US Open 2026 : Zverev, Gauff, Osaka en action
Le premier tour est déjà rangé dans les archives. Place au jour 5, aux nerfs qui se tendent et aux têtes d’affiche qui n’ont plus droit à l’erreur. À New York, le US Open 2026 entre dans sa vraie zone de turbulences.
Sur les courts du USTA Billie Jean King National Tennis Center, les noms claquent : Alexander Zverev, Coco Gauff, Naomi Osaka, Félix Auger-Aliassime, Gaël Monfils. Le tableau se resserre, les enjeux gonflent. Chaque session ressemble un peu plus à une répétition générale pour la deuxième semaine.
Une journée chargée, des affiches qui pèsent lourd
Le programme du 2 septembre démarre à 11 h (heure de la côte Est). Derrière cette heure anodine, une série de duels qui peuvent déjà orienter le tournoi.
Chez les femmes, la journée s’ouvre avec un retour qui intrigue toujours : à 11 h 30, Naomi Osaka affronte Kateřina Siniaková. Une ancienne reine du Grand Chelem face à une joueuse solide, accrocheuse, capable de perturber le rythme de n’importe qui. Osaka n’a plus le luxe de se chercher. Chaque match doit la rapprocher de la joueuse qu’elle a été.
Un peu plus tard, à 12 h 40, Alex Eala croise Oleksandra Oliynykova. Moins médiatisé, ce duel n’en reste pas moins important pour le bas du tableau. C’est ce genre de match qui ouvre, parfois en silence, la porte vers la deuxième semaine.
La grande scène du soir, elle, est déjà réservée. À 19 h, Coco Gauff retrouve Paula Badosa. L’Américaine, portée par le public new-yorkais, joue à domicile dans l’atmosphère. Badosa, elle, sait ce que c’est que de faire tomber des favorites. Ce genre d’affiche, en session de nuit à New York, bascule souvent sur un détail : une double faute au mauvais moment, un passing en feu, un tie-break qui tourne.
Chez les hommes, la tension démarre dès 11 h. Félix Auger-Aliassime se mesure à Karen Khachanov. Deux gros serveurs, deux joueurs capables d’enchaîner les coups gagnants, mais aussi de s’enliser quand la confiance s’effrite. Le vainqueur ne gagnera pas le tournoi aujourd’hui, mais il peut lancer sa quinzaine.
À 13 h, Taylor Fritz affronte Mattia Bellucci. Fritz porte une partie des espoirs américains dans ce tableau masculin amputé de Jannik Sinner. Il sait que ce type de match, sur un court où il est attendu, ne se joue pas seulement contre l’adversaire, mais aussi contre le poids du contexte.
La soirée promet encore plus d’électricité. À 19 h, Learner Tien défie Gaël Monfils. Le jeune Américain face au showman français, toujours capable d’allumer le stade par une série de coups improbables. Monfils n’a plus 20 ans, mais New York a souvent réveillé chez lui une énergie particulière.
Puis vient le choc annoncé : à 20 h 10, Alexander Zverev entre en scène contre Quentin Halys. Zverev, tête de série numéro 1, avance dans un tournoi où l’absence de Sinner lui ouvre un boulevard… en théorie. Halys, lui, n’a rien à perdre. Ce sont souvent ces matches-là qui dérapent pour les favoris.
Où voir le tournoi : une bataille de chaînes et de flux
Sur le territoire américain, le US Open reste la chasse gardée d’ESPN. La chaîne détient les droits principaux, avec certains matches diffusés aussi sur ABC et via l’application ESPN. Pour suivre l’intégralité de la quinzaine sans câble, il faut donc une offre qui regroupe ces canaux.
Plusieurs services de télévision en direct proposent ces chaînes dans leurs formules. DirecTV inclut ABC et ESPN+ dans son offre de base payante. ESPN propose son propre service de diffusion, avec du sport en direct et des programmes archivés. Fubo intègre ABC, ESPN et ESPN 2 dans son offre orientée sport. Sling, via son offre Essentials, donne accès à ESPN et ESPN 2, avec la possibilité d’acheter un pass journalier. YouTube TV, avec son offre sport, réunit également ABC, ESPN et ESPN 2.
Pour ceux qui veulent tester sans s’engager, certains de ces services mettent en avant des périodes d’essai gratuites. DirecTV, Fubo ou YouTube TV peuvent ainsi permettre de suivre le tournoi quelques jours sans frais, à condition de surveiller la fin de la période d’essai.
