Juniors américains en finale à l'US Open
Le public new-yorkais attendait les stars confirmées. Les juniors américains, eux, se sont invités au premier plan. À l’US Open, la génération montante des États-Unis attaque le dernier week-end avec quatre représentants en finales, deux chez les garçons, deux chez les filles, tous en quête d’un titre majeur dès samedi.
Au centre de cette vague, un nom : Marcel Latak. À 17 ans, le joueur de Darien, dans l’Illinois, s’avance vers une journée qui peut changer une carrière. Il disputera la finale du simple garçons, puis celle du double. Un doublé qui, à ce niveau, reste rarissime.
Face à lui, en simple, se dressera le patron du circuit junior : le Brésilien Luis Guto Miguel, numéro 1 mondial et tête de série n°1. Un duel frontal entre le favori annoncé et l’Américain en pleine ascension, pour un titre qui pèse lourd dans les mémoires et les palmarès.
Latak ne joue pas seulement pour un trophée. Il court après l’histoire. Il peut devenir le premier Américain à rafler à la fois le simple et le double juniors dans un tournoi du Grand Chelem depuis Robin Montgomery, qui avait réussi ce coup de maître à l’US Open 2021. Trois ans plus tard, la barre est fixée très haut. Il a la chance de l’atteindre.
Une fois la finale de simple bouclée, Latak reviendra sur le court aux côtés d’un compatriote du même âge, Tanishk Konduri. Les deux Américains viseront le titre en double face à un duo européen : le Français Aaron Gabet et l’Espagnol Valentin Gonzalez-Galino. Un choc de styles, une finale transatlantique, et une occasion supplémentaire de faire retentir l’hymne américain à Flushing Meadows.
Les sœurs Penickova, nouvelle histoire californienne
Chez les filles, le scénario a des airs de conte familial. Deux sœurs, deux adolescentes venues de Californie, et une même ligne de mire : un titre du Grand Chelem en double. Kristina et Annika Penickova, 17 et 16 ans, ont tracé leur route jusqu’à la finale du double filles.
Elles y retrouveront le duo formé par Polina Berezina et Alisa Terentyeva. Face à elles, les Penickova tenteront d’imposer leur complicité naturelle, ce langage silencieux que seules des sœurs partagent vraiment sur un court. Pour elles aussi, tout peut basculer en un match.
Pas de dispersion dans le calendrier : les quatre finales juniors sont programmées samedi. Une journée dense, compacte, presque brutale pour ces jeunes joueurs propulsés sous les projecteurs d’Arthur Ashe et des courts annexes de Flushing Meadows.
Samedi, les grands noms du tableau principal ne seront pas les seuls à jouer gros. Sur les courts juniors, l’avenir du tennis américain se mesure déjà en titres, en doublés possibles et en histoires qu’on se racontera peut-être encore dans dix ans.




