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Rodri explique son choix : pourquoi il a dit non au Real Madrid

L’histoire aurait pu basculer de l’autre côté. Pendant une bonne partie du mercato estival, tout semblait conduire Rodri vers le Real Madrid. Le club de la capitale se voyait déjà tenir sa nouvelle pièce maîtresse au milieu, archi-favori dans ce dossier brûlant. À l’arrivée, c’est le Barça qui a raflé la mise. Et l’Espagnol vient enfin de dérouler le fil de ce choix qui a fait grincer des dents à Chamartín.

Dans un entretien accordé à MD, le milieu a raconté les coulisses d’un été où ses vacances ont rapidement viré au casse-tête.

« La première chose que je dois dire, c’est que j’aurais aimé avoir deux ou trois semaines de vacances tranquilles et ça n’a pas été le cas du tout. Beaucoup de choses devaient être analysées, et une décision aussi importante devait être prise avec deux des meilleurs clubs du monde », explique-t-il.

Le décor est planté : deux géants, une carrière à orienter, et une pression maximale.

Un choix assumé, sur le terrain avant tout

Rodri ne se cache pas : son choix a été dicté par le terrain, par la perspective sportive, pas par l’émotion ni par les polémiques qui ont entouré son nom ces derniers mois.

« Au final, j’ai pris une décision sur le plan sportif, ce qui m’a donné un peu plus d’envie et m’a permis de comprendre où je pouvais gagner et grandir davantage comme joueur. Ce n’était pas une décision facile du tout, dire non au Madrid n’est pas facile, et surtout qu’ils se sont comportés de manière exemplaire avec moi. Au final, Deco et Hansi m’ont convaincu. »

Tout est là. Le Real Madrid a fait le maximum, a soigné le discours, a respecté le joueur. Mais le projet porté par Deco et Hansi Flick au Barça a fini par emporter la décision. Une promesse de rôle central, de progression, de titres à aller chercher dans un environnement taillé pour lui : Rodri a suivi cette voie.

Mourinho, le respect malgré le refus

Au cœur de ce feuilleton, un homme a joué un rôle majeur côté madrilène : José Mourinho. Le technicien du Real n’a jamais caché son intérêt et a tenté de le faire venir au centre de son projet.

Rodri raconte leurs échanges, avec une forme de pudeur mais aussi un vrai respect pour l’entraîneur portugais :

« Je ne pense pas que ce soit son genre de révéler une conversation privée, mais il a évidemment exprimé son désir de me voir le rejoindre, et il m’a dit ce que je pouvais apporter à l’équipe. Le traitement a été très bon. Quand j’ai pris ma décision, je l’ai aussi appelé pour le remercier de son intérêt et de son traitement. Je pense que c’est un grand entraîneur, il l’a déjà montré partout où il est passé dans ses grandes périodes et le Real Madrid va être un adversaire difficile pour cette ligue. »

Le ton est clair : pas de porte claquée, pas d’amertume, encore moins de tension personnelle. Rodri sait ce qu’il a refusé. Il sait aussi ce qu’il retrouvera en face de lui cette saison : un Real Madrid armé, mené par un Mourinho revanchard, bien décidé à rappeler sur le terrain pourquoi tant de joueurs rêvent encore de porter ce maillot.

Le Ballon d’Or 2024, hors du débat

Un élément aurait pu envenimer le récit : la décision du Real Madrid de boycotter la cérémonie célébrant son Ballon d’Or 2024. De quoi alimenter toutes les théories sur une fracture profonde entre le joueur et le club madrilène.

Rodri coupe court. Il a tenu à préciser que ce boycott n’a joué aucun rôle dans son choix estival. Son refus du Real, insiste-t-il, s’est joué ailleurs, bien avant et sur d’autres critères : la vision de jeu, la place dans le projet, la manière dont il se voyait grandir dans les années à venir.

Au bout du compte, il a opté pour Barcelone, convaincu par le discours de Deco et Hansi Flick, par la promesse d’un Barça reconstruit autour de lui. Le Real Madrid, lui, a perdu une bataille qu’il pensait maîtriser.

La prochaine manche ne se jouera plus dans un bureau ou au téléphone. Elle se jouera sur la pelouse, quand Rodri croisera ce Madrid qu’il a refusé, et qu’il considère pourtant comme l’un des adversaires les plus redoutables de la Liga.