Les pivots à surveiller pour la saison fantasy 2026-27
Nikola Jokić et Victor Wembanyama dominent les classements fantasy au poste de pivot pour 2026-27. Mais sauf à disposer du premier ou du deuxième choix, ils resteront hors de portée. C’est donc plus bas dans la draft que tout se joue, là où les paris sur les minutes, les échanges de l’intersaison et les changements de rôle peuvent retourner une ligue.
Voici six intérieurs en pleine ascension ou à fort potentiel caché, taillés pour le format High Score de Yahoo, où seule la meilleure ligne statistique de la semaine compte. Un détail qui change tout.
Les pivots qui montent
Kel’el Ware, Milwaukee Bucks
Le profil qui fait saliver les managers fantasy.
Kel’el Ware a déjà montré à Miami qu’il n’était pas qu’un simple grand athlétique. Son tir extérieur a explosé : de 31,5 % derrière l’arc en tant que rookie à 39,5 % la saison dernière. En seulement 22 minutes de moyenne avec le Heat, il tournait déjà à 11,1 points, 9 rebonds, 0,8 interception, 1,1 contre et 1,2 tir à trois points.
Dès qu’on lui a donné du volume, le plafond s’est envolé. Sur les 10 matchs où il a joué au moins 30 minutes, Ware a produit 18,1 points, 14 rebonds, 1,1 interception, 3,3 contres et 1,8 tir primé. Ce n’est plus un échantillon anecdotique, c’est une feuille de route.
Le transfert qui a amené Giannis Antetokounmpo à Miami l’a envoyé à Milwaukee, où il débarque comme pièce d’avenir dans la raquette. Myles Turner devrait commencer devant lui dans la rotation, mais les Bucks sont en phase de transition. La piste est dégagée pour que ses minutes grimpent au fil des mois. On peut viser environ 25 minutes en début de saison, avec un vrai potentiel de montée en puissance.
Dans le format High Score, ses matchs à 30 minutes sont l’argument clé. Une soirée à 14 rebonds et 3 contres tourne autour de 23 points fantasy… avant même de compter ses points marqués. Ses matchs « plafond » rivalisent avec n’importe quel pivot de ce tiers de draft. Et comme seule la meilleure performance de la semaine compte, son irrégularité devient presque un avantage : on ne garde que le sommet.
Mitchell Robinson, Boston Celtics
Toujours le même profil, mais dans un contexte plus alléchant.
Mitchell Robinson a été un rouage important de la conquête du titre par New York la saison passée, en doublure de Karl-Anthony Towns. Il a signé 60 apparitions, son plus haut total depuis 2021-22, pour 19,6 minutes de jeu en moyenne. Résultat : 5,7 points, 8,8 rebonds, 1,2 contre, à 72,3 % au tir. Une efficacité brutale dans un temps limité.
Boston est venu le chercher avec un contrat de trois ans. Neemias Queta a dépassé les attentes au poste de pivot la saison dernière et les Celtics ont ensuite ajouté Nikola Vučević, mais l’ensemble n’a jamais vraiment trouvé son équilibre. Cette brèche ouvre une vraie fenêtre pour Robinson.
Son historique de blessures rend improbable un rôle à 30 minutes. En revanche, un volume autour de 25 minutes par soir paraît crédible. Et suffisant pour peser.
Dans le format High Score, Robinson est presque conçu sur mesure. Le pourcentage aux lancers-francs n’existe pas, son principal défaut disparaît. Une soirée à 16 rebonds et 3 contres, totalement dans sa zone de confort, c’est environ 25 points fantasy sans qu’il ait besoin de scorer. C’est le genre de ligne qui s’invite dans votre score hebdomadaire sans prévenir.
Nic Claxton, Chicago Bulls
Le pivot complet qui change de décor, pas de profil.
Le départ de Nikola Vučević à la trade deadline la saison dernière a ouvert un nouveau cycle au poste 5 à Chicago. Vučević assurait le double-double quasi automatique. Les Bulls ont choisi de le remplacer en allant chercher Nic Claxton à Brooklyn.
Ses chiffres bruts ont baissé la saison passée dans un effectif jeune des Nets : 11,7 points, 6,9 rebonds, 3,7 passes, 1,1 contre. Mais une donnée intrigue : la montée en régime à la passe. Claxton n’est pas si loin de ses deux saisons consécutives à au moins 11,8 points, 9,2 rebonds et 2,1 contres.
À Chicago, le contexte change. Le projet reste tourné vers l’avenir, mais l’entourage est plus structuré, avec Caleb Wilson, Matas Buzelis et Josh Giddey à la mène. Giddey fait partie des meilleurs passeurs de la ligue. La connexion sur pick-and-roll et sur lob promet d’être rentable.
