UFC Shanghai : Pesée et combats en perspective
À Shanghai, la balance a parlé : place au combat
À un peu plus de vingt-quatre heures du premier gong, Shanghai a déjà pris des airs de capitale mondiale du MMA. Les 26 combattants programmés pour l’événement UFC Shanghai ont défilé sur la balance à l’Shanghai Indoor Stadium, validant – ou non – leur billet pour la cage. L’enjeu est clair : un main event explosif chez les bantamweights entre Umar Nurmagomedov et Song Yadong, porté par une carte taillée pour le spectacle.
Nurmagomedov – Song : duel de prétendants chez les bantams
En tête d’affiche, Umar Nurmagomedov, ancien challenger au titre des bantamweights, a affiché 135,5 livres. En face, Song Yadong a répondu avec 136 livres, dans la limite autorisée pour un combat sans ceinture en jeu. Les deux hommes sont prêts, le décor est planté.
D’un côté, la précision clinique et le pedigree grappling de Nurmagomedov. De l’autre, la puissance de feu et l’agressivité de Song, enfant chéri du public chinois. La pesée n’a laissé transparaître aucune nervosité visible : regards froids, visages fermés, ambiance électrique. Le genre de face-à-face qui annonce une guerre de 25 minutes… ou un arrêt brutal bien avant.
Yan Xiaonan – Denise Gomes : pression maximale chez les strawweights
Juste avant le main event, la catégorie des 115 livres prend la lumière. Yan Xiaonan, portée par l’élan du MMA chinois, a enregistré 115,5 livres. Denise Gomes, elle, a parfaitement touché le plafond de la limite à 115 livres.
Deux styles, une même urgence : se rapprocher d’une chance au titre. Yan, plus rodée au très haut niveau, incarne la technique et le volume. Gomes, elle, arrive avec un style direct, sans fioritures, et une volonté manifeste de bousculer la hiérarchie. Dans un Shanghai Indoor Stadium acquis à la cause de Yan, la moindre ouverture pourrait tout faire basculer.
Aoriqileng – Kai Asakura : promesse de chaos chez les 135
Sur la même carte principale, Aoriqileng a affiché 135,5 livres. Le poids de Kai Asakura n’a pas été communiqué dans les résultats disponibles, mais le combat reste programmé, et c’est sans doute l’affrontement le plus imprévisible de la soirée.
Aoriqileng aime les échanges sauvages, les combats où la technique finit par céder à l’orgueil. Asakura, lui, arrive avec la réputation d’un finisseur redoutable. Si le main event incarne la précision, ce duel-là pourrait bien symboliser le chaos pur.
Perez, Sumudaerji et la carte principale au complet
Chez les flyweights, Sumudaerji a tenu son rang à 125 livres. Le poids d’Alex Perez n’a pas été renseigné, mais le choc reste au programme d’une catégorie où chaque victoire peut propulser vers le haut du classement.
En light heavyweight, Levi Rodrigues Jr. et Ce Liu ont tous deux affiché 206 livres, dans la limite réglementaire. Gabarits solides, enjeux clairs : s’imposer, marquer les esprits et verrouiller une place sur les futures grandes cartes.
Toujours chez les flyweights, Bilal Hasan a affiché 124,5 livres, tandis que le poids de Nilson Rojas n’a pas été communiqué. Là encore, un combat qui pourrait servir de tremplin à celui qui saura imposer son rythme dans les premiers échanges.
Des prélims tranchants, entre prospects et locaux
La soirée commencera avec une série de combats préliminaires où l’on devine déjà les contours du futur de l’organisation.
Rei Tsuruya a parfaitement touché les 125 livres, tout comme Kevin Borjas. Un duel de jeunes loups chez les flyweights, où la moindre erreur se paye au prix fort. Long Xiao (135) affrontera Francesco Nuzzi (136) chez les bantamweights, avec un kilo symbolique d’écart sur la balance mais une pression identique sur les épaules.
En featherweight, Jack Jenkins a affiché 145,5 livres, prêt à en découdre avec Sean Woodson, dont le poids n’a pas été communiqué. Lawrence Lui (135,5) et Hector Santiago (135) se sont, eux, présentés au poids pour un autre affrontement chez les bantams.
Chez les strawweights, Jingnan Xiong et Julia Polastri sont annoncées, même si leurs poids n’apparaissent pas encore dans les résultats disponibles. Enfin, en welterweight, Meng Ding et Cam Nelson ont tous deux affiché 170 livres, parfait équilibre pour un combat qui s’annonce physique et engagé.
Shanghai, vitrine mondiale
Au-delà des chiffres et des décimales, la pesée de Shanghai raconte autre chose : l’installation durable de l’UFC sur le marché chinois, avec des figures locales comme Song Yadong, Yan Xiaonan, Aoriqileng ou Meng Ding en porte-étendards.
Les balances sont désormais rangées. Les regards se tournent vers la cage, vers cette nuit où la Chine devient le centre névralgique du MMA mondial. Reste une seule question : qui sortira de Shanghai avec un statut changé, voire une trajectoire de titre en ligne de mire ?




