Transferts Everton : Moyes vise Franculino et quatre renforts
La victoire 2-0 contre Crystal Palace n’a rien changé aux priorités d’Everton. Elle les a aiguisées. Le début de saison est solide, les premières recrues répondent déjà, mais David Moyes n’a pas levé le pied. En coulisses, le mercato s’est transformé en sprint final : un avant-centre, un latéral droit, un latéral gauche et un défenseur central sont activement ciblés avant la fermeture du marché.
TeamTalk parle d’« un gros coup d’accélérateur » avec des « mouvements tardifs » prévus à ces quatre postes.
À Goodison Park, l’intention est claire : profiter du bon départ pour remodeler l’effectif, pas pour le contempler.
Franculino, la piste qui change de dimension
Le nom qui fait lever les têtes, c’est celui de Franculino. L’attaquant de Midtjylland n’est pas un coup de cœur de dernière heure. Everton le suit depuis longtemps, l’a « scouted extensively » et vient de tenir de « nouveaux entretiens avec ses agents ». Autrement dit, le terrain est déjà préparé.
Les chiffres parlent pour lui : 58 buts en 115 matches avec Midtjylland. Une production qui attire forcément les regards. Une blessure avait freiné un possible départ plus tôt dans l’année, mais il est désormais « totalement remis » et « ouvert à un transfert en Premier League ».
TeamTalk avance qu’environ 25 M€ (21,4 M£ / 29,2 M$) pourraient suffire pour le faire venir cet été. Newcastle est également cité parmi les intéressés, ce qui place Everton face à une concurrence directe.
Ce dossier est étroitement lié au cas Beto. Le club « anticipe des offres » pour l’avant-centre avant la deadline, mais la ligne rouge est nette : il ne partira pas sans remplaçant déjà sécurisé. Zian Flemming (Burnley) figure aussi dans les réflexions, tandis que le nom de Richarlison refait surface. Le rapport affirme que « le Brésilien sauterait sur l’occasion de revenir dans son ancien club », alors que Tottenham envisagerait une vente. Un retour qui ferait vibrer les tribunes… si Everton décide d’aller au bout.
Latéral droit : un besoin criant, une piste qui se complique
Le poste de latéral droit est considéré « depuis des mois » comme l’une des urgences absolues. Rien n’a changé sur ce point. Guela Doue (Strasbourg) est la cible prioritaire depuis un moment, mais le dossier se grippe. Everton a « formulé plusieurs approches » pour l’international ivoirien, sans parvenir à le convaincre. Le joueur attend un club de Ligue des champions. Et voilà que Paris Saint-Germain est désormais évoqué comme possible prétendant.
Dans ce contexte, Everton ne peut pas se permettre de patienter indéfiniment. Daniel Muñoz (Crystal Palace) reste une alternative très sérieuse. Il est « toujours à l’étude » et Palace serait ouvert à des offres, avec une valorisation autour de 25 M£. Un montant conséquent, mais pour un joueur déjà rodé au rythme de la Premier League.
La question est simple : combien de temps Moyes acceptera-t-il d’être suspendu aux ambitions européennes de Doue avant de basculer définitivement sur Muñoz ?
Couloirs et charnière : la profondeur comme obsession
Sur le côté gauche, la mission est limpide : offrir une vraie concurrence à Vitaliy Mykolenko et rééquilibrer l’effectif sur la durée d’une saison éprouvante. Melvin Bard (Nice) fait partie des profils étudiés. Pas de feu d’artifice autour de ce poste, mais une conviction : Everton ne peut plus se permettre de se retrouver à court d’options dès l’automne.
En défense centrale, tout dépendra des départs. TeamTalk indique qu’Everton « semble prêt à lancer une offensive tardive pour un nouveau défenseur central », car Jake O’Brien pourrait quitter le club avant la deadline. Là encore, la doctrine est identique à celle de Beto : aucun départ sans remplaçant acté. Leeds United, Crystal Palace et Sunderland sont mentionnés comme destinations possibles pour O’Brien.
Un mercato tardif, mais pas improvisé
Ce qui frappe dans cette stratégie, c’est son fil conducteur. Ce n’est pas un club qui panique en fin de fenêtre, c’est un club qui tente de rester discipliné tout en gardant la porte ouverte aux opportunités et aux sorties. Un avant-centre, deux latéraux, un défenseur central : le plan est cohérent sur le plan sportif.
On distingue déjà la silhouette de l’équipe que Moyes veut bâtir : plus fiable, plus athlétique, plus compétitive poste pour poste.
Franculino incarne le pari le plus excitant. « 58 buts en 115 matches » pour environ 21,4 M£, c’est le type d’opération qui peut transformer une attaque si l’adaptation suit. Jeune, productif, avec une marge de progression évidente : le profil colle à ce qu’Everton dit vouloir devenir. Si Beto s’en va, le remplacer par un attaquant en pleine ascension enverrait un message fort.
Le chantier du latéral droit reste le plus brûlant. Si Guela Doue continue de viser la Ligue des champions, Everton devra trancher vite. Daniel Muñoz offre un profil plus prêt, plus éprouvé, même si le prix est élevé. Sur les côtés comme dans l’axe, la profondeur est indispensable pour éviter de revivre le même scénario : un effectif déjà émoussé dès octobre.
Everton a bien démarré. La fenêtre de tir est là, maintenant : transformer ce bon départ en vrai tournant de saison, ou regarder le marché se refermer en se demandant si le club a été assez audacieux.