Dans le format High Score, Claxton est le plus complet de ce groupe, car il coche toutes les cases du pivot moderne : points, rebonds, contres… et passes. Une ligne à 10 points, 10 rebonds, 3 passes et 2 contres flirte avec les 32 points fantasy. Pour un pivot de ce rang de draft, c’est une base de star cachée.
Les pivots à dénicher tard
Hannes Steinbach, Charlotte Hornets
Un nom à surveiller, pas encore à verrouiller.
Moussa Diabaté a bousculé la hiérarchie la saison passée à Charlotte. Devenu titulaire en décembre grâce à son activité et son rebond, il a imposé sa présence dans la peinture. Son rôle s’est toutefois éloigné du scoring : 7,9 points de moyenne malgré un impressionnant 63,1 % au tir, mais seulement 11,2 % d’usage.
Les Hornets ont réagi en densifiant leur raquette. Naz Reid est arrivé de Minnesota, et avec le départ de Miles Bridges, Reid devrait alterner entre poste 4 et poste 5. Dans le même temps, la franchise a mis la main sur Hannes Steinbach à la draft, un intérieur avec un bagage offensif plus développé.
À Washington, la saison dernière, Steinbach tournait à 18,5 points, 11,8 rebonds et 1,2 contre. Le profil est clair : un rebondeur massif capable de produire en attaque. Son chemin vers un rôle conséquent ne sera pas immédiat, mais au fil de la saison, la porte peut s’entrouvrir.
Avec seulement 10 spots de roster en High Score, cacher un rookie a un vrai coût. Steinbach est d’abord un nom à garder sur l’écran radar. Mais si des minutes se libèrent, son profil de rebondeur lui permettrait d’être immédiatement utile dans ce format.
Day’Ron Sharpe, Brooklyn Nets
Un rôle à prendre, une fenêtre fantasy à exploiter.
Brooklyn continue de remodeler son effectif. Julius Randle est arrivé, Mikel Brown Jr. a été drafté, Moritz Wagner apporte de la profondeur dans la raquette. Au milieu de tout ça, Day’Ron Sharpe apparaît comme le candidat le plus crédible pour récupérer le poste de titulaire laissé vacant par Nic Claxton.
Les chiffres en disent long. Sur ses sept matchs en tant que starter la saison passée, il a joué 28 minutes de moyenne, contre 18 en sortie de banc. Dans ce rôle de titulaire, il a produit 11,1 points, 7,9 rebonds, 3,6 passes et 1 contre. Des statistiques complètes, dans un volume de jeu réaliste si Brooklyn lui confie les clés du poste 5.
Julius Randle peut dépanner en pivot sur certaines séquences, mais le plan de base donne plus de minutes à Sharpe au centre.
Dans le format High Score, cette ligne de titulaire vaut plus de 30 points fantasy. Pour un joueur sélectionné en fin de draft, c’est un rendement de top 30. Il n’a même pas besoin de reproduire ce niveau tous les soirs : une seule performance de ce calibre dans la semaine suffit à justifier son choix.
Khaman Maluach, Phoenix Suns
Le pari discret qui peut exploser en cours de saison.
Prospect très attendu en sortie de Duke, Khaman Maluach a été choisi en 10e position de la Draft 2025 par les Suns. Sa saison rookie a été discrète : 46 matchs, 8,9 minutes de moyenne. Rien de spectaculaire, mais un premier contact avec la ligue.
La hiérarchie est claire sur le papier : Mark Williams reste le titulaire, prolongé sur trois ans, Oso Ighodaro complète la rotation après avoir assuré l’intérim la saison passée. Mais le dossier Williams complique le tableau. Le pivot a traîné des blessures tout au long de sa carrière et a subi une opération pour réparer un labrum déchiré à l’épaule gauche. Il pourrait manquer une longue séquence.
Dans ce contexte, Maluach représente le plus gros potentiel à long terme parmi les deux remplaçants. Son objectif immédiat est simple : capter les minutes que Williams laissera vacantes.
Dans la plupart des ligues, il ne sera pas drafté. Avec des rosters limités à 10 joueurs en High Score, c’est logique. Sa place est sur votre watchlist, pas encore sur votre banc. Mais si la rotation de Phoenix se dégarnit comme prévu avec l’absence prolongée de Williams, c’est le nom à aller chercher en premier.
La bataille au poste de pivot ne se jouera pas seulement sur les deux monstres de tête. Elle se gagnera dans ces zones grises de draft, là où un pari bien placé peut valoir une saison.




