Ligue des champions : Mbappé démarre fort avec le Real Madrid
Kylian Mbappé a pris la nouvelle saison comme il avait terminé la précédente : en marquant, encore et encore. Cinq matchs, cinq buts. Cette fois, c’est l’Inter Milan qui a payé l’addition lors de l’entrée en lice du Real Madrid en Ligue des champions.
Au cœur d’un début de rencontre déjà rythmé, le tournant arrive très vite. Curtis Jones se manque, perd un ballon plein axe. Brahim Díaz surgit, lève la tête, et sert instantanément Mbappé dans la profondeur. Une touche de balle suffit. Frappe sèche, première intention, dans le dos de Josep Martínez. 14e minute, le tableau d’affichage se débloque, le Bernabéu (ou presque) retrouve un scénario qu’il connaît par cœur : Mbappé en ouverture, le Real en contrôle.
Ce but n’est pas qu’une formalité de plus dans sa collection. Il pèse lourd dans l’histoire de la compétition. Avec cette réalisation, le Français atteint les 71 buts en Ligue des champions et rejoint Raúl, icône madrilène, au cinquième rang des meilleurs buteurs de tous les temps. À 27 ans.
Devant lui, la montagne reste immense : Cristiano Ronaldo et ses 140 buts trônent encore très loin, loin devant tout le monde. Mais voir Mbappé déjà à hauteur de Raúl, sous le maillot du Real Madrid, donne une autre dimension à ses soirées européennes. Ce n’est plus seulement un attaquant en forme. C’est un joueur qui se cale, statistiquement, dans le sillage des monuments de la compétition.
Valverde punit, Madrid croit s’envoler
Le Real ne se contente pas de ce premier coup. Neuf minutes plus tard, la pression madrilène fait craquer Josep Martínez. Le gardien de l’Inter se troue, Federico Valverde rôde. Le milieu uruguayen n’hésite pas une seconde, vient gratter le ballon dans les pieds du portier et le pousse au fond. 2-0, l’affaire semble pliée avant la demi-heure de jeu.
Le scénario ressemble alors à ces soirées européennes parfaitement maîtrisées par un Real sûr de sa force, porté par un Mbappé clinique et un milieu agressif sur chaque ballon. L’Inter recule, encaisse, tente de calmer le rythme, sans vraiment menacer.
Mais Madrid n’est jamais totalement à l’abri lorsqu’il se relâche.
Une frayeur tardive, mais un message envoyé
La fin de match se tend. Les 15 fois champions d’Europe concèdent un but tardif qui relance brièvement l’Inter et installe un doute dans les dernières minutes. L’écart se réduit, l’atmosphère se crispe, les regards se tournent vers l’horloge. Cette fois, pas de renversement spectaculaire, pas de remontada à l’italienne : le Real serre les rangs et verrouille son premier succès européen de la saison, 2-1.
Le tableau comptable est simple : trois points, un Mbappé déjà lancé dans une nouvelle course au sommet, un Valverde opportuniste, et un Real qui, même en laissant filer un clean sheet, rappelle qu’il sait gagner sans briller jusqu’au bout.
La question flotte déjà au-dessus de la compétition : si Mbappé marque à ce rythme, jusqu’où peut-il pousser ses chiffres… et jusqu’où peut-il emmener ce Real Madrid en Europe ?




