Milan et Bournemouth : tirage européen qui secoue les clubs britanniques
L’Europe s’ouvre comme rarement pour le football britannique. Le tirage au sort de la phase de ligue de l’Europa League et de la Conference League, effectué vendredi, a offert des affiches qui sentent fort l’histoire, le défi… et parfois le vertige.
Entre un voyage au San Siro pour Sunderland, la venue d’AC Milan sur la côte sud à Bournemouth, et Monaco en visite à Brighton comme à Hearts, la saison continentale s’annonce dense, étirée de septembre 2026 à janvier 2027 pour l’Europa League, d’octobre à décembre pour la Conference League.
Sunderland, 53 ans d’attente et un San Siro en cadeau
Cinquante-trois ans sans Europe. Puis le tirage, et un nom qui tombe : AC Milan.
Sunderland, de retour sur la scène continentale après plus d’un demi-siècle, aura droit à un pèlerinage de luxe au San Siro. Le club affrontera les septuples champions d’Europe dans une phase de ligue à huit matches qui le verra aussi croiser AZ Alkmaar, GNK Dinamo, Anderlecht, Jagiellonia, Lech Poznan, Levski Sofia et Torreense.
Le calendrier est lourd, le symbole immense. Recevoir AZ Alkmaar, Dinamo Zagreb et Levski Sofia, voyager à Anderlecht, Poznan et Torreense, et surtout poser le pied sur la pelouse de Milan : pour Sunderland, chaque soirée aura un parfum de rattrapage historique.
Bournemouth, première européenne… et déjà AC Milan à domicile
Première participation européenne, et déjà un géant sur la plage de la côte sud : AC Milan se déplacera à Bournemouth.
Le club anglais, novice sur la scène continentale, n’a pas été ménagé. Outre Milan, Bournemouth défiera Real Sociedad à l’extérieur, Viktoria Plzen, Sparta Prague, Sturm Graz, Celta Vigo, Hapoel Be’er Sheva et Lillestrom.
AC Milan au Vitality Stadium, Real Sociedad à Anoeta, Celta à l’extérieur : le tableau ressemble à un crash-test grandeur nature. Mais pour un club qui découvre l’Europe, ces affiches sont aussi une vitrine rêvée.
Celtic et Crystal Palace, des affiches de caractère
Celtic, habitué des joutes européennes, retrouve un plateau relevé. Les Écossais accueilleront Marseille, recevront aussi Ferencvaros, Celta Vigo et Besiktas, et se déplaceront sur les pelouses de Benfica, Union SG, Omonia et Torreense.
Un déplacement à Lisbonne pour affronter l’équipe de Marco Silva, un choc au Celtic Park face à Marseille, des matches piégeux à Bruxelles ou Nicosie : la phase de ligue ne laissera aucun répit.
Crystal Palace, couronné en Conference League la saison passée, monte d’un cran. Le club londonien accueillera Real Sociedad, Sparta Prague, Lech Poznan, Hoffenheim, et voyagera à Lyon, Salzburg, Jagiellonia et Besiktas.
Lyon au Groupama Stadium, Besiktas à Istanbul, Salzburg en Autriche : Palace sort de sa zone de confort. Le titre en Conference League lui a ouvert la porte d’un étage supérieur, le calendrier lui rappellera chaque semaine ce que cela signifie.
Un marathon européen déjà balisé
L’Europa League se jouera sur huit journées, avec un rythme soutenu mais étalé : les 16 et 17 septembre pour la première journée, puis le 15 octobre, le 22 octobre, le 5 novembre, le 26 novembre, le 10 décembre, avant un long souffle jusqu’aux 21 et 28 janvier 2027.
Derrière, la machine à élimination directe se mettra en route : barrages les 18 et 25 février, huitièmes les 11 et 18 mars, quarts les 8 et 15 avril, demi-finales les 29 avril et 6 mai. La finale se jouera le 26 mai 2027 au Stadion Frankfurt, en Allemagne. Une ligne d’horizon claire pour ceux qui rêvent de pousser l’aventure jusqu’au bout.
Brighton retrouve l’Europe, Monaco en invité de marque
En Conference League, Brighton revient déjà. Deuxième campagne européenne de son histoire, après avoir écarté Tromso en qualification pour atteindre la phase de groupes.
Le tirage a placé Monaco sur sa route, au sud de l’Angleterre. L’affiche sera le sommet de cette phase de ligue pour l’équipe de Fabian Hurzeler. Brighton devra aussi se coltiner un déplacement brûlant chez Panathinaikos, un voyage en Espagne à Getafe, et affrontera Universitatea Craiova, Kauno Zalgiris et Jablonec.
Monaco à domicile, Panathinaikos au milieu d’une ambiance grecque toujours électrique, Getafe dans un contexte souvent rugueux : Brighton n’a pas hérité du tableau le plus confortable, mais il a de quoi se mesurer à tous les registres de jeu.
Hearts, Monaco aussi… et le défi Trabzonspor
Hearts, pensionnaire de Scottish Premiership et propriété de Tony Bloom, le patron de Brighton, suivra un chemin parallèle, avec Monaco également au programme à Édimbourg.
Le club écossais accueillera Monaco, Borac et Nordsjaelland, et se déplacera à Pafos, Trabzonspor et Thun. Le duel face à Trabzonspor s’annonce particulièrement chargé : le club turc compte dans ses rangs Mohamed Salah et le gardien de Manchester United, Andre Onana, prêté.
Entre la venue de Monaco et le voyage à Trabzon, Hearts devra jongler entre prestige et hostilité. Les déplacements à Pafos et Thun, moins clinquants, n’en seront pas moins déterminants dans la course à la qualification.
Conference League : un sprint compact
La Conference League proposera une phase de ligue plus ramassée : six journées, les 15 et 22 octobre, 5 et 26 novembre, 10 et 17 décembre. Un bloc serré, presque sans répit, où la moindre contre-performance peut coûter cher.
Les clubs britanniques savent désormais à quoi s’en tenir. Des soirées au San Siro, des virées à Istanbul, Lisbonne, Athènes ou Trabzon, des géants comme AC Milan, Marseille, Monaco ou Benfica sur leur route.
Reste une question, simple et brutale : qui, parmi eux, transformera ce tirage en véritable campagne, et qui s’arrêtera au stade des promesses européennes ?




