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NBA 2025-26 : La montée des nouvelles stars et l'avenir incertain

Un classement qui raconte une NBA en plein basculement. Derrière les chiffres, les projections et les modèles d’ESPN, se dessine surtout une ligue où les statuts se renversent, où les anciens piliers glissent et où une nouvelle vague prend le pouvoir, parfois sans prévenir.

AJ Dybantsa, la promesse qui change tout à Washington

À Washington, le futur a un nom : AJ Dybantsa. Premier choix de draft, premier n°1 pour la franchise depuis John Wall en 2010, et déjà une singularité historique : meilleur marqueur de la NCAA avec BYU (25,5 points de moyenne), il devient le premier joueur depuis Glenn Robinson en 1994 à dominer la nation au scoring avant d’être choisi en n°1.

Ailier explosif, taillé pour provoquer le contact et vivre sur la ligne, Dybantsa débarque dans un vestiaire où cohabitent jeunes premiers tours de draft et vétérans d’élite comme Anthony Davis et Trae Young. Sa place dans la hiérarchie décidera de deux choses : sa candidature au titre de Rookie of the Year et les chances des Wizards de sortir enfin de cinq saisons coincés dans la loterie.

Projection fantasy : 20,1 points, 4,9 rebonds, 2,8 passes. Le ton est donné.

Ja Morant et Damian Lillard, même question : seront-ils là tous les soirs ?

Ja Morant a changé de décor, mais pas de question centrale : jouera-t-il assez ? À Portland, il rejoint un backcourt saturé avec Lillard, Jrue Holiday, Scoot Henderson et bientôt Shaedon Sharpe. Morant n’a disputé que 79 matchs sur les trois dernières saisons, mais son profil reste rare : depuis 2019-20, il fait partie des neuf joueurs à tourner à au moins 20 points et 7 passes de moyenne.

Projection fantasy : 21,0 points, 7,2 passes, 3,8 rebonds. S’il est sur le parquet, l’impact suivra.

De son côté, Damian Lillard revient d’une saison blanche, victime du tendon d’Achille. Il retrouve Portland, la franchise dont il est le meilleur marqueur historique. La dernière fois qu’il a joué, il tournait encore à 25 points de moyenne avec 38 % à 3 points. Problème : à 36 ans, dans une arrière-garde déjà chargée, sa place réelle dans la hiérarchie reste un mystère.

Projection fantasy : 21,7 points, 6,2 passes, 4,0 rebonds. Le cœur de Portland battra encore au rythme de Lillard, mais pour combien de temps ?

Dillon Brooks, d’“anti-héros” à moteur de culture

Longtemps caricaturé en “vilain” de la ligue, Dillon Brooks s’est mué en accélérateur de culture de vestiaire. Après avoir contribué au bond des Rockets de 22 à 41 victoires lors de sa première saison à Houston, il a signé une campagne à 20,2 points de moyenne avec les Suns, l’une des belles surprises de l’Ouest, décrochant au passage une prolongation de trois ans.

Son jeu mid-range explose : il figure dans le top 10 des marqueurs à mi-distance à 2 points, selon GeniusIQ. Projection fantasy : 18,6 points, 3,6 rebonds, 1,0 interception. Moins de bruit, plus de résultats.

Défenseurs d’élite : Cason Wallace, Isaiah Hartenstein, Ausar Thompson

Cason Wallace entre pour la première fois dans le top 100 en s’appuyant sur ce qui pèse le plus en mai et juin : la défense. All-Defense pour la première fois, leader de la ligue aux interceptions et aux déviations, il a tenu ses vis-à-vis à 41,6 % de réussite en tant que défenseur le plus proche, cinquième meilleur total de la NBA. En playoffs, Austin Reaves, Devin Booker, Stephon Castle et Jalen Green ont combiné 25 % à 3 points face à lui.

Projection fantasy : 8,4 points, 3,1 rebonds, 1,9 interception. Les chiffres offensifs sont modestes, l’impact ne l’est pas.

