Isack Hadjar revient chez Red Bull pour le Grand Prix d’Azerbaïdjan
Isack Hadjar remet les gants. Le pilote Red Bull sera de retour en piste ce week-end pour le Grand Prix d’Azerbaïdjan, après une fracture du poignet contractée pendant la trêve estivale qui l’avait brutalement stoppé dans son élan.
Un accident banal, des conséquences lourdes : une séance de musculation juste avant le Grand Prix des Pays-Bas à Zandvoort, un poignet fracturé, et l’impossibilité de prendre le volant. Red Bull a immédiatement fermé la porte à toute prise de risque. Pas de pari hasardeux, pas de retour précipité. Résultat : Hadjar a dû renoncer aux courses aux Pays-Bas, en Italie puis en Espagne, le temps de laisser l’os se reconstruire.
Pendant que son poignet cicatrisait, le paddock avançait sans lui. Pour la première fois de sa vie, il a regardé les départs à la télévision, loin du vacarme des stands. Une parenthèse forcée qu’il a mal vécue, lui qui ne connaît que le rythme des week-ends de course et la pression du chrono.
Le décor change maintenant. Bakou l’attend, avec son tracé urbain piégeux, ses murs qui se referment et ses longues lignes droites où la moindre hésitation se paie cash. Hadjar le sait : ce circuit ne pardonne pas. Il insiste sur la nécessité d’être prêt dès les premiers tours, d’entrer dans le week-end sans temps d’adaptation, totalement « verrouillé » mentalement.
En interne, Red Bull a pris son temps. Laurent Mekies et l’équipe ont assumé une approche prudente, quitte à laisser filer plusieurs courses. Le pilote français, lui, en sort reconnaissant, convaincu que cette patience lui permet aujourd’hui de revenir à son meilleur niveau, avec une certitude : il se sent prêt à « refaire ce qu’il fait de mieux : piloter ».
Pendant son absence, la machine Red Bull ne s’est pas arrêtée. C’est Liam Lawson qui a pris le relais au sein de l’équipe première. Le Néo-Zélandais n’a pas laissé passer l’occasion : septième à Zandvoort, puis sixième en Espagne, il a marqué des points précieux et rappelé qu’il restait une option sérieuse dans le giron Red Bull.
Tout n’a pas été simple pour autant. À Monza, un week-end plombé par une pénalité moteur l’a relégué en fond de grille. La course s’est ensuite compliquée avec un aileron avant endommagé après un contact avec Nico Hülkenberg. Ses espoirs s’y sont brisés, mais pas son rythme. Lawson l’a souligné : deux courses sur trois dans les points, une vitesse globale satisfaisante, malgré un passage italien à oublier.
Le retour d’Hadjar déclenche un nouveau jeu de chaises musicales. Lawson repart chez Racing Bulls, sa structure habituelle. Et celui qui l’avait lui-même remplacé, Yuki Tsunoda, retrouve son rôle de pilote de réserve.
Tsunoda n’a pas perdu son temps, lui non plus. Propulsé dans les monoplaces spécification 2026, il s’est rapidement adapté et a inscrit un point pour Racing Bulls lors du Grand Prix d’Italie. Un résultat encore suspendu à l’appel déposé par Audi, qui conteste une situation liée à la formation de la grille après un drapeau rouge précoce. Mais l’essentiel est là : le Japonais a prouvé qu’il pouvait répondre présent à la demande.
Bakou s’annonce donc comme un carrefour pour plusieurs trajectoires. Hadjar revient avec l’envie accumulée d’un mois loin du volant, sur l’un des circuits les plus exigeants du calendrier. Lawson repart chez Racing Bulls avec des arguments solides. Tsunoda attend dans l’ombre, prêt à saisir la prochaine ouverture.
À présent, la question est simple : que fera Hadjar de ce retour, dans les rues étroites et impitoyables de Bakou ?




