Sanctions sévères pour les Los Angeles Clippers : violations des règles
La sentence est tombée, lourde, assumée : « La sévérité des sanctions reflète la gravité des violations. » La ligue ne s’est pas contentée d’un rappel à l’ordre. Elle a frappé fort.
Au terme d’une enquête fouillée, la NBA a mis à nu les pratiques des Los Angeles Clippers dans leur gestion de la relation avec Kawhi Leonard, sur fond de contrats de sponsoring et de contournement des règles salariales. Dans un communiqué, la ligue parle d’« un schéma de mauvaise conduite et de multiples violations significatives des règles par l’organisation des Clippers », rappelant au passage que la franchise était déjà récidiviste en matière de contournement du salary cap.
Le cabinet d’avocats Wachtell, Lipton, Rosen & Katz, mandaté pour mener l’investigation, a détaillé le mécanisme. Les Clippers ont initié et facilité des accords de revenus extra-sportifs entre Leonard et quatre sociétés déjà partenaires de la franchise : Aspiration Partners, Boingo Wireless, Daktronics et Lockton Insurance. Des contrats hors parquet, adossés à des liens commerciaux avec le club, qui ont rapidement attiré l’attention des enquêteurs.
Derrière ces accords, le rapport décrit un système bien plus large. Le club aurait incité ces entreprises à signer avec Leonard en leur promettant en retour du business avec la franchise. Certaines dépenses personnelles du joueur et de ses représentants auraient été réglées directement par les Clippers. Autre point clé : l’organisation n’a pas déclaré de sollicitations jugées irrégulières pour des opportunités de revenus extra-sportifs, émises au nom de Leonard par son manager de l’époque, Dennis Robertson.
La pression ne venait pas que du club. Selon la NBA, Leonard, via les agissements de Robertson, a lui aussi enfreint les règles du salary cap. Comment ? En obtenant des opportunités de revenus off-court jugées inappropriées, en mettant la pression sur les Clippers pour qu’ils l’aident à sécuriser ces accords, et en ne remboursant pas la franchise pour certaines dépenses personnelles prises en charge par l’organisation.
La réponse de la ligue ne s’est pas limitée à la franchise. Dennis Robertson a été purement et simplement écarté du paysage NBA : interdiction pendant cinq ans d’interagir avec des équipes ou des entités affiliées, au nom de n’importe quel joueur, employé ou membre du personnel. Une mise au ban qui envoie un message clair à tous les intermédiaires du marché.
La NBA et le syndicat des joueurs, la National Basketball Players Association, ont validé ensemble le caractère définitif et contraignant de ces sanctions pour toutes les parties impliquées. Dossier clos, officiellement. Mais seulement sur le papier.
La ligue a reconnu que les enquêteurs continuaient à recevoir de nouvelles informations sur cette affaire. Elle a prévenu qu’elle « envisagera d’autres actions si nécessaire ». Autrement dit : le chapitre disciplinaire est écrit, mais le livre, lui, n’est pas encore refermé.




