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Jessica Pegula renverse Leylah Fernandez à Flushing Meadows

À New York, Jessica Pegula a frôlé la sortie avant de rappeler pourquoi son nom circule désormais parmi les prétendantes sérieuses au titre. Malmenée, bousculée, presque étouffée par l’intensité de Leylah Fernandez, l’Américaine tête de série numéro 3 a renversé la situation pour s’imposer 1-6, 6-4, 6-3 et décrocher son billet pour les huitièmes de finale à Flushing Meadows.

Fernandez relance ses souvenirs, Pegula subit

Arthur Ashe Stadium, soirée de souvenirs pour Leylah Fernandez. C’est là que la Canadienne, finaliste en 2021, avait vu son rêve s’éteindre face à Emma Raducanu. Trois ans plus tard, elle est revenue sur ce court avec la même fougue, la même énergie contagieuse… et pendant une manche, Pegula n’a tout simplement pas existé.

Gauchère agressive, Fernandez a pris le filet du match à pleines mains. Services précis, retours mordants, frappes profondes qui repoussent la finaliste 2024 au fond du court. Elle varie les trajectoires, casse le rythme, ouvre les angles. Pegula cherche ses marques, ne trouve ni sa longueur de balle ni son timing. En 30 minutes, le premier set file : 6-1. Une correction.

La réaction d’une prétendante au titre

Mais Pegula n’est pas tête de série numéro 3 par hasard. Le match bascule au cœur de la deuxième manche. L’Américaine resserre le jeu, tient mieux l’échange, accepte de souffrir dans les rallies. Elle se montre plus agressive sur la deuxième balle de Fernandez, avance d’un pas dans le court, prend la balle plus tôt.

Le tournant arrive dans le sixième jeu : Pegula arrache le break. Derrière, elle doit batailler pour confirmer, mais elle s’en sort sur un jeu de service crucial, où sa solidité mentale fait la différence. Fernandez ne lâche rien, tente de revenir, pousse, mais l’Américaine a retrouvé son calme et son schéma de jeu. Elle verrouille la manche 6-4 et impose un troisième set que l’on n’imaginait pas forcément après le début du match.

Pegula tient bon, Fernandez craque au moment clé

Le dernier acte démarre sous tension. Fernandez se crée des balles de break tôt dans le set, prête à reprendre le contrôle. Pegula vacille, mais ne cède pas. Elle sauve ces occasions, s’accroche à son service, et ce refus de lâcher va peser lourd.

La pression change de camp. À 2-1 pour Pegula, Fernandez envoie une balle trop large sur un point clé. Break. 3-1 pour l’Américaine. Le coup fait mal. Pegula, 32 ans, sent l’ouverture et joue enfin en patronne : service plus incisif, prises de balle plus franches, trajectoires plus lourdes. Elle déroule, gère ses jeux de service avec autorité et ne laisse plus la Canadienne revenir dans la bataille.

Sur balle de match, Pegula conclut d’un revers volé gagnant, plein de maîtrise. Un geste net pour fermer une rencontre qui avait commencé dans le chaos pour elle.

Cirstea en ligne de mire

Cette victoire ne masque pas tout : Pegula a démarré lentement, avec des failles qu’elle devra corriger avant son huitième de finale face à Sorana Cirstea. Mais ce soir-là, elle a montré ce qui fait la différence en deuxième semaine de Grand Chelem : la résilience, le sang-froid, la capacité à changer de visage en plein match.

Son rêve d’un premier titre majeur tient toujours. Et désormais, personne ne peut dire qu’elle ne sait pas souffrir pour le prolonger.