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Joshua Van reste champion des poids mouches à l’UFC 331

Joshua Van reste champion des poids mouches UFC. Et cette fois, personne ne pourra parler de blessure ou de contexte tronqué. À la Crypto.com Arena de Los Angeles, le combattant venu du Myanmar a dompté Alexandre Pantoja au terme de cinq rounds furieux, remportés par décision unanime (49-46, 49-47, 50-45) lors de l’UFC 331.

Leur premier duel, fin 2023, s’était arrêté brutalement sur une blessure précoce du Brésilien. Là, pas d’échappatoire. Vingt-cinq minutes pleines, un classique brut, sans temps mort.

Pantoja est entré le premier dans le combat. Directs précis, variations en lutte, amenées au sol bien senties : le Brésilien a imposé le rythme et semblé dicter les premiers échanges. Van, fidèle à son habitude, a mis du temps à démarrer, à lire les trajectoires, à installer sa distance.

Puis le combat a basculé.

Un choc de têtes, du sang et un champion qui se réveille

Au deuxième round, Pantoja a touché très lourd au visage. Van a vacillé. Les deux hommes se sont ensuite heurté la tête de façon involontaire. Pantoja, furieux, a immédiatement réclamé une pénalité à Herb Dean. L’arbitre est resté de marbre : choc accidentel, pas de retrait de point.

Le Brésilien a insisté sur la lutte, cherchant le contrôle au sol. Van, lui, a commencé à faire payer chaque entrée de distance. Ses combinaisons ont trouvé leur cible, nettes, répétées. Les ouvertures sur le visage de Pantoja se sont élargies, le sang marquant chaque échange. Sur les cartes des juges, le champion renversait doucement la tendance.

Round après round, la différence de fraîcheur s’est creusée. Pantoja continuait de tenter les projections, mais le retour de Van en boxe, ses enchaînements propres et son volume ont grignoté l’avance du Brésilien.

Un cinquième round de patron

Tout s’est cristallisé dans le dernier round. Pantoja, vidé par l’intensité, accusait le coup. Van, lui, avançait encore. Le champion a envoyé le Brésilien au tapis, puis a frôlé la finition sur une keylock. Pantoja s’est échappé, au courage, mais le message était clair : le trône restait solidement occupé.

Van a terminé fort, contrôlant les dernières secondes, imposant sa marque pour cette deuxième défense de ceinture. Une défense qui ressemble à une validation définitive de son statut chez les mouches.

Tsarukyan frappe, et frappe à la porte du titre

Plus tôt dans la soirée, Arman Tsarukyan avait une mission simple : gagner pour s’offrir un ticket vers le titre. L’UFC l’avait annoncé à lui comme à Mauricio Ruffy : le vainqueur se placerait en première ligne pour une chance au sommet.

Le combat était prévu en cinq rounds. Il n’en aura fallu qu’un.

Au début, Ruffy a tenu debout, profitant de sa défense de lutte pour repousser les premières tentatives de Tsarukyan. Le Brésilien a résisté, retardé l’inévitable, donné l’illusion de pouvoir installer un combat en striking.

Puis la pression a monté. Tsarukyan a serré l’étau, pris le centre de la cage, imposé son rythme. Dans les dernières secondes du round, il a trouvé l’ouverture, et les coudes ont fait le reste. Deux frappes violentes, nettes, Ruffy s’est écroulé à 4’56 du premier round.

La question plane désormais au-dessus de la catégorie : comment refuser une nouvelle chance au titre à un Tsarukyan aussi tranchant ?

Pitbull rugit enfin dans l’Octogone

Patricio Pitbull a longtemps été le visage de Bellator MMA. Dans l’UFC, il lui manquait encore une vraie signature. Elle est arrivée ce soir.

Face au favori DooHo Choi, le Brésilien n’a pas attendu. Pression immédiate, volume de coups élevé, rythme cassé : Choi n’a jamais trouvé son jeu. Sous le feu, il a reculé, subi, puis craqué.

