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Tirage brûlant de la Women’s Champions League pour Arsenal, Chelsea et City

Le décor européen est planté. À Nyon, le tirage au sort de la phase de ligue de la Women’s Champions League a offert aux clubs anglais un menu relevé, chargé d’histoires croisées, de retrouvailles et de vieux comptes à régler.

Arsenal au cœur du feu : Lyon à la maison, Barcelona en voyage

Arsenal ne pouvait pas espérer plateau plus prestigieux. Les Gunners accueilleront Lyon, Benfica et les Danoises de HB Koge, déjà balayées aller-retour lors de la saison 2021-22. Un souvenir rassurant, mais trompeur : le niveau a grimpé partout, et l’Europe ne pardonne plus la moindre complaisance.

Le vrai choc, lui, se jouera loin de Londres. Arsenal devra se rendre sur la pelouse de Barcelona, de Paris FC et d’Inter Milan. Un trio de déplacements qui sent la haute altitude. Barcelona, tenante du titre, reste la référence absolue du continent. Paris FC s’est imposé comme l’une des équipes les plus agressives et ambitieuses de la scène européenne. Inter Milan, enfin, incarne ce football italien méthodique, rarement spectaculaire mais souvent impitoyable.

Pour Arsenal, cette phase de ligue ressemble à un test de maturité. Un parcours où chaque erreur se paiera cash, mais où chaque exploit peut faire basculer la saison.

Chelsea, Sonia Bompastor et les retrouvailles avec Lyon

Chelsea, finaliste malheureux en 2020-21, retrouve l’Europe avec un tirage à la fois séduisant et piégeux. À Londres, les Blues recevront Paris Saint-Germain, Roma et Austria Wien, qui découvre la phase de ligue. Trois affiches, trois atmosphères différentes.

Le PSG apportera le poids d’un favori régulier de la compétition, Roma celui d’un club en pleine ascension, et Austria Wien, celui de l’invité sans complexe, capable de surprendre si on le prend de haut.

Mais l’histoire la plus forte se jouera en France. Sonia Bompastor, aujourd’hui sur le banc de Chelsea, retrouvera son ancien club, Lyon, sur ses terres. Un voyage chargé d’émotion, mais surtout d’enjeu sportif face au recordman des titres en Champions League. Le programme extérieur de Chelsea sera complété par un déplacement en Suède, sur le terrain de Hacken, et un autre en Belgique, chez OH Leuven. Deux voyages moins médiatiques que Lyon, mais loin d’être anodins dans la course à la qualification.

Chelsea sait ce que représente une campagne européenne ratée. Cette fois, chaque rendez-vous ressemble à une étape obligatoire vers un statut assumé de prétendante au titre.

Manchester City, de retour en Europe et servi par le tirage

Championne de Women’s Super League mais absente des joutes européennes la saison passée, Manchester City revient dans la compétition avec un statut particulier. Placée dans le pot trois, l’équipe d’Andrée Jeglertz aurait pu hériter d’un groupe infernal. Elle s’en sort avec un calendrier relevé, mais pas insurmontable.

À domicile, City accueillera le PSG, Real Madrid et Austria Wien. Trois noms, trois styles. Le PSG, puissance établie. Real Madrid, symbole d’un projet en pleine accélération. Austria Wien, encore une fois, dans la peau de l’outsider total, mais dangereux s’il est sous-estimé.

Loin de Manchester, le défi change de dimension. City devra se déplacer sur les terrains de Bayern Munich, Hacken et Inter Milan. Bayern, demi-finaliste la saison dernière, représente le sommet du groupe. Un adversaire qui connaît les rendez-vous de printemps et qui vise encore plus haut. Hacken, solide et discipliné, et Inter Milan, rugueux et organisé, complètent un tableau où City devra montrer qu’elle a appris de son absence européenne.

Le tirage aurait pu être plus cruel. Il reste exigeant. À City de prouver qu’elle n’est pas seulement de retour, mais qu’elle compte peser tout de suite.

Barcelona, Bayern, PSG : les autres chocs d’un calendrier dense

Au-delà des clubs anglais, le tirage a aussi relancé quelques grandes affiches. Barcelona et Bayern se retrouveront à Munich pour un remake de la demi-finale 2025-26. Une opposition de styles, de philosophies, de cultures, qui s’est imposée comme l’un des classiques récents du football féminin européen.

Bayern devra également se rendre sur le terrain du PSG, autre affiche majeure de cette phase de ligue. Deux clubs obsédés par l’idée de franchir le dernier palier et de s’installer durablement au sommet.

Les 18 clubs engagés ont été répartis en trois pots de six, chacun devant affronter deux adversaires – un à domicile, un à l’extérieur – issus de chaque pot. Arsenal et Chelsea figuraient dans le pot un, Manchester City dans le pot trois. Le squelette de la compétition est désormais en place, ne manque plus que le rythme.

Un calendrier serré, une saison à haute tension

L’UEFA confirmera le calendrier détaillé des rencontres le samedi 5 septembre. On connaît déjà les grandes dates : la première journée de la phase de ligue se jouera les 22 et 23 septembre, la dernière le 16 décembre. Entre-temps, un marathon condensé :

  • Journée 1 : 22/23 septembre
  • Journée 2 : 30 septembre / 1er octobre
  • Journée 3 : 28/29 octobre
  • Journée 4 : 10/11 novembre
  • Journée 5 : 18/19 novembre
  • Journée 6 : 16 décembre

La suite se jouera en 2027 : barrages de la phase à élimination directe en février, quarts de finale en mars, demi-finales début mai. La finale, elle, est programmée à Varsovie lors de la dernière semaine de mai.

Arsenal face aux reines de Lyon et au rouleau compresseur Barcelona. Chelsea au cœur d’un groupe dense avec PSG, Roma et un voyage émotionnel à Lyon. Manchester City renvoyée d’entrée dans le grand bain contre Bayern, PSG et Real Madrid.

Le tableau est dressé. Reste une seule question : qui saura transformer ce tirage brûlant en véritable route vers Varsovie ?