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Los Angeles Lakers : Vers une association Doncic-Gafford ?

L’intersaison des Los Angeles Lakers ressemble à un feuilleton sans fin. Changement de propriétaire pour la deuxième fois en quatorze mois, cible prioritaire qui file à Minnesota, marge de manœuvre limitée… et un effectif encore incomplet à l’approche de la saison 2026-27.

Le dernier coup de tonnerre est venu du côté des Minnesota Timberwolves, qui ont arraché pour deux ans un joueur dont les fans des Lakers ne veulent sans doute plus entendre parler. Résultat : Los Angeles se retrouve à nouveau à bricoler, avec des besoins criants et peu de solutions évidentes.

Kessler, pièce maîtresse… mais pari fragile

Les Lakers ont pourtant coché leur case numéro un : un pivot titulaire. Walker Kessler est enfin arrivé, via un sign-and-trade avec le Utah Jazz, au terme d’une véritable saga. Un pivot de 2,18 m pour 111 kilos, exactement le profil que Luka Doncic aime avoir à ses côtés, comme l’a rappelé le journaliste Khobi Price dans le California Post. L’idée est claire : bâtir un axe majeur Doncic–Kessler–Austin Reaves.

Mais derrière ce joli tableau, un détail fait tache : Kessler n’a disputé que cinq matchs la saison dernière. Cinq. Pour une équipe qui vise les sommets, la question est brutale : qui protège le cercle si le nouveau pivot se blesse ou manque de rythme ?

Le marché des intérieurs libres ne fait pas rêver. Les gros noms ont disparu des radars, signés depuis longtemps. Les Lakers n’ont pas besoin d’une star derrière Kessler, mais d’un joueur capable d’absorber de grosses minutes sans faire plonger le niveau. Un vrai pivot de devoir, fiable, solide, prêt à jouer un rôle majeur en cas de pépin.

Daniel Gafford, la piste qui refuse de mourir

C’est là qu’un nom revient avec insistance : Daniel Gafford. Depuis l’arrivée de Doncic à Los Angeles il y a dix-neuf mois, l’intérieur des Dallas Mavericks est régulièrement associé aux Lakers. Les liens sont évidents : relation avec Doncic, profil complémentaire, expérience récente au plus haut niveau.

Et Dallas a ouvert une porte. Selon l’insider Brett Siegel, les Mavericks ont activement cherché des partenaires de trade pendant qu’ils exploraient une possible arrivée de Klay Thompson, finalement parti au Miami Heat en tant qu’agent libre. Dans ces discussions, le nom de Gafford a circulé. Dallas a parlé de lui. A envisagé de le bouger. Rien n’a abouti, mais le signal est clair : le pivot n’est pas intouchable.

Pour les Lakers, c’est exactement le genre de faille à exploiter.

Un profil taillé pour Los Angeles

Gafford n’est pas une star, mais il sort d’une saison 2023-24 où il a pesé dans le cinq majeur de Dallas, jusqu’aux Finales NBA. Ses chiffres parlent : 11,2 points, 6,9 rebonds, 1,9 contre de moyenne. Un intérieur vertical, protecteur de cercle, qui a déjà montré qu’il pouvait briller aux côtés de Doncic dans un contexte de très haute pression.

Pour Los Angeles, l’équation est limpide :

  • besoin urgent d’un deuxième pivot crédible,
  • nécessité de maximiser le rendement de Doncic avec un intérieur qu’il connaît,
  • volonté de sécuriser le poste 5 en cas de nouvelle absence de Kessler.

Gafford coche toutes ces cases. Et à 27 ans, il entre dans ce qui devrait être le cœur de son prime.

Un casse-tête financier et un coffre-fort presque vide

Le problème, c’est la facture. Gafford doit toucher environ 17 millions de dollars la saison prochaine. Pour l’absorber, les Lakers devraient logiquement sacrifier un contrat comme celui de Jarred Vanderbilt, autour de 12 millions. Le reste se jouerait sur des pièces de complément.

Mais l’obstacle le plus lourd ne se trouve pas dans les salaires, il est dans les tiroirs à draft. Le trade pour Kessler a déjà vidé une bonne partie du capital de choix. Khobi Price le rappelait : sans Jonathan Kuminga, le cinquième titulaire devrait être trouvé en interne, car les Lakers manquent de munitions pour aller chercher un ailier ou un forward de calibre titulaire. Même problème ici : Dallas réclamerait un premier tour de draft pour Gafford. Los Angeles n’a tout simplement pas ce qu’il faut pour aligner l’offre idéale.

Les Mavericks peuvent donc se montrer gourmands. Pour l’instant.

Une opportunité qui pourrait se présenter d’elle-même

Reste une donnée que les front offices connaissent par cœur : la valeur d’un joueur n’est jamais figée. Si le marché de Gafford reste tiède, si aucune franchise ne se positionne avec un premier tour de draft, Dallas pourrait être tenté de revoir ses exigences à la baisse. Un pivot solide mais non essentiel, un salaire conséquent, un effectif à ajuster autour de Doncic… le contexte peut rapidement pousser les Mavs à la négociation.

Et là, les Lakers devront être prêts. Parce que ce type de fenêtre ne s’ouvre pas deux fois : un intérieur de 27 ans, déjà rodé aux automatismes avec votre franchise player, disponible à prix raisonnable, c’est exactement le genre de mouvement qui change la profondeur d’un effectif sans exploser la masse salariale.

Los Angeles a obtenu Kessler au bout d’une poursuite de plusieurs années. La question est désormais simple : oseront-ils tout pour reformer le duo Doncic–Gafford et sécuriser enfin un poste 5 qui, pour l’instant, repose sur un pari médical autant que sportif ?