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Monza : Russell en pole position, Antonelli dernier de la grille

George Russell a frappé fort à Monza. Déjà dominateur lors de la dernière séance d’essais, le pilote Mercedes a confirmé en qualifications et s’élancera en pole position pour le Grand Prix d’Italie, au terme d’une séance où chaque millième a pesé lourd.

Derrière lui, le décor est planté pour une course explosive sur le Temple de la Vitesse.

Russell devant, Gasly surprise de première ligne

La première ligne a de quoi surprendre : aux côtés de Russell, on retrouvera Pierre Gasly. Le pilote Alpine a tiré le maximum de sa monoplace et s’est offert une place de choix sur la grille, un résultat précieux pour une équipe en quête de repères cette saison.

Juste derrière, Oscar Piastri confirme la montée en puissance de McLaren avec la troisième place, devant Charles Leclerc, premier représentant Ferrari, qui devra composer avec la pression du public italien et un trafic toujours délicat à gérer à Monza.

Lewis Hamilton complète le top 5 au volant de l’autre Ferrari, placé idéalement pour jouer les trouble-fêtes au départ.

Max Verstappen, lui, n’a pas transformé sa bonne forme des essais en première ligne. Le pilote Red Bull partira seulement depuis la sixième position. À Monza, avec l’aspiration et les longues lignes droites, ce n’est pas une condamnation, mais cela l’obligera à attaquer très tôt.

Antonelli, leader du championnat… dernier sur la grille

L’une des grandes histoires du week-end ne se trouve pourtant pas en tête d’affiche, mais tout au fond de la grille.

Kimi Antonelli, leader du championnat, s’élancera dernier après une pénalité moteur. Le pilote Mercedes avait de quoi viser beaucoup plus haut au pur chrono, mais son week-end italien se transforme en mission remontée. Sur un circuit où l’aspiration peut faire gagner plusieurs dixièmes, le spectacle est presque garanti.

Il partira depuis l’arrière, marqué d’un astérisque sur la feuille de départ, mais avec une voiture capable de remonter le peloton si les circonstances tournent en sa faveur.

Une grille dense, des écarts infimes

Derrière les hommes de tête, le milieu de grille s’annonce particulièrement agité.

Franco Colapinto place l’autre Alpine dans le bon wagon. Lando Norris, seulement neuvième avec la McLaren, devra composer avec une course en paquet, coincé entre des voitures capables de très bonnes vitesses de pointe. Arvid Lindblad place la Racing Bulls dans le top 10, une performance solide sur un tracé qui ne pardonne pas les erreurs de réglages.

On retrouve ensuite Gabriel Bortoletto pour Audi, Oliver Bearman chez Haas, puis Nico Hulkenberg sur l’autre Audi. Liam Lawson, au volant de la Red Bull, partira au cœur du peloton, dans une zone où le moindre accrochage peut ruiner une course dès la première chicane.

Carlos Sainz devra lui aussi cravacher : le pilote Williams n’est que quinzième sur la grille, juste devant Esteban Ocon (Haas) et Yuki Tsunoda (Racing Bulls).

Plus loin encore, Alex Albon (Williams), Valtteri Bottas et Sergio Perez pour Cadillac, puis le duo Aston Martin composé de Fernando Alonso et Lance Stroll ferment la marche, hormis Antonelli pénalisé. Une position inhabituelle pour Alonso, qui aime pourtant ce type de circuits à haute vitesse.

Monza, terre de dépassements

La grille complète du Grand Prix d’Italie se présente ainsi :

  • Pierre Gasly – Alpine
  • George Russell – Mercedes
  • Oscar Piastri – McLaren
  • Charles Leclerc – Ferrari
  • Lewis Hamilton – Ferrari
  • Max Verstappen – Red Bull
  • Kimi Antonelli – Mercedes*
  • Franco Colapinto – Alpine
  • Lando Norris – McLaren
  • Arvid Lindblad – Racing Bulls
  • Gabriel Bortoletto – Audi
  • Oliver Bearman – Haas
  • Nico Hulkenberg – Audi
  • Liam Lawson – Red Bull
  • Carlos Sainz – Williams
  • Esteban Ocon – Haas
  • Yuki Tsunoda – Racing Bulls
  • Alex Albon – Williams
  • Valtteri Bottas – Cadillac
  • Sergio Perez – Cadillac
  • Fernando Alonso – Aston Martin
  • Lance Stroll – Aston Martin

À Monza, une chose ne change jamais : chaque dixième compte. Les longues lignes droites, l’aspiration, les freinages violents vers la Rettifilo et la Roggia transforment la moindre erreur en opportunité pour le pilote derrière.

La bataille pour le podium s’annonce donc féroce. Russell devra gérer l’attaque de Gasly et de Piastri, contenir le duo Ferrari porté par le public, tout en surveillant Verstappen qui n’a pas l’habitude de rester longtemps coincé dans le trafic.

Et au fond de la grille, un autre combat s’écrit déjà : jusqu’où Kimi Antonelli pourra-t-il remonter dans son Grand Prix national, avec un championnat à défendre et un peloton prêt à tout pour ne rien lui céder ?