Tottenham en quête d'un buteur : la piste Icardi émerge
Tottenham cherche un buteur. Désespérément. Quatre journées de Premier League, zéro but inscrit, une attaque paralysée et un début d’ère De Zerbi déjà sous tension. Dans ce décor inquiétant, un nom ressurgit : Mauro Icardi.
Le buteur argentin de 33 ans est libre depuis la fin de son aventure de quatre ans avec Galatasaray, où il a empilé les buts en Super Lig. Selon Cronache di Spogliatoio, les dirigeants londoniens étudient sérieusement son profil comme solution de court terme pour enrayer une crise offensive qui tourne à l’obsession dans le nord de Londres.
Un mercato XXL, une attaque muette
Ce possible recours à Icardi tranche avec l’ampleur des investissements consentis cet été au Tottenham Hotspur Stadium. Le club n’a pas compté : Sandro Tonali pour 100 millions de livres, Mateus Fernandes pour 85 millions, l’ailier Savio pour encore 85 millions. Et Omar Marmoush, prêté par Manchester City avec une obligation d’achat de 60 millions de livres à la clé.
Sur le papier, de quoi transformer Tottenham en machine offensive. Sur le terrain, c’est tout l’inverse.
Marmoush a enchaîné les titularisations, notamment face à Newcastle, Nottingham Forest et lors de la défaite 3-1 contre Liverpool. Il a laissé entrevoir des qualités, quelques courses, quelques appels, mais toujours pas le moindre but. Le compteur reste bloqué.
Devant lui, Dominic Solanke ne fait guère mieux. Cinq apparitions, aucune réalisation, une influence limitée dans la surface. Les chiffres sont implacables et ne suffisent plus à justifier sa place dans le onze au regard du rendement attendu.
Et puis il y a le cas Richarlison. Le Brésilien a tout simplement disparu du paysage. Mis à l’écart du groupe après un grave conflit avec le club, il n’a plus rejoué depuis la défaite 3-0 de la première journée face à Brentford. Une rupture totale qui prive De Zerbi d’une option offensive supplémentaire au moment où il en aurait le plus besoin.
Dans ce contexte, la tentation Icardi prend forme. Un finisseur pur, un renard de surface, libre et immédiatement disponible.
Olympiacos à l’affût, les chiffres qui coincent
Tottenham n’est toutefois pas seul sur le dossier. Le journaliste Nahuel Ferreira affirme qu’Olympiacos a déjà entamé des « contacts formels » la semaine dernière pour tenter de boucler l’arrivée de l’ancien international argentin.
Rien n’est signé. Et ce n’est pas un hasard.
Le véritable obstacle se situe au niveau du salaire. Icardi toucherait environ 8,6 millions de livres par an, un niveau de rémunération qui refroidit pour l’instant les ardeurs. Les clubs intéressés doivent jongler entre besoin urgent de buts et équilibre financier.
Le palmarès de l’Argentin plaide pour lui : deux titres de Ligue 1 avec le Paris Saint-Germain, quatre titres de Super Lig avec Galatasaray. Où qu’il soit passé, il a soulevé des trophées et laissé une trace dans la surface adverse. Tottenham, qui cherche un joueur capable de transformer la moindre demi-occasion, ne peut pas ignorer ce pedigree.
De Zerbi sous pression, Tottenham au bord du gouffre offensif
Le temps presse pour Roberto De Zerbi. Son équipe apparaît coupée en deux, fragile derrière et sans idées devant. Tottenham pointe à la 17e place de Premier League, avec seulement deux points glanés grâce à deux matches nuls et deux défaites, huit buts encaissés et aucun marqué.
Un paradoxe, presque une provocation, quand on se souvient de leur entrée en matière en Carabao Cup : un large succès 5-1 contre Charlton Athletic qui laissait croire à une mécanique offensive déjà bien huilée. La réalité du championnat a brutalement ramené les Spurs sur terre.
L’élimination en milieu de semaine face à Liverpool a mis en lumière l’écart qui sépare encore Tottenham des cadors du pays. Intensité, efficacité, maîtrise dans les zones décisives : tout ce qui manque aujourd’hui à De Zerbi, Liverpool l’a imposé sans pitié.
Dans ce décor, la question n’est plus seulement de savoir si Tottenham va recruter un buteur, mais à quelle vitesse. Icardi, avec ses buts, ses zones d’ombre et ses exigences salariales, incarne parfaitement ce dilemme : prendre un risque calculé pour relancer une saison déjà en danger, ou persister avec un secteur offensif qui ne répond plus.
La réponse, elle, ne pourra pas attendre bien longtemps. Les buts non plus.




