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Tirage de la Women’s Champions League : Barcelone–Arsenal en Révanche

À Nyon, le tirage rallume déjà la flamme de la Women’s Champions League. Et offre d’emblée une affiche qui sent la revanche.

Barcelone–Arsenal, l’écho brûlant de la finale 2025

Tenant du titre, le FC Barcelona défendra sa couronne avec un rendez-vous chargé de symboles : la réception d’Arsenal, tombeur des Catalanes en finale 2025. Même scène, mêmes protagonistes, mais contexte radicalement différent.

Le club blaugrana entre dans une saison de transition. Alexia Putellas, double Ballon d’Or, est partie, comme plusieurs figures majeures de la sélection espagnole. Une page s’est tournée. Le tirage, lui, a été plutôt clément : six adversaires, un calendrier dense mais abordable, qui débutera plus tard ce mois-ci.

Barcelona accueillera aussi Paris FC et Servette. À l’extérieur, les championnes d’Europe se déplaceront sur les pelouses du Bayern Munich, de la Roma et du HB Køge, au Danemark. Des voyages piégeux, mais aucun gouffre insurmontable pour une équipe qui doit prouver qu’elle sait gagner sans ses icônes historiques.

Arsenal, Lyon et un groupe taillé pour les géants

Arsenal, de son côté, n’a pas été épargné. Les Londoniennes recevront l’ogre européen OL Lyonnais, huit fois sacrée, Benfica et HB Køge. Elles iront défier Paris FC et l’Inter Milan. Un parcours qui ressemble à un test de crédibilité pour un club qui veut s’installer durablement au sommet, et non se contenter d’un coup d’éclat en finale.

Pour l’OL Lyonnais, finaliste malheureux en mai, le programme est dense, presque brutal par moments. Les Lyonnaises se rendront à Arsenal, à la Juventus et à Servette. À domicile, elles accueilleront Chelsea, Häcken – tenant de la Women’s Europa Cup – et l’Inter Milan. Une série de chocs qui pourrait façonner très tôt le visage du plateau final.

Manchester City, Real Madrid et la bataille des capitales

Le tirage a aussi dessiné un tableau spectaculaire pour Manchester City. Championne d’Angleterre, la formation mancunienne recevra Paris Saint-Germain, Real Madrid et Austria Vienna. Trois affiches de prestige à domicile, trois ambiances différentes à apprivoiser.

Sur la route, City ira se mesurer au Bayern, à Häcken et à l’Inter. Un marathon européen qui ne pardonnera pas la moindre baisse de régime.

Real Madrid, de son côté, se retrouve au cœur d’un réseau de grandes affiches. Le club madrilène accueillera les deux clubs parisiens, PSG et Paris FC, ainsi que l’Inter. Ses déplacements le mèneront au Bayern, à la Roma et à Manchester City. Un calendrier qui oblige à être compétitif partout, tout le temps, sous peine de sortir très vite du haut du tableau.

Un nouveau format, une course à plusieurs vitesses

La phase de ligue s’étendra sur six journées, du 22 septembre au 16 décembre. Dix-huit clubs, un classement unique, et une hiérarchie qui se dessinera au fil de l’automne.

Les quatre premières équipes en décembre fileront directement en quarts de finale, prévus à partir de mars. De la cinquième à la douzième place, il faudra passer par des barrages à élimination directe en février. La moindre contre-performance peut faire basculer un candidat au titre dans un tour supplémentaire, avec toute la fatigue et les risques que cela implique.

La finale, elle, attendra la fin du mois de mai, dans le Stade national de Pologne, à Varsovie. Un décor international pour une compétition qui ne cesse de grandir.

Une manne financière en hausse, un enjeu assumé

L’UEFA accompagne cette montée en puissance avec un fonds de primes de 18,2 millions d’euros pour cette Women’s Champions League. Les 18 clubs engagés sont assurés de toucher au minimum 505 000 euros. Un socle financier significatif, qui pèse de plus en plus dans la structuration des effectifs et des projets sportifs.

La Women’s Europa Cup, deuxième niveau continental remporté l’an dernier par Häcken, met elle aussi de l’argent sur la table : 5,6 millions d’euros au total. De quoi encourager les clubs à bâtir des effectifs capables de jongler entre championnat, coupes nationales et scène européenne.

Les affiches sont posées, les trajectoires esquissées. Reste une question, simple et tranchante : dans ce nouveau paysage, en pleine transition, qui osera vraiment déloger Barcelone de son trône ?