Iraola demande un Liverpool déterminé face à Fulham
Iraola réclame un Liverpool tranchant dès le coup d’envoi avant Fulham
À force de courir après le score, Liverpool joue avec le feu. Iraola le sait, ses joueurs aussi. Invaincus depuis le début de saison, les Reds ont déjà montré du caractère, mais l’alerte est claire : ils démarrent trop lentement, trop souvent.
Sur ses quatre premiers matches sur le banc, Liverpool a concédé l’ouverture du score à trois reprises. Des remontées face à Newcastle et Nottingham Forest ont sauvé des points, un succès 2-0 contre Ipswich puis un renversement face à l’Atletico Madrid ont entretenu la dynamique. Mais l’entraîneur espagnol ne veut plus vivre dans cette zone de turbulence permanente.
« Je pense que l’équipe a des buts en elle », insiste Iraola.
Il n’exagère pas : ses joueurs ont marqué deux fois à chaque sortie, parfois en laissant filer d’autres occasions. L’efficacité offensive n’est pas le problème. C’est tout le reste. « Maintenant, il s’agit d’être plus efficaces. Ne pas encaisser les deux buts contre Newcastle, ne pas encaisser les buts contre Forest, et aussi le moment où arrivent les buts, parce que je pense que nous ne commençons pas très bien les matches. »
Le contraste avec Ipswich illustre son propos. À Portman Road, Alexander Isak a frappé deux fois dans les dix premières minutes. Match sous contrôle, gestion tranquille, victoire propre. La démonstration est simple : quand Liverpool frappe le premier, tout paraît plus facile.
Les chiffres lui donnent raison. Sur les deux premières journées de championnat, Liverpool n’a pas inscrit le moindre but avant la pause. La tendance ne s’est inversée que vendredi dernier, avec ce fameux doublé express d’Isak.
« Les autres matches, nous avons commencé en perdant et ensuite tu dois faire beaucoup d’efforts pour revenir », détaille Iraola.
Il ne cherche pas d’excuse, il fixe un cap. « J’aimerais évidemment marquer le premier but et ensuite tout semble plus simple, mais nous devons avoir le bon état d’esprit. »
Un exemple le hante un peu : l’Atletico. À Anfield, Alex Mac Allister a une occasion nette après une quinzaine de secondes. S’il marque, le récit change complètement. « Tout le monde dit “départ incroyable”, tu marques et ça change, mais je pense que le début des matches est probablement une des parties où nous pouvons être un peu meilleurs. En seconde période, nous avons normalement été meilleurs, mais je veux essayer de nous imposer dès le début, parce que tout devient plus facile. »
Fulham en crise, Arbeloa sous pression… mais pas sous-estimé
Face à eux arrive un Fulham blessé, sans le moindre point après trois journées, mais dirigé par un visage familier : Alvaro Arbeloa. L’ancien défenseur du Real Madrid vit seulement sa deuxième expérience sur un banc. Il avait pris les rênes du club madrilène en janvier, avant de quitter son poste en fin de saison, sans trophée, pour laisser la place à Jose Mourinho.
Son début à Craven Cottage est tout aussi rude : trois défaites, face à Chelsea, Sunderland et Crystal Palace, chaque fois par un but d’écart. Zéro point, mais pas zéro contenu. Et Iraola se garde bien de juger trop vite.
« Nous n’avons joué que trois matches de Premier League et tirer de grandes conclusions sur n’importe quelle équipe, je pense que c’est trop tôt, et Fulham en est un très bon exemple », estime le coach de Liverpool.
Il insiste sur la qualité des performances, pas seulement sur les résultats. « Je pense qu’ils ont bien joué les trois matches, honnêtement. Ils ont perdu les trois rencontres par un but. Si tu regardes beaucoup de leurs statistiques sans connaître leur nombre de points, tu te dis qu’ils en ont au moins cinq, parce qu’ils ont contrôlé les matches. »
Le message est clair : pas question de confondre mauvais départ comptable et équipe faible. Fulham arrive à Anfield blessé, mais dangereux.
Retrouvailles espagnoles à Anfield
Ce Liverpool–Fulham sera aussi une histoire de retrouvailles. Sur le bord du terrain, deux anciens internationaux espagnols, deux anciens coéquipiers, deux latéraux qui se sont disputé la même place en sélection.
Iraola sourit en évoquant Arbeloa. « Je pense que nous avons joué peut-être très peu de fois ensemble en équipe nationale », reconnaît-il. La concurrence était directe, sans détour. « Nous nous battions plus ou moins pour le même poste, mais je pense qu’il a été plus réussi que moi, il a joué plus de matches que moi ! »
Derrière la boutade, un respect évident. Arbeloa débarque à Anfield dans un contexte compliqué, mais avec une équipe qui produit du jeu. Iraola, lui, avance invaincu, porté par une attaque prolifique, mais agacé par ces entames qui le forcent à courir après le score.
Entre un Liverpool qui veut frapper le premier et un Fulham qui cherche enfin sa récompense, la question est simple : qui imposera son tempo dès la première minute ?