Isaiah Hartenstein, lui, a vu ses deux dernières saisons amputées par les blessures (94 matchs seulement), mais quand il joue, Oklahoma City tient son pivot d’ancrage. Double-double de moyenne, activité défensive, domination au rebond, et une association très complémentaire avec Chet Holmgren. Il a terminé cinquième en net points défensifs selon ESPN Analytics.

Projection fantasy : 9,5 points, 9,6 rebonds, 3,5 passes. Un pivot qui structure une défense autant qu’une attaque.

À Detroit, Ausar Thompson a choisi une autre voie : celle de la terreur défensive. Meilleur intercepteur de la ligue, deuxième aux déviations, il a frôlé les quatre “stocks” (interceptions + contres) par match en playoffs. Le contrat que les Pistons viennent de lui offrir pourrait vite ressembler à une aubaine si sa progression offensive suit.

Projection fantasy : 10,4 points, 6,0 rebonds, 2,0 interceptions. Si Victor Wembanyama n’existait pas, son nom circulerait déjà très fort pour un titre de Defensive Player of the Year.

Les intérieurs qui tiennent une franchise : Hartenstein, Walker Kessler, Ivica Zubac, Domantas Sabonis, Jarrett Allen

Walker Kessler n’a joué que cinq matchs la saison passée, mais les Lakers ont misé très gros : deux premiers tours non protégés (2031, 2033) et des swaps pour l’arracher au Jazz, avant de lui offrir quatre ans et 130 millions. Pourquoi ? Parce qu’avec 2,4 contres de moyenne en carrière (seul Victor Wembanyama fait mieux sur la période), il coche toutes les cases du pivot protecteur de cercle et partenaire de pick-and-roll idéal pour Luka Doncic.

Projection fantasy : 11,5 points, 12,4 rebonds, 2,6 contres. L.A. lui confie carrément l’ancrage défensif du projet.

Ivica Zubac sortait d’une saison référence : 12,6 rebonds de moyenne, All-Defense deuxième équipe, et une dissuasion féroce au cercle. Aux Pacers, où il a atterri après des blessures et un transfert depuis les Clippers, il a tenu ses adversaires à 49 % de réussite au cercle, quatrième meilleur pourcentage parmi les gros volumes de tirs défendus selon GeniusIQ.

Projection fantasy : 14,3 points, 10,9 rebonds, 1,1 contre. L’axe intérieur de l’Indiana repose sur lui.

À Sacramento, Domantas Sabonis reste un paradoxe. Offensivement, c’est un pivot-organisateur majeur, deuxième de la ligue en double-doubles sur les cinq dernières saisons. Mais sa saison 2025-26 a tourné au cauchemar : seulement 19 matchs, genou opéré, fin de sa série de domination au rebond (il n’a plus mené la ligue en rebonds par match). Son absence prolongée a rappelé une réalité : sans tir extérieur ni protection d’arceau d’élite, il est difficile de construire un vrai candidat au titre autour de lui.

Projection fantasy : 18,9 points, 13,6 rebonds, 6,8 passes. Le talent est là, la question est structurelle.

Jarrett Allen, lui, a trouvé un nouveau partenaire de pick-and-roll à Cleveland : James Harden. Entre février et la fin de saison, Allen a posé 13,7 écrans sur porteur de balle par match pour Harden, un volume top 5 parmi les duos les plus utilisés. Résultat immédiat : 18,4 points de moyenne sur cette période, à 70,5 % au tir. Sur la saison, il a fini à 64 % de réussite, cinquième meilleur pourcentage de la ligue.

Projection fantasy : 15,8 points, 10,0 rebonds, 1,0 contre. Simple, direct, terriblement efficace.

Les nouveaux moteurs offensifs : Keyonte George, Nickeil Alexander-Walker, Tyler Herro

Keyonte George a manqué le trophée de Most Improved Player à cause de la règle des 65 matchs, mais le bond est réel : il fait partie des 11 joueurs à avoir tourné à au moins 23 points et 6 passes la saison passée, et il a augmenté son scoring d’au moins 6,8 points. Deuxième joueur de l’histoire du Jazz à cumuler 3 000 points et 1 000 passes sur ses trois premières saisons, aux côtés de Deron Williams, il devient le visage du renouveau d’Utah, renforcé par Jaren Jackson Jr. et Darryn Peterson.

