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Kylian Mbappé : dix ans de relations avec Florentino Pérez avant le Real Madrid

Pendant des années, l’histoire a ressemblé à un feuilleton sans fin. Promesses, volte-face, tentatives avortées, rumeurs quotidiennes. Derrière le vacarme, Kylian Mbappé et Florentino Pérez ont pourtant tissé un lien discret, constant, presque obstiné. Dix ans de contacts avant que le Français ne pose enfin ses valises au Santiago Bernabéu.

Dans un entretien accordé à AS, Mbappé a levé le voile sur cette relation de fond, bien loin des projecteurs. « C’est lui qui m’a amené ici. Nous sommes restés en contact pendant dix ans avant que j’arrive », raconte l’attaquant. Dix ans à échanger, à se parler, à jauger les moments. Dix ans à entretenir une idée fixe.

Pérez, fil conducteur d’un destin annoncé

Mbappé ne cache ni sa gratitude ni l’importance du rôle joué par le président du Real Madrid dans son parcours. « Il a toujours montré de l’affection et de la compréhension dans le contexte de chaque décision prise, qu’elle soit positive ou négative pour le Real Madrid », explique-t-il. Un président souvent décrit comme impitoyable sur le marché des transferts, mais qui, avec lui, a choisi la patience et la proximité.

« Il m’a toujours dit qu’un jour je jouerais pour le Real Madrid, et me voilà, très heureux », poursuit le champion du monde. Sur les réseaux sociaux, une phrase a particulièrement circulé : « J’étais en contact avec Pérez depuis dix ans avant de rejoindre le Real Madrid. » Une décennie de fil rouge, dans un football où tout semble souvent se décider en quelques semaines.

Le Real Madrid, plus qu’un argument : une évidence

Pourtant, Mbappé insiste : Florentino Pérez n’a jamais eu besoin de lui « vendre » le club. Parce qu’à ses yeux, le Real Madrid se suffit à lui-même. « Pour être honnête, rien ni personne n’a à te convaincre de venir au Real Madrid », tranche-t-il.

L’attaquant rappelle que son histoire avec le club madrilène ne date pas d’hier. Enfant, il tapissait les murs de sa chambre avec des affiches de légendes en blanc. Le transfert n’a donc rien d’un simple choix de carrière. Il ressemble davantage à un rendez-vous longtemps repoussé. « Dans mon histoire avec Madrid, je voulais venir, mais ce n’était pas possible, et au final, dans le football, il y a des moments et des décisions qui ne dépendent pas de toi. Dans le football, le timing est la clé, il faut attendre que tout soit réuni pour pouvoir venir. »

Les tentatives manquées ont laissé des traces. De la déception, oui, mais jamais de renoncement. « Bien sûr, il y a de la déception, mais la vie d’un footballeur consiste à regarder devant, pas derrière », insiste-t-il.

« Si tu veux appartenir à l’histoire du football… »

Mbappé le répète : personne n’a eu à le convaincre. Pas même Florentino Pérez. « Personne n’a dû me convaincre de venir au Real Madrid, pas même Pérez, aussi grand président qu’il soit. C’était évident. »

Puis il lâche une phrase qui résume à elle seule la dimension symbolique de ce transfert : « Si tu veux faire partie de l’histoire du football, un jour tu dois jouer pour le Real Madrid. »

Pour lui, rejoindre le club madrilène n’est pas seulement une étape, c’est un passage obligé pour marquer durablement son époque. Une sorte de sceau définitif sur une carrière déjà exceptionnelle.

Une nouvelle vie, un nouveau palier

Depuis son arrivée en Espagne, Mbappé a pris ses marques à Valdebebas et dans la capitale. Le changement de décor ne l’a pas déstabilisé, au contraire. Il parle d’une forme d’apaisement, d’un équilibre retrouvé, malgré l’énorme projecteur que représente le maillot blanc.

« Je m’attendais au meilleur club du monde, à recevoir beaucoup d’enthousiasme des Madridistas du monde entier », confie-t-il. Il savait ce qui l’attendait. Il savait aussi qu’en franchissant les portes du Real Madrid, il changeait de dimension. « Quand je suis arrivé ici, j’avais déjà un statut, mais quand tu es joueur du Real Madrid tu passes à un autre niveau, à un niveau supérieur. Je pense que si tu veux appartenir à l’histoire du football, tu dois passer par le Real Madrid. »

Le message est clair, assumé, presque programmatique. Mbappé n’est pas venu pour compléter l’affiche. Il est venu pour s’inscrire dans la lignée de ceux dont il accrochait les posters, enfant. Le décor est planté, le club est celui qu’il a toujours rêvé, le président a tenu parole. Le reste, désormais, se jouera sur la pelouse.