Olwethu Makhanya réhabilite la MLS après l'ère Hugo Broos
Le changement de sélectionneur en équipe nationale a sonné comme une libération pour Olwethu Makhanya. Longtemps considéré comme l’un des défenseurs sud-africains les plus prometteurs à l’étranger, le joueur des Rangers a pourtant vécu en marge sous Hugo Broos, jusqu’à regarder le Mondial de juin depuis le banc.
Avec l’arrivée de Pitso Mosimane à la tête de Bafana Bafana, Makhanya a enfin mis des mots sur ce sentiment persistant d’injustice.
« J’ai vu le changement d’entraîneur comme une opportunité de repartir de zéro en sélection, parce que j’ai toujours eu l’impression d’être ignoré par le précédent coach », confie-t-il, cité par SABC Sport.
Sous Broos, le débat ne portait pas seulement sur les choix sportifs. Le technicien belge avait ouvertement remis en cause le niveau de la Major League Soccer, championnat où Makhanya a façonné une partie importante de sa carrière. Une critique frontale du football nord-américain, que le défenseur n’a jamais digérée.
Pour lui, ces jugements sonnent creux.
« Je n’ai jamais compris ces critiques, parce que toutes ces personnes n’ont probablement jamais vraiment regardé la MLS. Ceux qui suivent vraiment ce championnat vous diront que c’est du football de très haut niveau », insiste-t-il.
Makhanya ne se contente pas de défendre son ancien terrain de jeu, il le replace dans la hiérarchie des ligues qu’il connaît. Sans détour.
À ses yeux, le Scottish Premiership domine. Juste derrière, la MLS. Puis vient le Betway Premiership, le championnat sud-africain.
« Honnêtement, si je devais les classer, je mettrais le Scottish Premiership en premier, la MLS en deuxième, et le Betway Premiership en troisième », tranche-t-il.
Entre les lignes, un message clair : son parcours à l’étranger, de l’Écosse aux États-Unis, n’a rien d’un détour exotique. C’est, selon lui, un cursus exigeant, sous-estimé par ceux qui décident en sélection.
La page Broos est tournée, mais pas oubliée. Avec Mosimane aux commandes, Makhanya voit enfin une ouverture. À lui, désormais, de prouver que ce défenseur longtemps « négligé » peut devenir une pièce maîtresse de la nouvelle ère de Bafana Bafana.




