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Tilak Varma, l’option clé pour le middle order de l’équipe d’Inde

New Delhi – À un an de la Coupe du monde ODI, les coulisses de l’équipe d’Inde bouillonnent déjà. Le staff technique et les sélectionneurs ont lancé un chantier prioritaire : sécuriser le cœur du batting, ce fameux middle order qui a souvent vacillé dans les grands rendez-vous.

Au centre de cette réflexion, un nom revient avec insistance : Tilak Varma.

Tilak Varma, l’option qui bouscule la hiérarchie

Tilak Varma n’est pas encore un pilier du vestiaire, mais son profil intrigue. Gaucher, capable de casser l’uniformité d’un top six saturé de droitiers, il est désormais envisagé comme doublure directe de Shreyas Iyer dans l’alignement offensif.

Ce n’est pas qu’une idée lancée en l’air. Tilak a reçu une consigne claire : développer son bowling. Ses off-breaks sont jugés suffisamment prometteurs pour offrir ces quatre overs précieux qui manquent cruellement à l’Inde dans les premiers postes. Le message est passé : pour entrer durablement dans le plan Coupe du monde, il faudra être plus qu’un simple batteur élégant.

Le staff a d’ailleurs tiré la sonnette d’alarme sur un point précis : le manque d’options de bowling dans le haut de l’ordre. Cette carence a pesé lourd sur les épaules du lower order et des spécialistes du ballon, contraints de compenser match après match.

Un planning déjà calé… mais décalé

La véritable préparation pour la Coupe du monde ODI ne démarrera vraiment qu’en octobre, lors de la tournée en Nouvelle-Zélande. D’ici là, le contexte est brouillé. Une grande partie des titulaires habituels manquera la série ODI contre les West Indies à domicile à partir du 27 septembre.

Au même moment, une équipe T20 au complet doit partir au Japon pour les Asian Games. Deux fronts, des effectifs éclatés, et un staff qui doit pourtant dégager des certitudes à moyen terme.

En interne, le constat est tranchant. Selon une source de la BCCI, Gautam Gambhir et Shubman Gill estiment qu’aucune vraie doublure n’est prête pour le middle order. Avec Hardik Pandya et Nitish Kumar Reddy régulièrement rattrapés par les blessures, ils veulent un joueur du top order capable d’assurer au moins quatre overs en ODI. D’où l’insistance autour de Tilak.

Un équilibre fragile, des vétérans sous surveillance

Depuis un an, l’Inde a souvent dû bricoler. Washington Sundar ou Axar Patel ont été propulsés en n°5 ou n°6 pour équilibrer le XI, quitte à forcer le profil. Dernier exemple en date : lors de la série en Angleterre, Ishan Kishan a été envoyé avant le vice-capitaine Shreyas Iyer dans l’ordre de passage. Un signal fort sur les hésitations structurelles du staff.

La Coupe du monde se jouera en Afrique du Sud, dans des conditions où le rythme et le rebond testeront chaque faille technique. Or Shreyas Iyer s’est blessé en Australie, et son jeu face à la vitesse et au bounce n’a pas été réellement éprouvé récemment.

Le tableau d’ensemble n’est pas rassurant. L’équipe compte déjà deux cadres vieillissants en haut de l’ordre : Rohit Sharma et Virat Kohli. Les deux traînent des pépins physiques. KL Rahul aura dépassé les 35 ans au moment du tournoi. Ravindra Jadeja, lui, n’est même plus une certitude dans le XI.

Conséquence directe : la qualité de fielding a baissé, plombée par les soucis de forme et de mobilité. Le message interne est clair : il faut des doublures plus jeunes, prêtes à entrer sans délai.

Les sélectionneurs refusent les bricolages de dernière minute

Un autre point de friction apparaît entre sélectionneurs et staff : la question des postes. Les décideurs ne veulent plus voir des batteurs déplacés hors de leur zone naturelle juste pour colmater une brèche.

L’exemple de Ruturaj Gaikwad reste dans toutes les têtes. Aligné en n°4, il avait frappé un century contre l’Afrique du Sud à Raipur. Malgré cette performance, il n’a plus été retenu en ODI depuis. Les sélectionneurs rappellent qu’il avait été appelé comme doublure d’ouvreur en raison de la blessure de Shubman Gill. Pour eux, c’est précisément à ce poste de n°4 qu’un joueur comme Tilak Varma aurait dû être testé.

Dans la même logique, Devdutt Padikkal ne sera pas précipité dans le setup ODI. Il s’est imposé en white-ball en tant qu’ouvreur ; le staff ne veut pas tordre son profil pour combler un vide momentané.

La série contre les West Indies fera figure d’exception. Sans Shreyas Iyer, Tilak Varma, Ishan Kishan ni Axar Patel, la composition sera forcément atypique. Les sélectionneurs, pour cette fenêtre précise, se concentrent surtout sur la recherche d’un autre wicketkeeper.

Afghanistan en ligne de mire, et un œil sur la Coupe du monde

Le comité de sélection doit se réunir d’ici le 3 septembre pour choisir le groupe pour la série T20I contre l’Afghanistan à Delhi, du 13 au 15 septembre. Les premières tendances sont claires : la base de l’équipe sélectionnée pour les Asian Games devrait être reconduite.

Les rapports médicaux officiels concernant Hardik Pandya, Nitish Kumar Reddy et Jasprit Bumrah sont encore attendus. Un feu vert ou un nouveau contretemps, et toute la planification pourrait être ajustée. Varun Chakravarthy, lui, a retrouvé l’intégralité de ses moyens, ce qui offre une option supplémentaire dans le secteur du spin.

En filigrane, une question domine toutes les autres : l’Inde parviendra-t-elle à trouver, à temps, ce mix de jeunesse, de polyvalence et d’expérience qui fait la différence dans une Coupe du monde jouée loin de ses bases ?