Tottenham : Un mercato XXL et le cas Richarlison
À Hotspur Way, les portes n’ont presque jamais cessé de tourner cet été. Vendredi après-midi, Roberto De Zerbi se présente devant la presse avec, en toile de fond, un mercato d’une ampleur rarement vue à Tottenham et un début de saison déjà sous tension avant un déplacement piégeux à Nottingham Forest en Premier League.
Un mercato XXL, chiffres à l’appui
Dix recrues pour l’équipe première, dont un final en forme de coup d’éclat avec l’arrivée du duo de Chelsea, Mykhailo Mudryk et Tosin Adarabioyo. Deux derniers dossiers bouclés qui referment une fenêtre de transferts démesurée, presque irréelle dans son volume.
Au total, 54 mouvements combinés entre l’effectif de De Zerbi et les U21 de Wayne Burnett. Entrées, sorties, prêts, retours : à Hotspur Way, l’été a ressemblé à une gare centrale. Tottenham a engagé 394 millions de livres sur les nouvelles recrues de son entraîneur. La note pourrait grimper jusqu’à 469 millions si l’option d’achat de 75 millions prévue pour Mudryk est levée l’été prochain.
Le club du nord de Londres n’a toutefois pas seulement dépensé. Les dirigeants ont aussi négocié des départs susceptibles de rapporter jusqu’à 264 millions de livres. Un rééquilibrage partiel, mais le message est clair : Tottenham a donné les clés du projet à De Zerbi, et a payé le prix fort pour le faire.
Le cas Richarlison, la fracture ouverte
Au milieu de cette frénésie, un dossier a dérapé : celui de Richarlison. L’attaquant brésilien pensait pouvoir retourner à Everton. Le transfert ne s’est pas fait. Blocage, échec, frustration immédiate.
Le joueur a ensuite exprimé sa colère sur les réseaux sociaux, sans filtre. Résultat : il ne figure pas dans le groupe retenu par Tottenham pour la Premier League cette saison. Une décision lourde, qui dépasse le simple aspect sportif et que De Zerbi devra forcément commenter face aux journalistes.
Ce feuilleton laisse une trace. Dans un vestiaire déjà remodelé en profondeur, la gestion de ce cas symbolique pèsera sur l’autorité du coach italien et sur la cohésion d’un groupe encore en construction.
Blessures, retours et urgence de points
Sur le plan sportif, le contexte n’est pas plus paisible. Tottenham reste sur deux défaites lors de ses deux premiers matches de championnat. Aucune marge de manœuvre, déjà. Le déplacement à Nottingham Forest prend des airs de test de caractère.
Une bonne nouvelle tout de même : Dejan Kulusevski a repris l’entraînement complet. Un retour qui offre une option offensive supplémentaire à De Zerbi, dans un secteur profondément remanié mais encore en quête d’automatismes.
Forest, à domicile, ne fera aucun cadeau à une équipe en reconstruction qui doit encore apprendre à vivre avec ses dix recrues majeures et ses nombreux départs. La pression est là, nette, assumée ou non.
De Zerbi face aux questions
Dans la salle de presse, les projecteurs se braquent sur l’Italien. Il devra justifier l’ampleur des changements, expliquer la gestion de Richarlison, donner des nouvelles de ses blessés, mais aussi tracer une ligne claire après un démarrage raté en Premier League.
Parmi ceux qui l’interrogent, le correspondant des Spurs Alasdair Gold, témoin privilégié de ce Tottenham en mutation accélérée. Entre la promesse d’un nouveau cycle et le risque de chaos, De Zerbi sait qu’il joue déjà plus qu’un simple match à Nottingham : il joue la crédibilité immédiate d’un projet à 469 millions de livres potentiels.