Pitbull a déclenché une droite monstrueuse sur le menton. Choi s’est effondré. Le Brésilien a conclu au sol par un ground-and-pound sans bavure, stoppé à 3’28 du premier round. Première finition dans l’Octogone, deuxième victoire UFC, et le sentiment que la version « vintage » de Pitbull est bel et bien arrivée sur la plus grande scène.

Sharaf, douze secondes pour tout faire exploser

Dans la catégorie des lourds, la soirée a offert un choc express. Sean Sharaf arrivait en grand outsider, face à Gable Steveson, présenté comme la nouvelle terreur de la division, immense favori et prospect annoncé.

Il a suffi de douze secondes pour tout renverser.

Sharaf a trouvé le coup parfait d’entrée. Steveson est tombé, son invincibilité médiatique avec lui. L’Américain a conclu par un ground-and-pound sans laisser la moindre chance de récupération. Première victoire en trois combats UFC, et l’un des plus gros retournements de cote de l’année.

Vera se rebelle et sauve son rang

Marlon Vera jouait gros. Quatre défaites de suite, un statut menacé, et un Charles Jourdain lancé sur trois victoires consécutives, en pleine ascension vers le classement bantamweight. Les bookmakers voyaient le Canadien devant. Vera a refusé le scénario.

Plus tranchant, plus rapide, plus précis, l’Équatorien a fait la différence debout. Jourdain a visité le sol à trois reprises, envoyé au tapis par la puissance de Vera. Après le troisième knockdown, le Canadien a levé la main, s’est tourné vers l’arbitre et a demandé l’arrêt. TKO à 2’02 du troisième round.

Vera conserve ainsi sa place dans le top 15. Pas un simple succès : une survie sportive, arrachée à un moment critique de sa carrière.

O’Neill retourne tout en une seconde

Sur la carte préliminaire, Casey O’Neill a signé l’une des finitions les plus improbables de la soirée. Opposée à Eduarda Moura chez les mouches, elle a d’abord subi.

Moura a plongé dans les jambes dès le début, contrôlant le round au sol, menaçant même avec un d’arce choke très serré. O’Neill a tenu, a cherché l’espace, sans jamais paniquer.

Puis l’instant a changé le combat.

Un peu après la barre des trois minutes, O’Neill a tenté de s’extraire de sa position inférieure, a soulevé Moura, l’a renversée… et, dans le mouvement, a capturé un bras. Armbar verrouillé, Moura a tapé presque immédiatement. Une bascule fulgurante, d’une position en danger à une soumission victorieuse en un clin d’œil.

Les autres résultats de l’UFC 331

  • Carte principale
  • Joshua Van bat Alexandre Pantoja par décision unanime (49-46, 49-47, 50-45)
  • Arman Tsarukyan bat Mauricio Ruffy par KO (coudes) – R1, 4:56
  • Patricio Pitbull bat DooHo Choi par KO (coups de poing) – R1, 3:28
  • Sean Sharaf bat Gable Steveson par KO (coups de poing) – R1, 0:12
  • Alonzo Menifield bat Iwo Baraniewski par décision partagée (28-29, 29-28, 29-28)
  • Carte préliminaire
  • Marlon Vera bat Charles Jourdain par TKO (coup de poing) – R3, 2:02
  • Robelis Despaigne bat Tai Tuivasa par décision partagée (29-28, 28-29, 29-28)
  • Michael Aswell Jr. bat JooSang Yoo par décision partagée (28-29, 29-28, 29-28)
  • Ryan Gandra bat Ozzy Diaz par TKO (coups de poing) – R1, 2:04
  • Early prelims
  • Edmen Shahbazyan bat Brunno Ferreira par décision unanime (30-27, 29-28, 29-28)
  • Casey O’Neill bat Eduarda Moura par soumission (armbar) – R1, 3:22
  • Joanderson Brito bat Giga Chikadze par KO (coups de poing) – R1, 1:57

Une ceinture consolidée, un prétendant au titre qui frappe à la porte, des légendes qui se réinventent et des outsiders qui brisent la hiérarchie : l’UFC 331 a laissé une question brûlante derrière lui. Qui osera encore sous-estimer ces noms la prochaine fois qu’ils entreront dans l’Octogone ?