Projection fantasy : 22,3 points, 6,1 passes, 3,7 rebonds. Un meneur de jeu à la fois productif et structurant.

À Atlanta, Nickeil Alexander-Walker a carrément changé de dimension. Passé de rôle player à scoreur majeur, il a augmenté son scoring de 11,4 points d’une saison à l’autre, la plus grosse progression de la ligue. Résultat : 20,8 points de moyenne, une efficacité en hausse, un rôle de titulaire indiscutable et un trophée de Most Improved Player. Capable de créer son tir, de sanctionner en catch-and-shoot et de déranger en défense, il s’installe comme l’un des nouveaux visages offensifs de la Conférence Est.

Projection fantasy : 19,2 points, 3,5 passes, 1,2 interception. Le plafond, désormais, c’est le All-Star Game.

Tyler Herro, lui, doit se reconstruire. Transféré de Miami à Milwaukee, impliqué dans une altercation avec Bam Adebayo à Las Vegas, il retourne dans sa ville natale avec un nouveau statut : All-Star 2025, passé de sixième homme à créateur principal chez le Heat. Les Bucks, eux, ont perdu Giannis Antetokounmpo et doivent réinventer leur attaque. Herro aura feu vert total, et les chiffres devraient suivre.

Selon GeniusIQ, il se classait deuxième de la ligue en points par isolation directe parmi les joueurs avec au moins 100 isolations, juste derrière Shai Gilgeous-Alexander. Projection fantasy : 22,5 points, 5,1 rebonds, 4,7 passes. Le ballon sera dans ses mains, le jugement aussi.

Shooters et ailiers modernes : Trey Murphy III, Desmond Bane, Michael Porter Jr., Mikal Bridges

Trey Murphy III incarne à la perfection l’archétype 3-and-D… en version premium. À 26 ans, il tourne à 38 % de loin en carrière, avec un volume qui l’a placé sixième en paniers à 3 points par match la saison passée. Mais son jeu ne se limite plus au tir : il augmente ses passes décisives chaque année, et vient de rejoindre un club rarissime, celui des joueurs à au moins 200 tirs à 3 points et 100 dunks sur une saison. Seul Lauri Markkanen l’avait fait avant lui.

Projection fantasy : 19,5 points, 5,2 rebonds, 3,4 passes. Un profil qui fait saliver toutes les franchises à l’approche de la trade deadline.

Desmond Bane est arrivé à Orlando avec une mission claire : étirer le terrain. Il a tenu parole. 82 matchs joués, plus de 20 points de moyenne pour la troisième fois en quatre ans, et surtout cinq saisons consécutives à au moins deux tirs primés par match avec d’excellents pourcentages. Dans une équipe minée par les blessures au sein du cinq majeur, sa fiabilité est devenue un pilier des ambitions de playoffs du Magic.

Projection fantasy : 20,7 points, 4,8 rebonds, 4,8 passes. Un métronome au-delà de l’arc.

Michael Porter Jr. a, lui, profité d’un changement de décor pour exploser. À Brooklyn, où il est arrivé avec un premier tour non protégé 2032 dans les bagages, il a signé sa meilleure saison : 24,2 points, 36,3 % à 3 points, quatrième saison de suite au-dessus des 36 % longue distance, et 14 matchs à au moins 30 points, plus du double de tout autre exercice de sa carrière. En fin de contrat (40,8 millions) et éligible à une extension massive, il joue gros sur cette saison.

Projection fantasy : 23,5 points, 7,2 rebonds, 2,9 passes. Un scoreur pur, en pleine ascension.

Mikal Bridges, lui, ne se définit pas seulement par ses tirs. Il est l’homme de fer de la NBA actuelle : 638 matchs consécutifs, huitième plus longue série de l’histoire, deuxième plus longue pour débuter une carrière derrière Johnny Kerr. À New York, son scoring a reculé, mais il a pris feu au bon moment : 56 % au tir en playoffs, des paniers cruciaux dans la course des Knicks. S’il prolonge cette forme sur la saison régulière, sa cote montera encore.

