US Open 2026 : Quarts de finale et grands duels à New York
Le dernier Grand Chelem de la saison bascule dans sa phase brûlante : les quarts de finale du US Open s’ouvrent aujourd’hui à New York, et le tableau promet une journée dense, tendue, avec des affiches qui sentent la nuit blanche pour les fans.
Sur le ciment du USTA Billie Jean King National Tennis Center, les grands noms se resserrent, les outsiders s’accrochent, et chaque point commence à peser comme une balle de match.
Sabalenka ouvre le bal, Pegula en prime time
La journée démarre à 11h30 (heure de la côte Est) avec un choc qui en dit long sur l’état du circuit féminin : Aryna Sabalenka face à Linda Noskova. La numéro 1 mondiale, brutale, frontale, joue désormais chaque tournoi du Grand Chelem avec une cible dans le dos. En face, Noskova incarne cette génération qui frappe sans complexe et refuse de respecter l’ordre établi.
Le soir, à 19h, l’ambiance bascule encore un peu plus dans l’électricité avec Jessica Pegula contre Emma Navarro. Duel 100 % américain, sous les projecteurs, dans un stade acquis à leur cause. Pegula, classée parmi les trois meilleures joueuses du tournoi, porte une part des espoirs locaux. Navarro, elle, avance avec moins de bruit, mais avec une constance qui commence à inquiéter tout le monde.
Tiafoe, Shelton, Alcaraz : le brasier américain
Chez les hommes, le programme a tout d’un manifeste pour le tennis américain. À 11h30, Frances Tiafoe affronte Alex Michelsen. Tiafoe, déjà chouchou du public new-yorkais, joue à domicile, dans l’atmosphère qui lui convient le mieux : bruyante, expressive, presque théâtrale. Michelsen, lui, représente la vague montante, plus discrète mais déjà dangereuse.
À 19h, la soirée s’enflamme encore un peu plus avec Ben Shelton contre Carlos Alcaraz. D’un côté, l’un des serveurs les plus explosifs du circuit, capable de renverser un match en quelques minutes. De l’autre, le phénomène Alcaraz, tête de série numéro 2 en l’absence de Jannik Sinner, forfait sur blessure, et déjà installé comme le visage du tennis moderne. Le genre d’affiche qui fait basculer une quinzaine.
Pendant que ces duels captent l’attention, le tournoi continue de tourner à plein régime : doubles masculins, doubles féminins, sans oublier le double mixte et les qualifications encore en cours. Le site ne dort jamais vraiment en cette deuxième semaine.
Où regarder le US Open : le cœur de l’action passe par ESPN
Comme Wimbledon, le US Open repose sur un diffuseur principal : ESPN détient les droits majeurs du tournoi. Certaines rencontres basculent aussi sur ABC ou l’application ESPN, ce qui impose de bien suivre le programme officiel pour ne rien rater.
Pour ceux qui ont tourné la page du câble, plusieurs options existent via des abonnements de télévision en direct ou de sport en streaming, qui donnent accès à ABC, ESPN et ESPN2 selon les formules choisies. ESPN propose aussi sa propre offre de streaming, centrée sur le sport en direct et les contenus d’archives.
Accès gratuit : essais, plateformes et ruse géographique
Pour les téléspectateurs qui ne disposent d’aucun abonnement, les périodes d’essai gratuites restent une porte d’entrée. Certains services de télévision en streaming offrent quelques jours de test, suffisants pour suivre une partie de la quinzaine sans débourser un centime.
À l’international, une autre fenêtre attire les regards : la plateforme australienne 9Now diffusera le US Open 2026 gratuitement. Pour ceux qui se trouvent aux États-Unis, au Royaume-Uni ou ailleurs, l’accès à ce flux passe par un réseau privé virtuel (VPN) permettant de se connecter à un serveur situé en Australie et de contourner les restrictions géographiques.
Le principe est simple : s’abonner à un VPN adapté au streaming, installer l’application sur l’appareil choisi, sélectionner un serveur australien, puis lancer 9Now pour suivre les matches. La plupart de ces services sont payants, mais beaucoup proposent eux aussi une période d’essai, ce qui ouvre la porte à un visionnage sans frais, du moins temporairement.
L’expérience télé : fluidité maximale, mais attention à l’effet “soap opera”
Pour ceux qui regardent depuis leur salon, un détail technique peut transformer la sensation de jeu : l’activation de l’option de fluidification des mouvements sur le téléviseur. Avec cette fonction, les échanges rapides, les montées au filet et les déplacements latéraux gagnent en netteté et en lisibilité.
Mais ce confort a un prix : une fois le match terminé, il faut penser à désactiver cette option, sous peine de voir films et séries se transformer en feuilletons artificiellement lissés, avec cet aspect “soap opera” que beaucoup fuient.
Trois semaines sous haute tension à New York
Le US Open 2026 s’étale sur trois semaines, d’août à septembre, dans l’enceinte du USTA Billie Jean King National Tennis Center, à Queens. Le tournoi a démarré le dimanche 23 août et se conclura le dimanche 13 septembre, avec une montée en puissance progressive.
La première semaine est consacrée aux qualifications des simples masculin et féminin, ainsi qu’au double mixte. Les tableaux principaux des simples s’étendent du 30 août au 13 septembre. Le double mixte se joue du 24 au 26 août, les doubles masculin et féminin du 3 au 12 septembre, les épreuves juniors du 3 au 12, et les compétitions en fauteuil du 8 au 12.
Le calendrier des finales est déjà fixé : finale du double féminin le vendredi 11 septembre, finales du simple dames et du double messieurs le samedi 12, avant l’apothéose du simple messieurs le dimanche 13. Une mécanique bien huilée pour un tournoi disputé pour la première fois en 1881, deuxième plus ancien Grand Chelem derrière Wimbledon.
Un tableau relevé, des absences lourdes, une armada américaine
Le plateau 2026 affiche 17 anciens vainqueurs de tournois du Grand Chelem en simple, dont 10 ex-champions du US Open. Chez les hommes, l’absence de Jannik Sinner rebat les cartes. Alexander Zverev, tête de série numéro 1, et Carlos Alcaraz, numéro 2, s’installent en favoris naturels.
Chez les femmes, Aryna Sabalenka mène la danse en tant que numéro 1, suivie par Elena Rybakina en numéro 2 et l’Américaine Jessica Pegula en numéro 3. Un trio qui combine puissance, régularité et une vraie habitude des grands rendez-vous.
Les États-Unis, eux, dominent en nombre : 28 joueurs et joueuses dans le tableau principal, plus que n’importe quelle autre nation. Outre Pegula et Navarro, Coco Gauff, Frances Tiafoe, Alex Michelsen et Ben Shelton sont encore en lice en simple. Une présence massive, un public acquis à leur cause, et cette question qui plane sur Flushing Meadows : l’armada américaine saura-t-elle transformer ce soutien en trophée à la mi-septembre ?




