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Liam Rosenior : Du flop à Chelsea au succès avec Paris FC

Liam Rosenior n’a pas mis longtemps à faire oublier son étiquette de « flop » en Angleterre. En quelques semaines, le nouvel entraîneur de Paris FC s’est installé au cœur du paysage de la Ligue 1, avec des résultats qui claquent et un discours qui enflamme les vestiaires autant que les réseaux.

La scène se déroule après un succès retentissant : un 3-0 infligé à Nice la semaine dernière. Paris vient de frapper fort, mais Rosenior refuse la moindre complaisance. Devant ses joueurs, il lâche un discours brut, sans filtre, déjà viral.

« Le football, c’est tout. Vous devez prendre soin de ce p***** de ballon », lance-t-il, déterminé à ancrer une idée simple : son équipe ne doit jamais se contenter de gérer.

Il enchaîne, obsédé par l’intensité et l’ambition : il ne veut pas d’un groupe qui se contente de survivre dans un match, d’un 1-0 arraché en serrant les dents. Pour lui, ce n’est pas la mission. Pas à Paris. Pas avec cette équipe.

Un Paris FC décomplexé, devant le PSG

Les chiffres parlent pour lui. Paris FC pointe actuellement à la deuxième place du championnat, avec sept points au compteur. Surtout, cinq unités d’avance sur le voisin encombrant : le PSG.

Le départ de saison frôle l’insolence. Après Nice, les Parisiens ont fait tomber Marseille ce week-end au terme d’un match fou, conclu sur un 3-2 spectaculaire. Une victoire qui confirme la tendance : ce Paris-là joue vers l’avant, assume ses idées, vit avec le ballon plutôt que contre lui.

Dans son discours d’après-Nice, Rosenior martèle d’ailleurs ce principe : pour lui, chaque but marqué doit en appeler un autre. À 1-0, il refuse que ses joueurs lèvent le pied. « On a marqué et on s’est dit : ‘OK, on mène 1-0’. Non, non, non. Pas maintenant. Le match est à 0-0. Allez chercher le deuxième. »

L’idée est claire : rester positif, attaquer les espaces derrière la ligne défensive adverse, imposer son rythme. Paris ne doit pas subir le scénario, il doit l’écrire.

D’un échec express à Chelsea à une renaissance parisienne

Ce ton tranchant, certains s’en étaient moqués en Angleterre. À Chelsea, son passage sur le banc n’a duré que trois mois. Une parenthèse ratée, suffisamment courte pour alimenter les doutes sur sa capacité à gérer un vestiaire de haut niveau.

Rosenior, lui, n’a pas attendu pour rebondir. Trois mois après avoir quitté les Blues, il pose ses valises à Paris en juillet. Sans discours de revanche, mais avec une urgence silencieuse : ne pas laisser cet épisode calamiteux définir le reste de sa carrière.

Pour l’instant, sa réponse se lit au tableau d’affichage. Son Paris FC joue sans complexe, frappe fort, et se permet même de toiser, au classement, un PSG champion d’Europe en titre.

Lyon, puis le choc face au champion d’Europe

La suite du programme ne laisse aucune place au confort. Paris se déplace d’abord à Lyon, un test de caractère dans un contexte toujours particulier, quelle que soit la forme du club rhodanien.

En ligne de mire, un rendez-vous qui s’annonce brûlant : un derby parisien de très haute volée face au PSG, prévu à la mi-décembre. Un choc local, mais aussi un révélateur continental, face au champion d’Europe en titre.

D’ici là, une question s’impose déjà : ce Paris FC porté par la voix et les principes de Liam Rosenior est-il simplement en surchauffe de début de saison, ou en train de bousculer durablement la hiérarchie du football français ?