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Max Verstappen défie 100 pilotes en karting à Silverstone

Max Verstappen a tout gagné ou presque en Formule 1. Mais ce 16 septembre, à Silverstone, le pilote Red Bull se lance dans un exercice très différent : un défi géant en karting, baptisé « Max vs 100 », face à… cent adversaires. Un peloton entier à remonter, en seulement 30 tours.

L’événement, organisé sur le circuit britannique, est diffusé en direct dans le monde entier sur ESPN via Disney+, avec un show d’avant-course d’une heure avant le départ, programmé à 18h. Aux États-Unis, la course est également proposée sur l’application ESPN pour les abonnés Unlimited, puis en différé sur ESPN2 plus tard dans la journée.

Un quadruple champion face à une meute

Le principe est simple, brutal, presque enfantin : Verstappen part derrière 100 karts et doit tous les dépasser avant le drapeau à damier. Trente tours pour remonter tout le monde. Pas de stratégie à deux arrêts, pas d’ingénieur au bout de la radio. Juste un pilote, un kart, et une meute décidée à le garder derrière.

« Cent, c’est beaucoup, vous savez », a reconnu Verstappen auprès d’ESPN.

Le Néerlandais a tout de même apprécié la configuration du tracé spécialement dessinée pour l’occasion : « D’après ce qu’ils m’ont montré, je pense que ce sera bien. Mais ça va être agité, c’est sûr. »

Agité, et surtout piégeux. Car le plateau ne ressemble pas à une grille classique de sport auto.

Athlètes, streamers, créateurs : un casting inattendu

Face à Verstappen, on retrouve un mélange explosif de profils : athlètes, créateurs de contenu, streamers, personnalités venues des quatre coins du monde. Tous avec la même mission : empêcher le quadruple champion du monde de les doubler.

  • Parmi eux, les streamers Pieface, Caedrel et TheDonato,
  • l’ultra-marathonien Arda Saatçi,
  • le spécialiste du tir à trois points Chris « Lethal Shooter » Matthews,
  • ou encore Amber Gill, gagnante de Love Island en 2019.

Une grille bigarrée, loin des combinaisons uniformes du paddock de F1, mais avec un point commun : l’envie de tenir tête à l’un des meilleurs pilotes de la planète.

Matériel égal, pression maximale

Pour éviter tout débat sur l’équité, les organisateurs ont verrouillé le règlement : chaque kart est strictement identique. Le poids total – pilote plus équipement – doit atteindre 85 kg. Ceux qui sont en dessous voient du lest ajouté dans leur châssis. Personne ne bénéficie d’un avantage de gabarit, tout le monde roule sur le même matériel.

Dans ce cadre parfaitement nivelé, la différence doit venir du talent, du rythme, de la capacité à gérer le trafic. Exactement ce qui fait la force de Verstappen depuis ses années de karting. Et c’est bien là que le défi prend tout son sens : revenir aux origines, dans un environnement où la pureté du pilotage prime.

Le Néerlandais ne compte pourtant pas se perdre dans des plans compliqués : « Je pense que je dois d’abord comprendre et voir le niveau des pilotes », a-t-il expliqué. « Je n’aime pas trop trop réfléchir à la situation. Je dois juste me laisser porter et essayer d’en tirer le maximum. »

Le poids de la réputation

Derrière le ton détendu, la pression existe. Elle ne vient pas d’un rival pour le titre, mais de l’image. Verstappen le sait : perdre ce type de défi ferait le tour des réseaux sociaux en quelques minutes.

« J’espère qu’avec mon expérience, je serai plus rapide que la plupart. J’espère ! » a-t-il lâché, lucide.

Avant d’ajouter, dans un sourire qui cache à peine l’enjeu : « Ce serait assez embarrassant s’ils sont plus rapides que moi ! »

Tout est là. Le quadruple champion du monde de F1, référence absolue du moment, face à une centaine d’adversaires qui n’ont rien à perdre. Un circuit taillé pour les dépassements, du matériel identique, un compte à rebours de 30 tours.

À Silverstone, ce ne sera pas un Grand Prix. Ce sera une chasse à l’homme. Et Max Verstappen n’aura qu’une question à régler : jusqu’où peut-on remonter quand le monde entier regarde chaque dépassement ?