Jai Opetaia bat Noel Mikaelian et vise David Benavidez
Jai Opetaia a fait ce que personne n’avait réussi avant lui : briser la résistance de Noel Mikaelian et l’arrêter. Une victoire nette, durement construite, qui ressemble à l’une des plus belles de sa carrière et qui pourrait bien ouvrir la voie à un futur affrontement avec David Benavidez.
Face à lui, Mikaelian n’était pas un faire-valoir. L’Allemand, deux fois champion du monde chez les lourds-légers, n’avait jamais été stoppé. Un boxeur solide, expérimenté, capable de rendre chaque échange dangereux. Il l’a encore prouvé dans un combat accroché, rythmé, où il a souvent répondu coup pour coup.
Mais Opetaia avait quelque chose de plus. Plus de vitesse, plus de tranchant, plus de puissance. Et au fil des rounds, cet écart s’est creusé. Les coups du boxeur invaincu ont commencé à entamer la garde de Mikaelian, à le repousser, à le faire reculer là où, d’ordinaire, il tient sa position.
« Noel était dur comme l’acier », a reconnu Opetaia après le combat. « Je savais que ce serait une bonne expérience, je savais que c’était un bon boxeur. C’était bien de partager le ring avec lui. Qui est le prochain ? »
La question n’a rien d’innocent. Avec ce succès, Opetaia porte son bilan à 31 victoires en 31 combats, dont 24 avant la limite. Il s’empare du titre secondaire WBA des lourds-légers et conserve au passage sa ceinture Zuffa de la catégorie. Un butin conséquent, même si la ceinture WBC de Mikaelian, elle, n’était pas en jeu, le combat ayant eu lieu malgré une mise en demeure de Don King Productions.
Le duel n’a pas été à sens unique. Mikaelian a trouvé des ouvertures, a touché juste, et Opetaia ne s’en cache pas. « Il m’a cueilli », a-t-il admis. « J’ai l’habitude de me faire toucher, ces petits coups passent, mais je suis toujours là. Je suis toujours invaincu. » Une phrase simple, mais lourde de sens : malgré les turbulences, le champion ne vacille pas.
La puissance a fini par parler. Round après round, l’usure s’est installée chez Mikaelian, qui avait pourtant livré une prestation courageuse, solide, digne de son statut. Mais dans cette catégorie où un seul enchaînement peut tout faire basculer, Opetaia a imposé sa loi, jusqu’à forcer l’arrêt.
Il repart avec un statut renforcé, une ceinture de plus à la taille, et surtout un message clair envoyé à la division. La question n’est plus de savoir s’il mérite les plus grands combats. Elle est de savoir qui osera vraiment lui faire face. David Benavidez ? Le ring, lui, est prêt.




