logo

Jessica Pegula renonce à Singapour : inquiétudes sur son état physique

Jessica Pegula ne prendra pas l’avion pour l’Asie. L’Américaine a déclaré forfait pour le WTA 500 de Singapour, prévu à partir du 21 septembre, une décision qui s’inscrit dans la continuité des signaux inquiétants aperçus lors de sa fin d’US Open.

À 32 ans, la numéro 3 mondiale sort d’une demi-finale compliquée à New York face à Aryna Sabalenka. Sur le court, ce jour-là, quelque chose sonnait faux. Pegula, d’ordinaire solide, énergique, très présente dans l’échange, est apparue éteinte, sans la même intensité dans les jambes ni dans le regard.

Certains y ont vu avant tout la mainmise de Sabalenka, impériale et asphyxiante. Mais le malaise allait au-delà du simple rapport de force tennistique.

Des bandages qui interrogent

Depuis le début de sa deuxième semaine à Flushing Meadows, Pegula portait des bandages qui n’ont jamais été réellement expliqués.

  • En quart de finale, un premier strap est apparu sur son tibia.
  • En demi-finale, un autre bandage couvrait le haut de la cuisse, près du quadriceps.

Rien d’officiel n’a filtré sur une éventuelle blessure. Peut-être n’y a-t-il aucun lien direct avec ce forfait à Singapour. Mais ces détails, ajoutés à son manque de fraîcheur visible contre Sabalenka, composent un tableau qui intrigue.

Sur les photos de cette demi-finale du 10 septembre, à New York, on la voit en plein échange, engagée, mais le langage corporel raconte autre chose : moins de vivacité, moins de relances explosives, comme si le corps tirait la sonnette d’alarme.

Une course au WTA Finals sous contrôle… pour l’instant

Sur le plan comptable, Pegula reste solidement installée dans le wagon de tête. Elle occupe actuellement la place de numéro 3 mondiale et se trouve en position favorable pour décrocher son billet pour le WTA Finals, programmé à Indian Wells à partir du 8 novembre.

Le format est simple : seules les huit meilleures joueuses de la saison en simple y participeront. À ce stade, Pegula est largement dans les clous.

Avec Coco Gauff, numéro 4 mondiale, elles sont les deux seules Américaines actuellement en position de qualification. Amanda Anisimova, elle, pointe à la 11e place, aux portes de la zone qualificative, mais encore en dehors du cadre.

Et la saison est loin d’être bouclée. Deux mois pleins de tournois restent au calendrier, avec leur lot de points à défendre, à gratter, à perdre aussi.

Le forfait à Singapour peut donc être lu comme un choix de gestion, un pari sur la durée : accepter de lever le pied maintenant pour arriver en état de marche à Indian Wells, où se jouera une partie du prestige de cette saison.

Reste une question, simple et brutale : Pegula est-elle seulement fatiguée, ou véritablement diminuée ? La réponse, elle, se donnera sur le court, bien avant que les huit élues ne posent leurs valises en Californie.