US Open 2023 : Alcaraz, Sabalenka et les surprises de Flushing Meadows
Le dernier Grand Chelem de la saison s’est ouvert à New York, et le décor est planté : un titre à défendre, des favoris sous pression, des absents de marque et un tournoi déjà secoué par une énorme surprise. Reste une question simple, obsédante : qui tiendra la distance à Flushing Meadows ?
Alcaraz en patron, sans Sinner mais pas sans danger
Carlos Alcaraz revient sur le ciment new-yorkais avec une cible dans le dos. Tenant du titre, de retour de blessure, il porte à la fois l’excitation du public et le poids des attentes. Sans Jannik Sinner, forfait pour blessure, le tableau masculin perd l’un de ses duellistes les plus attendus. Mais le chemin du numéro un espagnol est loin d’être dégagé.
Alexander Zverev, Ben Shelton, Flavio Cobolli, Daniil Medvedev et quelques autres rôdent dans son secteur du tableau. Des profils différents, mais un point commun : tous savent que battre Alcaraz à New York vaut plus qu’une simple victoire de Grand Chelem. C’est une déclaration d’intention pour les années à venir.
Les bookmakers ne s’y trompent pas : au coup d’envoi du tournoi, Alcaraz reste le grand favori du simple messieurs.
Sabalenka sous le feu, la place de numéro un en jeu
Chez les dames, Aryna Sabalenka vit la même tension. Titre à défendre, statut à assumer, et une place de numéro un mondial sous la menace directe. Derrière elle, Elena Rybakina, Coco Gauff et Jessica Pegula guettent la moindre faille. Le sommet du classement ne tient qu’à quelques matches, parfois à quelques points.
Iga Świątek, sacrée ici en 2022, ne peut pas encore viser un retour immédiat sur le trône. Mais la Polonaise a remis la machine en route après une première partie de saison chaotique. Son dernier mois, beaucoup plus solide, la replace clairement parmi les prétendantes sérieuses à ce titre.
Dans l’ombre des têtes d’affiche, d’autres noms attirent les regards. Alex Eala, jeune visage déjà très surveillé, et Naomi Osaka, toujours capable de renverser un tournoi sur une quinzaine parfaite. Venus Williams, elle, a quitté le simple dès le premier tour, mais prolonge l’histoire familiale en double aux côtés de Serena Williams.
Djokovic dehors, Navone s’offre un soir de légende
La première secousse majeure est venue du tableau masculin. Novak Djokovic, quadruple vainqueur à New York, a quitté la scène dès le premier tour, terrassé par Mariano Navone au terme d’un combat en cinq sets, long, dur, éprouvant. Une défaite qui change l’atmosphère du tournoi. Quand un géant tombe si tôt, tout le tableau se réorganise dans les têtes.
Alex de Minaur, Felix Auger-Aliassime et Lorenzo Musetti ont eux aussi pris la porte. Une série de sorties qui ouvre des brèches pour des outsiders, sans que le tableau féminin, pour l’instant, ne connaisse le même degré de chaos. Les grandes favorites, côté dames, tiennent encore leur rang.
Comment suivre l’US Open aux États-Unis
Pour les fans américains, la couverture est massive. Les chaînes ESPN, ESPN2 et ABC se partagent les affiches. Les rencontres non diffusées à l’antenne basculent sur ESPN+, accessible via l’abonnement ESPN Unlimited, proposé au mois et pensé pour ceux qui veulent tout voir, sans exception.
Les amateurs de solutions plus flexibles peuvent se tourner vers des offres de télévision en direct par abonnement mensuel. Des services comme Fubo ou YouTube TV regroupent ABC, ESPN et ESPN2 dans leurs différents bouquets, avec des périodes d’essai gratuites et des remises de lancement. De quoi suivre la quinzaine new-yorkaise sans engagement à long terme.
Où regarder l’US Open ailleurs dans le monde
En Australie, la situation se joue en deux temps. Pour suivre chaque point, chaque court, il faut passer par Stan Sport, proposé en supplément d’un abonnement Stan classique. Pour ceux qui se contentent des grandes affiches, Channel Nine et la plateforme 9Now diffusent une sélection de matches en clair, après création d’un compte gratuit. Au fil des éditions, la couverture s’est révélée très large, avec une nette priorité donnée aux têtes de série et aux joueurs australiens.
Au Royaume-Uni, le tournoi est diffusé sur Sky Sports. Les abonnés Sky TV peuvent suivre la quinzaine via les chaînes dédiées, tandis que ceux qui préfèrent éviter les contrats longs optent pour la plateforme Now, qui permet d’acheter des pass plus courts, y compris à la journée.
Pour les fans en déplacement, loin de leur pays de résidence et de leurs services habituels, une solution technologique s’est imposée : les VPN, ces réseaux privés virtuels qui permettent de modifier temporairement la localisation apparente d’un appareil et de continuer à accéder à ses plateformes favorites en voyage. Proton VPN figure parmi les services les plus en vue, avec une interface accessible et un large choix de serveurs à travers le monde. L’usage de ces outils reste toutefois encadré par les lois locales et les conditions d’utilisation des plateformes de streaming.
Le théâtre : New York, Flushing Meadows, la nuit
Comme toujours, le cœur du tournoi bat à Queens, au sein de l’USTA Billie Jean King National Tennis Center, dans le parc de Flushing Meadows-Corona Park. Les sessions de nuit, la rumeur constante des tribunes, les courts annexes où naissent les surprises, tout ramène à cette idée : l’US Open ne ressemble à aucun autre Grand Chelem.
Les favoris sont connus. Les diffuseurs sont en place. Les premières victimes de marque sont déjà tombées. Reste cette vérité simple, implacable : à New York, la quinzaine ne pardonne rien. Qui osera bousculer encore un peu plus l’ordre établi ?




