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Mike Dean se défend sur l'arbitrage anglais

Mike Dean a allumé un incendie, puis a dû venir l’éteindre lui-même. L’ancien arbitre star de la Premier League, connu pour sa gestuelle théâtrale et son goût pour la lumière, a tenu à clarifier ses propos après avoir reconnu avoir joué à de petits « jeux » pendant les matches au plus haut niveau.

Sur un ton badin, dans le podcast « Jamie Vardy's Having A Party », Dean a raconté comment il se lançait des défis personnels : laisser le jeu se dérouler le plus longtemps possible sans siffler, ou rester au centre du rond central avant de devoir se déplacer. Des anecdotes qui ont fait sourire certains… et bondir beaucoup d’autres.

Plus de 550 matches dirigés en Premier League, une carrière de 25 ans au plus haut niveau, puis une saison encore comme officiel VAR avant de quitter définitivement la scène en 2023 : Mike Dean n’est pas n’importe qui dans le paysage de l’arbitrage anglais. Ses mots pèsent lourd. Et cette fois, ils ont déclenché une vraie tempête.

Mark Halsey, autre ancien arbitre de Premier League, a été parmi les plus virulents. Pour lui et pour d’autres, ces confidences touchent au cœur du sujet : l’intégrité des officiels en Angleterre. Peut-on accepter qu’un arbitre admette avoir « joué » avec un match, même sous forme de défi personnel, même si le résultat n’en a, selon lui, jamais souffert ?

Face au tollé, Dean a choisi d’écrire noir sur blanc sa mise au point. Sur Instagram, il a tenu à rappeler sa ligne de conduite.

« Tout au long de mes 25 années comme arbitre professionnel, j’ai toujours appliqué les Lois du Jeu du mieux possible », a-t-il assuré.

Son credo, explique-t-il, a toujours été de laisser le jeu vivre. Un seuil de contact élevé, beaucoup de duels tolérés, une volonté claire de ne pas hacher la rencontre. Les joueurs appréciaient, affirme-t-il.

Mais il insiste sur un point : dès qu’il voyait une faute nécessitant une intervention, il sifflait, et depuis la bonne position. Pas question, selon lui, de sacrifier une décision à ses petits défis personnels.

Dean reconnaît pourtant qu’il s’est amusé à voir combien de temps il pouvait tenir sans porter le sifflet à la bouche « quelques fois en Premier League », à l’époque d’avant le VAR. Il admet aussi avoir testé combien de temps il pouvait rester planté dans le rond central avant de devoir quitter cette zone.

Des jeux, dit-il. Des blagues. « C’était juste moi qui plaisantais », a-t-il résumé, comme pour désamorcer la polémique.

Reste que ces confidences tombent dans un climat où chaque décision arbitrale est disséquée, où la confiance envers les officiels est déjà fragile, où le VAR lui-même est sous le feu permanent. Dans ce contexte, la moindre phrase peut devenir une arme contre la profession.

Dean le sait. D’où cette phrase, lourde de sens : « À aucun moment je n’ai voulu remettre en cause, critiquer ou saper l’intégrité de l’arbitrage dans ce pays. J’ai toujours respecté la profession et la responsabilité qui va avec. »

Le débat, lui, ne se refermera pas aussi vite. Jusqu’où un arbitre peut-il personnaliser sa gestion d’un match sans que l’on y voie une forme de mise en scène ? Et combien d’autres, moins bavards que Mike Dean, se sont déjà lancés les mêmes défis silencieux au cœur de la Premier League ?

Mike Dean se défend sur l'arbitrage anglais