US Open 2023 : Sabalenka, Gauff et Tiafoe en quête de victoire
Le tableau se resserre à Flushing Meadows. Le US Open entre dans le dur : huit simples, hommes et femmes confondus, pour ne garder que quatre noms de chaque côté. Les quarts de finale s’ouvrent mardi 8 septembre, et le tournoi bascule dans une autre dimension.
Sabalenka en quête d’un triplé historique
En haut de l’affiche, Aryna Sabalenka avance comme une machine. Tête de série n°1, la Biélorusse n’a pas encore concédé le moindre set en quatre matches. Implacable. Elle vise un troisième sacre consécutif à New York, une performance que seule Serena Williams a réussie dans l’ère récente, entre 2012 et 2014.
Face à elle, mardi à 11h30 (heure de la côte Est), Linda Noskova, tête de série n°6, tentera de briser cette dynamique. Mission vertigineuse. Mais c’est justement dans ce genre de duel que les bascules de classement se jouent : selon les projections, une élimination de Sabalenka à ce stade pèserait lourd sur son rang de n°1 mondiale.
Pegula – Navarro, l’Amérique face à son miroir
Le public américain, lui, regarde surtout vers Jessica Pegula. Tête de série n°3, finaliste à New York il y a deux ans avant de céder face à Sabalenka, elle porte une bonne partie des espoirs locaux. Son quart de finale, mardi à 19h, a tout d’un choc de générations et de styles face à Emma Navarro, n°26.
Les pronostics sont clairs : Pegula est attendue au rendez-vous des demi-finales. Elle est annoncée victorieuse face à Navarro, avec en ligne de mire une affiche de très haut vol contre Linda Noskova. Un duel qui, dans ce scénario, se dessinerait sur les ruines d’une Sabalenka détrônée.
Gauff, reine de New York sous pression
L’autre icône américaine, c’est évidemment Coco Gauff. Sacrée pour la première fois en Grand Chelem ici même en 2023, puis titrée à Roland-Garros en 2025, la n°4 mondiale connaît chaque recoin de ce court central et de cette pression-là.
Mercredi, elle affrontera Mirra Andreeva, tête de série n°5, pour un quart de finale qui a tout d’un choc de générations mais aussi d’armoires à trophées : les deux dernières championnes de Roland-Garros face à face. Les projections la donnent gagnante, une nouvelle fois, pour filer en demi-finale.
Et là, le décor serait somptueux : Coco Gauff contre Elena Rybakina, n°2 mondiale, fraîchement installée en haut du classement et championne en titre de l’Open d’Australie. Une demi-finale qui sentirait la finale avant l’heure.
Rybakina en embuscade
Elena Rybakina, justement, se tient prête. Opposée à Qinwen Zheng mercredi, la Kazakhe a un tableau qui peut s’ouvrir très grand si Sabalenka tombe. Dans les projections, elle est attendue en demi-finale pour y croiser Gauff, avec le statut de nouvelle patronne du circuit et celui de favorite silencieuse du tournoi.
Sur le papier, le tableau féminin dessine donc une dernière ligne droite explosive : Coco Gauff et Jessica Pegula en demi-finales, Sabalenka sortie par Linda Noskova, et Rybakina en arbitre suprême de ce bras de fer États-Unis–reste du monde.
Le désert américain chez les hommes… enfin sur le point de se fissurer ?
Chez les hommes, l’histoire est plus lourde. Aucun Américain n’a soulevé le trophée à New York depuis Andy Roddick en 2003. Vingt-trois ans de disette dans le Grand Chelem national. Mais cette édition offre enfin un frémissement : trois joueurs du pays sont au rendez-vous des quarts.
Ben Shelton, tête de série n°8. Frances Tiafoe, n°11. Et Alex Michelsen, non tête de série, invité surprise à ce stade. L’affiche Tiafoe – Michelsen, programmée mardi à 13h, garantit au moins un Américain en demi-finale. C’est déjà un symbole.
Les projections penchent clairement pour Frances Tiafoe. L’homme des grandes nuits à New York, déjà demi-finaliste en 2022 et 2024, est annoncé vainqueur de Michelsen, dont le parcours reste un long shot magnifique, mais probablement trop léger pour passer un troisième cap de ce niveau.
Alcaraz – Shelton, l’affiche électrique
Le soir même, à 20h30, le tournoi bascule dans un autre registre avec Carlos Alcaraz contre Ben Shelton. Le n°2 mondial, déjà double vainqueur du US Open (2022, 2025), reste la référence absolue sur ces courts. Son tennis total, sa capacité à monter d’un cran dans les moments chauds, en font encore le favori.
Ben Shelton, lui, incarne la nouvelle vague américaine : service surpuissant, énergie débordante, sens du spectacle. Mais dans un tableau masculin largement chamboulé, où seulement trois des dix premières têtes de série ont atteint les huitièmes, les projections restent prudentes : Alcaraz est donné gagnant, laissant aux États-Unis l’espoir Tiafoe pour les demi-finales.
Zverev en patron, Khachanov en poil à gratter
De l’autre côté du tableau, Alexander Zverev avance avec l’assurance d’un n°1 mondial qui tient son rang. Son quart de finale contre Botic van de Zandschulp, mercredi, arrive au meilleur moment pour l’Allemand. Le Néerlandais sort d’un marathon : cinq sets, trois tie-breaks, et beaucoup d’énergie laissée en route pour décrocher sa place en quart.
Les projections ne lui laissent que peu d’air : Zverev est attendu pour “cruiser”, dérouler, et filer en demi-finale sans trembler.
Reste un autre dossier brûlant : Karen Khachanov. Non tête de série, le Russe s’est frayé un chemin jusqu’aux quarts et ne compte pas s’arrêter là. Face à Alexander Blockx, n°28, les prédictions lui accordent un nouveau coup d’éclat. Khachanov est annoncé vainqueur, pour s’offrir un duel en demi-finale contre Zverev, dans un contraste de styles et de trajectoires.
Le tableau est posé, les lignes de force sont claires. Sabalenka en quête d’histoire, Gauff et Pegula portées par tout un pays, Rybakina prête à régner, Alcaraz en patron, Zverev en chef de file, Tiafoe comme visage d’une Amérique qui rêve de rompre enfin la malédiction.
Reste une question, simple et brutale : dans ce tournoi où les certitudes volent souvent en éclats, qui tiendra vraiment la distance jusqu’au dernier week-end de New York ?




