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Vidosic quitte Brighton après une saison

Brighton pensait tenir son homme pour trois ans. Le projet s’arrête au bout d’une saison à peine. L’entraîneur australien a rompu prématurément le contrat signé en 2024 après son arrivée de Melbourne City, laissant un vide brutal à la tête d’un Albion lancé vers les sommets de la WSL.

Son départ tombe d’autant plus fort qu’il sort d’une campagne historique. Sous ses ordres, les Seagulls ont disputé leur première finale de Women’s FA Cup et se sont offert des victoires de prestige face à Arsenal et Manchester City. Une saison qui avait installé Brighton dans une nouvelle dimension, celle d’un trouble-fête crédible aux portes du top 4.

Un choix personnel, un choc sportif

À 39 ans, le technicien a assumé un choix qu’il décrit comme intime, guidé par sa trajectoire de carrière et par sa famille. Dans le communiqué publié par le club, il pose les mots d’une séparation assumée, mais lourde de sens pour l’Albion.

Il rappelle à quel point il a « aimé » son passage au club et se dit « fier » de ce qui a été construit avec le groupe. Il reconnaît aussi la difficulté de tourner la page, tout en estimant que le moment est venu pour lui et les siens d’ouvrir « un nouveau chapitre ». Ses remerciements vont aux joueuses, au staff et aux supporters, auxquels il souhaite « tout le succès » possible à l’avenir.

Derrière ces formules polies, une réalité crue : Brighton perd l’architecte de son renouveau au moment où l’équipe semblait enfin prête à s’installer durablement dans le haut du tableau.

La course à la succession est lancée

Dans les bureaux de l’Albion, l’urgence est claire. Il faut un successeur, vite, pour ne pas casser l’élan. La direction travaille désormais contre la montre afin de maintenir les ambitions affichées ces derniers mois : s’inviter dans la lutte avec Chelsea, Manchester City, Arsenal et Manchester United, ce carré longtemps intouchable de la WSL.

Selon le média espagnol Marca, un nom se détache déjà : Arturo Ruiz, ancien entraîneur de Real Sociedad, serait en pole position pour reprendre l’équipe sur la côte sud. Aucune officialisation pour l’instant, mais le profil colle à la trajectoire voulue par le club : un technicien rompu aux exigences du haut niveau, capable de prolonger le travail entamé plutôt que de tout reconstruire.

Cap sur les États-Unis pour Vidosic

Pendant que Brighton cherche son nouveau guide, la prochaine destination de Vidosic se dessine. Des sources proches du dossier indiquent qu’il est sur le point de s’envoler vers les États-Unis pour prendre les commandes d’Angel City, en NWSL. Un choix qui confirme son envie de s’installer sur une scène en pleine expansion, dans un championnat qui attire de plus en plus de profils internationaux de premier plan.

Pour Brighton, ce départ ouvre une période de vérité. Ce groupe présenté comme capable de bousculer l’ordre établi va devoir prouver qu’il peut encaisser un tel séisme sans perdre son cap. La saison à venir dira si cette rupture marque un simple contretemps… ou le tournant décisif d’un projet encore fragile.