Projection fantasy : 15,2 points, 3,7 passes, 1,2 interception. Une disponibilité totale, une fiabilité rare.

Les ailiers polyvalents : Paul George, Brandon Ingram, Aaron Gordon, Jaden McDaniels, Julius Randle

Paul George change encore d’adresse, pour la quatrième fois, mais pas de décor compétitif : il rejoint Boston dans le cadre du retentissant échange de Jaylen Brown. Sa série de playoffs avec Philadelphie face aux Celtics avait servi de rappel : 17,4 points de moyenne, 55 % à 3 points, 4,0 rebonds, 3,0 passes, 1,4 interception sur sept matchs. Il ne lui manque que deux tirs primés pour dépasser Kyle Korver et grimper au huitième rang all-time.

Projection fantasy : 19,8 points, 5,4 rebonds, 1,7 interception. À 36 ans, il vise encore une finale de conférence, la troisième de sa carrière.

Brandon Ingram, lui, reste une énigme. Depuis son titre de Most Improved Player en 2019-20, il est resté d’une constance remarquable en scoring (entre 20 et 25 points chaque saison), avec un gros usage et une efficacité moyenne. Mais il en est à sa troisième équipe en trois ans, preuve que son impact global ne suit pas toujours ses chiffres offensifs. Aux Clippers, il continuera de marquer, c’est certain. Ce qu’il fera au-delà reste, lui, beaucoup plus flou.

Signature marquante : 197 tirs réussis à mi-distance la saison passée, troisième total NBA derrière DeMar DeRozan et Kevin Durant. Projection fantasy : 22,6 points, 5,7 rebonds, 4,8 passes.

Aaron Gordon, à Denver, symbolise un autre type d’impact. Avec lui sur le terrain, les Nuggets ont joué sur un rythme de 62 victoires. Sans lui, ce rythme tombe à 48. En playoffs, diminué par un mollet, il a vu son équipe s’effondrer dès le premier tour. Sa chute au classement (31 ans, seulement 53 matchs de moyenne depuis le titre 2023) traduit une inquiétude croissante sur sa capacité à rester disponible. Mais quand il est là, son activité, sa polyvalence défensive et son tir à 3 points – 41 % sur les deux dernières saisons, après 32 % sur ses dix premières – en font un complément parfait de Nikola Jokic et Jamal Murray.

Projection fantasy : 15,5 points, 5,5 rebonds, 3,1 passes.

Jaden McDaniels, longtemps cantonné à l’étiquette de spécialiste défensif, a franchi un cap de l’autre côté du terrain. 14,8 points de moyenne, 2,7 passes, 41 % à 3 points, et un chef-d’œuvre en playoffs : 32 points dans le match 6 qui élimine Denver au premier tour. Minnesota a ensuite bougé en grand : Julius Randle et Naz Reid sont partis, Donte DiVincenzo est out pour la quasi-totalité de la saison, LaMelo Ball est arrivé. Résultat : encore plus de responsabilités offensives pour McDaniels, déjà l’un des défenseurs les plus sollicités de la ligue (1 163 possessions face à des All-Stars 2026, quatrième total NBA selon GeniusIQ).

Projection fantasy : 14,2 points, 4,4 rebonds, 1,1 interception.

Julius Randle, désormais à Brooklyn, reste fidèle à lui-même : volume, polyvalence, mais contraste saisissant entre saison régulière et playoffs. Cinq saisons sur six au-dessus des 20 points de moyenne, mais une chute brutale en séries : cinq points de moins par match, 39 % au tir, 24,4 % à 3 points. Transféré depuis Minnesota, il doit redonner du liant à une attaque des Nets qui a fini 30e de la ligue. Fait notable : dans les configurations sans meneur aux Wolves, il a distribué 5,0 passes de moyenne. Il lui reste deux ans de contrat, dont une player option en 2027-28.