L’option gratuite venue d’Australie
Une autre porte d’entrée existe pour les plus débrouillards. En Australie, la plateforme 9Now diffuse gratuitement le US Open 2026. Pour un spectateur basé aux États-Unis, au Royaume-Uni ou ailleurs, l’accès direct est bloqué par les restrictions géographiques.
C’est là qu’intervient l’usage d’un réseau privé virtuel, un VPN. En se connectant à un serveur localisé en Australie via un VPN compatible avec le streaming, il devient possible d’accéder au flux de 9Now comme si l’on se trouvait sur place. La démarche reste simple : s’abonner à un service de VPN, installer l’application sur l’appareil choisi, se connecter à un serveur australien, puis lancer 9Now.
Les meilleurs services de VPN, ceux qui offrent une large palette de serveurs à travers le monde et une stabilité suffisante pour la vidéo en direct, sont rarement gratuits. Beaucoup proposent cependant une période d’essai ou une garantie de remboursement pour les nouveaux utilisateurs. Avec un bon timing, cela permet de suivre le tournoi sans frais supplémentaires pendant quelques jours.
Une fois devant l’écran, un détail technique peut aussi changer la sensation de jeu : l’activation du lissage de mouvement sur le téléviseur. Cette option accentue la fluidité de la balle et des déplacements, même si elle donne ensuite aux films et séries ce fameux « effet soap opera » qu’il vaut mieux désactiver après le match.
Trois semaines pour tout décider
Le US Open 2026 s’étire, comme toujours, sur trois semaines entre fin août et mi-septembre. Cette année, le tournoi se déroule du dimanche 23 août au dimanche 13 septembre, toujours à Flushing Meadows, dans le quartier du Queens, à New York.
La première semaine est consacrée aux qualifications et aux tableaux annexes : simples hommes et femmes en phase de sélection du 24 au 27 août, double mixte du 24 au 26, avant que les tableaux principaux de simple ne prennent le relais du 30 août au 13 septembre. Les doubles hommes et femmes s’étalent du 3 au 12 septembre, tout comme les épreuves juniors, tandis que les compétitions en fauteuil roulant se déroulent du 8 au 12.
Le calendrier des finales suit une logique bien huilée. Le double dames se conclut le vendredi 11 septembre. Le samedi 12, place à un double rendez-vous : finale du simple dames et finale du double messieurs. Le tournoi se referme le dimanche 13 septembre avec la grande affiche du simple messieurs.
Ce découpage donne au tournoi sa montée en puissance habituelle : les premières journées pour se placer, la deuxième semaine pour survivre, le dernier week-end pour entrer dans l’histoire.
Un tableau relevé, mais privé de Sinner
Sur le plan sportif, le plateau 2026 affiche un chiffre qui en dit long : 17 anciens vainqueurs de Grand Chelem en simple sont présents, dont 10 anciens champions du US Open. Une densité qui promet des chocs dès les premiers tours.
Chez les hommes, une absence pèse pourtant lourd : Jannik Sinner, forfait sur blessure. Sans l’Italien, la hiérarchie se réorganise. Alexander Zverev arrive en tête de série numéro 1, Carlos Alcaraz en numéro 2, Félix Auger-Aliassime en numéro 3. Trois profils offensifs, trois styles différents, trois trajectoires qui peuvent se croiser très tard dans le tournoi… ou s’arrêter net sur un soir sans.
Chez les femmes, le trio de tête a fière allure : Aryna Sabalenka en numéro 1, Elena Rybakina en numéro 2, l’Américaine Jessica Pegula en numéro 3. Puissance brute, précision chirurgicale, régularité de métronome : le sommet du tableau féminin ne manque ni de caractère ni de variété.
Les États-Unis, eux, dominent par le nombre. Vingt-huit joueurs américains figurent dans le tableau principal, plus que n’importe quelle autre nation. Outre Pegula et Gauff, on retrouve Amanda Anisimova, Ben Shelton, Taylor Fritz, Venus Williams et d’autres visages déjà bien connus du public new-yorkais.
Avec un tel contingent, le pays hôte ne cherche pas seulement des parcours honorables. Il veut des demi-finales, des finales, des trophées soulevés sous le toit de l’Arthur Ashe Stadium.
La question est là, brûlante, à l’aube de ce deuxième tour : dans ce tableau surchargé de talents et de prétendants, qui tiendra encore debout quand New York allumera ses lumières pour le dernier dimanche de septembre ?




