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L’Irak prêt pour la Gulf Cup 27 : Ambitions et défis

L’Irak arrive à la Gulf Cup 27 avec des idées très claires. Et des épaules larges. Objectif affiché : un départ canon face à Oman, dans une phase de groupes où chaque point pèsera lourd.

Un sélectionneur offensif dans le discours

Sur le banc irakien, Graham Arnold ne cherche pas à calmer les attentes. L’entraîneur australien assume l’ambition et les changements profonds opérés ces derniers mois.

Au Prince Abdullah Al-Faisal Stadium, il veut voir une équipe déjà prête à frapper fort.

« Nous avons un mélange de joueurs expérimentés et de jeunes, et cela nous donne une dimension supplémentaire pour produire de grandes performances », a-t-il expliqué en conférence de presse d’avant-match. Le message est clair : la transition ne doit pas servir d’excuse. « Les joueurs sont prêts, et nous avons apporté un certain nombre de changements au staff technique et à l’effectif. »

L’Irak se présente avec un groupe renouvelé, une identité en construction, mais une certitude : cette Arabian Gulf Cup compte énormément pour le football irakien. Arnold ne s’en cache pas. « Nous avons de nouveaux joueurs, et c’est la première fois depuis des années que nous participons à ce tournoi. Nous sommes tournés vers l’avenir, et nous avons les qualités et les capacités pour rivaliser et gagner le titre, surtout que le tournoi revêt une grande importance pour le football irakien. »

Le seul bémol, il le reconnaît sans détour : le temps. Deux jours seulement pour préparer le rendez-vous à Jeddah. « Nous n’avons eu que deux jours pour préparer à Jeddah, et il est important de travailler sur la condition physique et de bien nous préparer pour ce match », a-t-il souligné. Malgré ce calendrier serré, il refuse de limiter son discours au seul premier adversaire : « Les joueurs sont capables de livrer une bonne performance, non seulement contre Oman, mais tout au long du tournoi. »

Le public comme arme principale

Dans ce contexte compressé, un atout fait la différence aux yeux du vestiaire : les tribunes. Pour Ayman Hussein, le soutien des supporters irakiens peut basculer la compétition.

L’attaquant a d’abord tenu à saluer l’hôte du tournoi. « Nous vous souhaitons la bienvenue et nous remercions le Royaume d’Arabie saoudite pour cette organisation, et nous le félicitons aussi à l’occasion de la Fête nationale », a-t-il déclaré devant la presse. Puis il est allé droit au cœur du sujet : la ferveur.

« Les supporters irakiens vont nous soutenir fortement à Jeddah, où ils sont dans leur deuxième pays, et nous nous attendons à un grand soutien de leur part. »

Dans un groupe relevé, cette proximité avec les tribunes peut peser lourd. Hussein assure que le vestiaire est prêt à répondre à cette attente. « L’équipe est totalement prête, nous avons effectué un certain nombre de changements, et certains joueurs vont disputer leurs premiers matchs internationaux. Nous affronterons une équipe respectable, et nous voulons livrer un match digne de l’équipe nationale irakienne. »

Des premières sélections, un tournoi retrouvé, une pression populaire toujours aussi intense : l’Irak avance avec une énergie neuve mais une obligation de résultat intacte.

Un groupe A sans filet

Le décor est posé : l’Irak partage le groupe A avec le Koweït, l’Arabie saoudite et Oman. Quatre équipes pour deux billets seulement vers les demi-finales. Pas de marge, très peu de calculs possibles.

Le règlement est simple : les deux premiers de chaque groupe se qualifient. Le vainqueur du groupe A affrontera le deuxième du groupe B, tandis que le premier du groupe B sera opposé au deuxième du groupe A. Les deux lauréats se retrouveront en finale, programmée le 6 octobre 2026, pour désigner le champion de cette vingt-septième édition de l’Arabian Gulf Cup.

Dans un tel format, rater son entrée peut coûter cher. L’Irak le sait. Oman aussi. La première balle de break se joue dès le coup d’envoi à Jeddah.