Miane Smit brille et l'Afrique du Sud écrase le Zimbabwe
À Bulawayo, sous le soleil du Queens Sports Club, une jeune frappeuse a pris le match à son compte. Pour son quatrième T20I seulement, Miane Smit a joué comme une vétérane, a claqué son premier cent et a propulsé l’Afrique du Sud vers une victoire écrasante de 80 runs, synonyme de avance 4-0 dans la série.
Une ouverture de feu
L’Afrique du Sud choisit de battre. Choix assumé, choix dominé. Dès les premières balles, le ton est donné par le duo Miane Smit – Anneke Bosch. Les deux ouvrent la voie avec un partenariat de 74 runs en seulement 51 balles. Bosch, en 24 livraisons, accepte le rôle de métronome, laisse la scène à sa partenaire… et Smit ne se fait pas prier.
La cible favorite de la journée s’appelle Christine Mutasa. Dans un huitième over brutal, Smit la maltraite : 17 runs arrachés, des frappes nettes, sans concession. Le message est clair : l’Afrique du Sud ne vient pas gérer, elle vient assommer.
Bosch tombe dans le neuvième over, mais rien ne se calme pour autant. Le plan reste le même : attaquer, encore.
Smit en mode démolition
Privée de Bosch, Smit trouve du soutien chez Annerie Dercksen puis Kayla Reyneke. Les deux ne cherchent pas la lumière, elles accélèrent le tempo. Des coups rapides, des courses agressives, un rythme qui étouffe le Zimbabwe.
Over après over, Smit construit une manche qui prend des allures de démonstration. Les limites tombent à un rythme implacable : 17 fours, un six, une autorité totale sur l’attaque locale.
Le moment fort arrive dans le 19e over. Face à Michelle Mavunga, Smit déclenche un nouveau coup en limite et franchit la barre des 100, en seulement 58 balles. Un premier cent en T20I, signé avec une froide lucidité. Elle est finalement éliminée sur la dernière balle de ce même over, mais le travail est fait, et bien fait.
Dans le dernier over, Nondumiso Shangase ajoute encore un boundary et pousse l’Afrique du Sud au‑delà des 200 runs. Le genre de total qui, à ce niveau, ressemble déjà à une montagne.
Le Zimbabwe court derrière sans jamais revenir
Pour le Zimbabwe, la mission est claire mais vertigineuse. Très vite, elle devient presque impossible. Les deux ouvreuses tombent à bas prix durant le powerplay. La poursuite perd d’entrée le souffle nécessaire pour inquiéter la moindre Sud‑Africaine.
Comme sur l’ensemble de la série, les locales montrent du cœur, mais restent toujours à distance. Kendis Ndhlovu, Beloved Biza et Josephine Nkomo stabilisent un peu la situation dans les overs intermédiaires. Elles tiennent la batte, construisent, mais ne parviennent pas à suivre le rythme exigé : même pas un run par balle. Dans une chasse à plus de 200, c’est rédhibitoire.
Le seul vrai sursaut vient encore de Michelle Mavunga. En 13 balles, elle claque deux boundaries et un six pour 25 runs. Un passage plus nerveux, un semblant de révolte, quelques applaudissements dans les tribunes. Mais le match, lui, est déjà plié.
Sur l’avant‑dernière balle de l’innings, Caitlin Wyngaard nettoie Mavunga. Une dernière frappe, un dernier wicket, et la rencontre s’achève comme elle avait commencé : sous le contrôle total de l’Afrique du Sud.
La série affiche désormais 4-0 pour les visiteuses. Avec une Miane Smit lancée de cette manière, une question s’impose presque d’elle‑même : qui va réussir à arrêter cette équipe‑là ?




