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US Open : Sabalenka surmonte une odeur de cannabis pour atteindre les huitièmes

Sur le Louis Armstrong Stadium, le match venait à peine de démarrer qu’Aryna Sabalenka a levé la main. Score : 3-0 en sa faveur. Problème : une odeur entêtante de cannabis qui remonte des tribunes et la gêne visiblement au point de stopper l’échange.

La numéro 1 mondiale s’adresse alors à l’arbitre de chaise, Eva Asderaki-Moore. Elle lui explique que « quelqu’un fume du cannabis » et lui demande d’intervenir, « parce que c’est vraiment fort ». L’arbitre contacte un officiel à la radio, mime un geste de cigarette vers l’arrière, quelques secondes de flottement… puis le jeu reprend.

À partir de là, plus rien ne viendra perturber la Biélorusse.

Une parenthèse olfactive, puis la machine se met en route

Face à Kamilla Rakhimova, Sabalenka déroule. Elle boucle l’affaire 6-3, 6-4, solide, sans panique, avec ce mélange de puissance brute et de contrôle qui fait sa marque depuis deux ans. Sur le premier set, elle ne concède que quatre petits points sur son engagement. Service en place, frappes lourdes, rythme imposé : Rakhimova subit.

La Russe d’Ouzbékistan tente de s’accrocher dans la deuxième manche. Elle joue plus long, ose davantage, résiste dans les échanges. Mais la pression finit par fissurer sa défense. Sabalenka arrache le break au moment clé, à 4-4, pour s’envoler 5-4. Derrière, elle verrouille son jeu de service et plie la rencontre sans trembler.

Les chiffres parlent : 10 aces pour Sabalenka, seulement 2 pour Rakhimova, et pas la moindre balle de break à défendre pour la double tenante du titre. Une domination nette, presque clinique, derrière un décor pour le moins insolite.

Le cannabis, invité récurrent de Flushing Meadows

Sabalenka n’est pas la première à se plaindre de cette odeur cette année à New York. Katie Boulter avait déjà évoqué une gêne la semaine précédente. Harriet Dart et Francesca Jones ont, elles aussi, remarqué cette senteur persistante. Avant elles, des noms comme Novak Djokovic ou Alexander Zverev avaient déjà fait la même remarque lors d’éditions précédentes.

Officiellement, il est interdit de fumer sur le site de Flushing Meadows. Mais les courts jouxtent Corona Park, d’où les effluves de cannabis se glissent parfois jusqu’aux tribunes, puis sur le terrain. Dans l’État de New York, la consommation est légale pour les adultes de 21 ans et plus, ce qui n’empêche pas ces épisodes de créer une atmosphère singulière autour des matches.

Sabalenka, elle, a vite tourné la page pour se concentrer sur l’essentiel : gagner, encore.

Une série historique en cours

Ce succès marque sa 16e victoire consécutive à Flushing Meadows. La Biélorusse de 28 ans poursuit sa quête d’un troisième titre d’affilée à l’US Open en simple, performance plus vue depuis Serena Williams entre 2012 et 2014.

Elle avance avec le poids de ce possible triplé sur les épaules, mais aussi avec l’assurance d’une joueuse qui sait exactement ce qu’elle veut. Chaque match ressemble un peu plus à une marche de plus vers l’histoire.

Son prochain obstacle sera soit l’Américaine Taylor Townsend, soit la Russe Diana Shnaider, tête de série numéro 15, qui l’avait battue en quarts de finale de Roland-Garros en juin. Un précédent qui promet un parfum de revanche bien plus puissant, cette fois, que n’importe quelle odeur venue de Corona Park.