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Jeux asiatiques finale féminine : l'Inde face au Sri Lanka pour l'or

À Nisshin, l’histoire se répète. Quelques jours après avoir dominé le Sri Lanka en finale de la Asia Cup, l’Inde retrouve la même adversaire, cette fois avec une médaille d’or des Jeux asiatiques en jeu. Même affiche, même enjeu continental, mais une pression décuplée : un succès aujourd’hui porterait le total de médailles indiennes à sept et offrirait le tout premier titre de cette édition.

Le ton est donné dès le toss : l’Inde gagne et choisit de battre en premier. Message clair. Harmanpreet Kaur et son groupe veulent dicter le tempo, comme lors de la Asia Cup, où les Indiennes avaient empilé 183/5 avant d’étrangler le Sri Lanka.

L’Inde, patronne annoncée

Championnes en titre aux Jeux asiatiques, dominatrices sur le continent, les Indiennes arrivent lancées. Elles n’ont pas tremblé une seule fois dans ce tournoi.

En quarts, le Japon a cédé par 8 wickets. En demi-finales, le Bangladesh a explosé sous la pression, balayé avec un écart de 114 runs. Une campagne propre, nette, sans bavure, qui confirme l’écart grandissant entre l’Inde et le reste de l’Asie.

Le onze de départ du jour a fière allure :

  • Smriti Mandhana et Shafali Verma ouvrent, duo qui avait frappé un fifty chacune en finale de la Asia Cup le 13 septembre.
  • Derrière, Gunalan Kamalini et la capitaine Harmanpreet Kaur assurent l’ossature du milieu d’ordre, avec Richa Ghosh aux gants.
  • Bharti Fulmali et Deepti Sharma complètent une ligne de batteuses capables d’accélérer à tout moment.

La section bowling respire la variété : Shreyanka Patil, Shree Charani – auteure de quatre wickets lors de la finale de la Asia Cup – Nandani Sharma et Kranti Gaud offrent un éventail complet de solutions. Sur le banc, des noms comme Renuka Singh Thakur, Arundhati Reddy ou Radha Yadav témoignent de la profondeur de l’effectif.

Tout indique une équipe qui ne vise rien d’autre que l’or.

Le Sri Lanka, de la revanche dans le regard

En face, le Sri Lanka n’arrive pas en victime expiatoire. La sélection a déjà connu ce décor : finaliste des Jeux asiatiques en 2022, elle revient sur la dernière marche après un parcours solide.

Les Sri Lankaises ont d’abord écrasé la Malaisie en quarts, avec un succès de 86 runs. Puis elles ont écarté le Pakistan en demi-finales, victoire nette par 8 wickets. Une montée en puissance qui porte la marque d’un groupe qui a appris de ses échecs récents, notamment de cette finale de Asia Cup où tout avait déraillé en poursuite.

Le onze aligné est construit autour de la capitaine Chamari Athapaththu, véritable boussole de cette équipe. Imesha Dulani, Hasini Perera et Harshitha Samarawickrama encadrent le haut de l’ordre, tandis que Kavisha Dilhari et Hansima Karunaratne apportent densité et expérience dans le cœur de la ligne de batteuses.

Kaushani Nuthyangana assure le rôle de wicket-keeper, avec Mithali Ayodhya, Kawya Kavindi, Chamudi Praboda et Sugandika Kumari pour épauler la capitaine dans le secteur bowling. Un groupe combatif, sans la même profondeur que l’Inde, mais rompu aux matches à élimination directe.

Le fossé entre les deux nations s’est creusé ces dernières années. Le Sri Lanka a déjà battu l’Inde par le passé, mais ces victoires ressemblent de plus en plus à des souvenirs lointains. C’est précisément ce qui nourrit l’envie de revanche.

Pakistan complète le podium

Un peu plus tôt dans la journée, le Pakistan a décroché le bronze. Emmenée par Fatima Sana, l’équipe a posé 145/8 en 20 overs avant de verrouiller le match en limitant le Bangladesh à 114/7. Une victoire de 31 runs, nette, qui offre au pays sa première médaille des Jeux asiatiques de cette année.

Le décor est donc planté : Pakistan sur la troisième marche, le Bangladesh au pied du podium, et ce duel Inde–Sri Lanka pour boucler le tableau.

Un remake chargé de sous-entendus

Le scénario est presque trop parfait. Le 13 septembre, lors de la finale de la Asia Cup, l’Inde avait frappé fort : 183/5, Sri Lanka limité à 111, succès par 72 runs. Smriti Mandhana et Shafali Verma avaient écrasé le bowling adverse, Shree Charani avait terminé le travail avec la balle.

Aujourd’hui, les mêmes noms reviennent, la même opposition, mais dans un cadre plus grand encore : les Jeux asiatiques, une médaille d’or, un tableau des médailles à faire basculer.

L’Inde joue pour un statut, pour confirmer qu’elle règne sans partage sur le cricket féminin asiatique. Le Sri Lanka joue pour briser le plafond, pour prouver que la hiérarchie n’est pas figée.

La première balle a été confiée à l’Inde. La question est simple : le Sri Lanka a-t-il vraiment comblé l’écart, ou assiste-t-on à une nouvelle démonstration de la machine bleue sur la plus grande scène régionale ?