Projection fantasy : 22,0 points, 8,1 rebonds, 5,0 passes. Un couteau suisse offensif, encore en quête de validation au printemps.

Meneurs et créateurs : Darius Garland, Payton Pritchard, Desmond Bane, VJ Edgecombe

Darius Garland a glissé au classement après une saison tronquée à 45 matchs et un transfert vers les Clippers. Mais le signal est positif : L.A. a signé un 13–6 sur les 19 matchs qu’il a disputés après son arrivée. Membre du club des 71 joueurs actifs avec au moins 1 000 tirs à 3 points réussis, il devient une pièce centrale du spacing dans le système très adaptable de Ty Lue. Selon GeniusIQ, il a terminé dixième en points par pick-and-roll direct parmi les 51 joueurs à avoir dirigé au moins 1 000 écrans sur porteur de balle.

Projection fantasy : 21,6 points, 7,4 passes, 1,3 interception.

À Boston, Payton Pritchard a vécu une saison en deux temps. D’abord propulsé titulaire, avec une hausse massive de ses touches de balle (de 51,8 à 68,9 par match, deuxième plus grosse progression parmi les joueurs à au moins 4 000 touches sur deux saisons consécutives), il est ensuite retourné sur le banc en février. Les chiffres restent, eux, très parlants : 17,0 points, 3,9 rebonds, 5,2 passes, 50 titularisations alors qu’il n’en comptait que 17 sur ses cinq premières saisons.

Projection fantasy : 16,0 points, 4,8 passes, 3,8 rebonds. Un meneur qui a prouvé qu’il pouvait porter une attaque sur de longues séquences.

VJ Edgecombe, troisième choix de draft 2025, a terminé… troisième du vote Rookie of the Year. Le classement ne raconte pourtant pas toute l’histoire. Titulaire dès le premier jour dans une équipe qui a atteint le deuxième tour des playoffs, il a aligné 16,0 points, 5,6 rebonds, 4,2 passes, 35 % à 3 points, tout en encaissant un volume colossal de minutes : 2 623, soit le plus haut total pour un rookie depuis Ben Simmons et Donovan Mitchell en 2017-18.

Projection fantasy : 15,2 points, 5,4 rebonds, 1,4 interception. Un baptême du feu à plein régime.

Les cas complexes : Zion Williamson, Sabonis, Lillard

Zion Williamson a enfin connu une saison à peu près complète : 62 matchs, deuxième meilleur total de sa carrière. Pourtant, l’impact n’a pas suivi. Usage en baisse, scoring en recul (21,0 points, plus bas de sa carrière). Il reste l’attaquant intérieur le plus productif de la ligue – 15,4 points dans la raquette par match, premier NBA parmi les joueurs à au moins 40 matchs – mais ses limites défensives et son absence de tir extérieur compliquent son intégration dans une attaque moderne. De phénomène à haut risque et haute récompense, il semble glisser vers un profil plus banal, sans All-Star Game depuis 2023.

La question est brutale, mais inévitable : Zion redeviendra-t-il un jour ce joueur impossible à contenir, ou la ligue vient-elle déjà de le dépasser ?

Pour Sabonis, la saison écourtée par la blessure au genou a mis en pause une domination statistique, sans répondre à l’interrogation de fond : peut-on gagner très haut avec un pivot sans tir à 3 points ni protection d’arceau élite ? Pour Lillard, l’Achille décidera presque tout : l’histoire retiendra-t-elle un retour triomphal à Portland, ou un crépuscule discret dans un backcourt surpeuplé ?

Entre ces trajectoires incertaines et l’irruption de profils comme George, Alexander-Walker, Dybantsa ou Thompson, le milieu du classement 2025-26 ressemble à autre chose qu’à un simple inventaire. C’est le miroir d’une NBA qui change de visage à toute vitesse, où les certitudes d’hier vacillent et où la prochaine star peut surgir du rang 78 comme du 55.

La seule vraie constante, au fond, tient en une question : qui, parmi eux, sera encore dans le haut de ce tableau dans trois ans ?