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Lamine Yamal et l'obsession du Barça pour la Ligue des champions

Lamine Yamal assume l’obsession de Barcelone pour la Ligue des champions : « Ne pas la viser serait lâche »

À Barcelone, on ne chuchote plus le mot. On l’assume. On le revendique. La Ligue des champions est redevenue une obsession déclarée, et Lamine Yamal ne voit aucun problème à vivre avec cette pression-là. Au contraire, il la réclame.

Neuf ans que le club n’a plus soulevé la coupe aux grandes oreilles, depuis 2015. Une éternité pour un club qui s’est longtemps regardé comme une référence absolue en Europe. Sous Hansi Flick, le Barça a retrouvé l’odeur des grands soirs, avec une demi-finale et un quart de finale au compteur. Mais pour le jeune prodige, ce n’est qu’une étape.

« J’aime que les gens viennent dans le vestiaire en croyant que nous pouvons gagner la Ligue des champions », a-t-il confié à Movistar. L’idée n’est pas de promettre l’impossible. Yamal trace une ligne claire : la confiance, oui ; l’arrogance, non. « Le problème serait que quelqu’un dise que nous allons la gagner quoi qu’il arrive, parce que tu ne le sauras jamais. Mais être obsédé par le fait de la gagner, je pense que c’est une bonne chose au final. »

Le discours est frontal, sans détour. Le Barça ne peut pas se cacher derrière des objectifs plus modestes. Pas avec ce blason, pas avec cette histoire. « Nous sommes le Barça et le Barça a connu des moments où il a été la meilleure équipe de l’histoire et a gagné la Ligue des champions. Nous avons l’équipe pour le faire et ce serait un peu lâche de notre part de ne pas penser : “cette année, on va pour la Ligue des champions” et de dire “on va seulement pour la Liga”. »

Le mot qui claque, c’est « lâche ». Yamal refuse le confort des ambitions mesurées. Pour lui, viser uniquement le championnat serait une forme de renoncement, presque une trahison de l’ADN du club. La saison 2026-27 s’ouvre donc avec une ligne directrice limpide : le Barça doit se battre sur tous les fronts, sans calcul.

Cela ne signifie pas que la Liga passe au second plan. Loin de là. Le jeune international vise un triplé national sous Flick, après deux titres consécutifs. « En fait, on va pour la Liga, on peut gagner la Liga et la Ligue des champions », insiste-t-il. Le message est clair : il n’y a pas de hiérarchie des rêves, seulement un niveau d’exigence à maintenir tous les trois jours.

Pour y parvenir, Yamal pointe un détail qui change souvent tout dans une saison : ces fameuses « mauvaises 20 minutes » qui peuvent faire basculer un match, une élimination, un titre. « Nous devons être une équipe capable de rester soudée pendant ces mauvaises 20 minutes », explique-t-il. C’est là que se jouent les grandes équipes : dans la façon de survivre aux tempêtes courtes mais violentes.

Barcelone avance donc avec une double promesse : assumer la grandeur de ses ambitions et apprendre à mieux gérer ses moments de fragilité. Lamine Yamal, lui, ne se contente plus de rêver de la Ligue des champions. Il la réclame. Reste à savoir si le vestiaire suivra jusqu’au bout cette obsession revendiquée.