de frapper au bon moment, elle apporte des repères précieux dans un vestiaire qui vise clairement le titre.

À ses côtés, Yastika Bhatia vivra sa première expérience dans la compétition. Wicketkeeper fiable, batteuse technique, elle offre une colonne vertébrale au cœur de l’alignement. La franchise ne s’est pas arrêtée là. Marizanne Kapp, référence mondiale parmi les allrounders, vient ajouter sa griffe, tout comme Laura Harris et Madeline Penna, deux Australiennes capables de faire mal dans les fins de manche. TKR ne veut pas seulement rivaliser. Elle veut imposer son rythme.

Jamaica Express, nouveau nom, gros calibre

Nouvelle franchise, message clair. Jamaica Express débarque dans la ligue avec un recrutement qui ressemble à une déclaration d’intention. À la tête d’affiche, Meg Lanning. Une des plus grandes capitaines de l’histoire du cricket féminin, qui découvrira pourtant la WCPL pour la première fois. Le contraste est saisissant : une carrière pleine de titres, mais un territoire encore vierge à conquérir dans les Caraïbes. Elle sera entourée d’Amy Hunter, jeune talent venue d’Irlande, et d’un trio aux accents très variés : Nonku Mlaba, Syeda Aroob Shah et Rosemary Mair. Spin, contrôle, variations, rigueur. Jamaica Express construit une équipe capable de gagner sur des détails.

Guyana Amazon Warriors, l’empreinte sud-africaine

Les Guyana Amazon Warriors ont choisi une autre voie : la densité sud-africaine. Tazmin Brits, Nadine de Klerk, Chloe Tyron et Shabnim Ismail formeront un quatuor qui sent la combativité et le caractère. Ismail, l’une des lanceuses les plus redoutées de sa génération, donne le ton. Tyron apporte le feu au milieu de l’alignement. De Klerk et Brits complètent un ensemble qui sait jouer dur, longtemps.

À ce noyau s’ajoute l’Australienne Erin Burns, de retour sur une grande scène internationale sept ans après sa dernière apparition au plus haut niveau. Un retour qui intrigue. Une joueuse expérimentée, capable de couvrir plusieurs rôles, dans une équipe qui aura besoin de cette polyvalence sur une compétition courte. Fait notable : parmi ce contingent étranger, seule Brits découvrira la WCPL. Un signe clair : Guyana mise sur des profils qui connaissent déjà la pression caribéenne.

Un tournoi condensé, une intensité maximale

Du 5 au 17 septembre, tout se jouera à Barbados, sur la même scène : le Kensington Oval. Un calendrier resserré, peu de marge d’erreur, des effectifs truffés de joueuses capables de plier un match en quelques overs.

Les listes sont désormais posées. Les cartes sont sur la table. Reste une question, simple et brutale : qui saura transformer ce recrutement ambitieux en trophée sous les projecteurs de Barbados ?