Max Verstappen laisse sa voiture à Iwasa pour la FP1 à Monza
Max Verstappen laissera bien son baquet pour la première séance d’essais libres à Monza. Mais qu’on se rassure à Milton Keynes : le triple champion du monde ne manquera ni la qualification, ni la course, ni même le reste du vendredi.
Iwasa au volant de la Red Bull en FP1
Pour ouvrir le week-end du Grand Prix d’Italie, c’est Ayumu Iwasa qui prendra le volant de la RB22 lors de la FP1. Le Japonais de 25 ans, pilote de réserve et de développement du programme Red Bull, profitera de cette séance du vendredi matin pour accumuler des kilomètres précieux au Temple de la Vitesse.
Ce choix ne répond à aucun problème de santé, de blessure ou de sanction visant Verstappen. Red Bull utilise simplement cette session pour respecter l’obligation imposée par la réglementation : offrir du roulage à des rookies sur plusieurs séances d’essais libres au cours de la saison. Monza sera l’un de ces rendez-vous.
La voiture de Verstappen sera donc confiée à Iwasa pour ces 60 premières minutes. Une parenthèse contrôlée, pensée en interne, loin de toute idée de crise ou de mise à l’écart.
Une rotation, pas un coup d’arrêt
Verstappen avait annoncé en amont qu’il laisserait sa monoplace à Iwasa pour la FP1, avant de reprendre le volant dès la FP2. Le Néerlandais disposera ainsi de suffisamment de temps pour préparer les qualifications et la course, avec deux séances complètes pour affiner ses réglages et retrouver le rythme sur l’un des tracés les plus rapides du calendrier.
Sur le plan sportif, cette rotation n’a donc rien d’un handicap majeur. Red Bull sacrifie une heure de roulage avec son leader, mais gagne en retour de précieuses données sur un jeune pilote de sa filière, tout en cochant une case réglementaire.
Mouvement d’effectif élargi chez Red Bull
Le changement ne concerne pas que la voiture de Verstappen. Dans la structure Red Bull, l’infirmerie pèse aussi sur l’organisation du week-end. Hadjar, toujours en convalescence après une blessure au poignet, reste indisponible. Liam Lawson sera de nouveau aligné aux côtés de Verstappen, tandis que Yuki Tsunoda glissera dans le baquet de Lawson chez Racing Bulls.
Le puzzle interne se réorganise, mais l’ossature reste claire : Verstappen demeure le point fixe de l’écurie mère pour la suite du week-end, avec autour de lui un jeu de chaises musicales dicté par les blessures et les obligations de roulage.
Verstappen arrive à Monza avec les crocs
Le décor est posé, le contexte aussi : Verstappen débarque à Monza avec un léger goût amer. Sa sortie de piste lors du Grand Prix des Pays-Bas l’a piqué au vif. Le Néerlandais a d’ailleurs appelé Red Bull à rester lucide sur son niveau de performance réel, malgré la victoire décrochée ici même la saison passée.
Monza ne lui offrira aucun répit. Ligne droite à n’en plus finir, freinages assassins, gestion du drag et de la stabilité au freinage : chaque tour compte, chaque séance aussi. Même privé de FP1, Verstappen aura tout le vendredi après-midi et le samedi matin pour se remettre dans le rythme, ajuster l’équilibre de la RB22 et préparer son assaut contre le chrono.
La question n’est donc pas de savoir s’il sera prêt. Elle est de mesurer jusqu’où ce Verstappen vexé et réaliste pourra pousser Red Bull sur un circuit qui ne pardonne rien.




