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Les Hornets renforcent leur tir extérieur avec Buddy Hield

Le deal est tombé en plein après-midi, signé par Shams Charania : un nouveau mouvement secoue Atlanta et Charlotte. Les Hawks envoient Buddy Hield, Ryan Nembhard et du cash aux Hornets, qui lâchent en retour Dorian Finney-Smith. Un échange sec, clair, mais aux implications lourdes pour les deux franchises.

Charlotte empile les snipers

Pour Charlotte, le message est limpide : tirer, encore tirer, toujours tirer.

Buddy Hield sort d’une saison discrète sur le plan statistique, mais son profil reste parfaitement identifié. Sur l’exercice 2025-26, il tourne à 7,6 points, 2,3 rebonds et 1,4 passe de moyenne, à 43,7 % au tir et 34,9 % à trois points, en 51 matches entre les Warriors et les Hawks. Des chiffres en retrait par rapport à ses meilleures années, mais un pedigree de shooteur que la ligue respecte encore.

Hield, passé par Golden State sur une partie de deux saisons avant d’être envoyé à Atlanta en cours de campagne 2025-26, arrive dans une équipe qui se construit presque une équipe de concours à trois points. Andy Bailey l’a résumé en une phrase qui a fait mouche : les Hornets ont désormais Kon Knueppel, Brandon Miller, Coby White, Naz Reid, Grayson Allen, Royce O’Neale… et maintenant Buddy Hield. De quoi faire vaciller le record de 1 457 tirs primés inscrits sur une saison ? L’idée n’a rien d’absurde quand on regarde la composition de l’effectif.

Les chiffres appuient cette vision. StatMuse rappelle que Kon Knueppel affiche la plus haute moyenne de tirs à trois points par match de l’histoire pour un joueur jouant moins de 32 minutes par rencontre. Buddy Hield détient le même record… pour les joueurs sous les 28 minutes. Les deux meilleurs artilleurs « à temps de jeu limité » réunis dans la même équipe : Charlotte sait exactement ce qu’elle fait.

Sur les réseaux, certains s’enflamment déjà. Un compte spécialisé Hornets aligne le banc mis à jour comme une carte de visite : Buddy Hield, Ryan Nembhard, Dennis Schroder, Grayson Allen, Royce O’Neale, Christian Anderson, Sion James, Ryan Kalkbrenner, Liam McNeely, Tidjane Salaun, Hannes Steinbach, Grant Williams, Pat Connaughton, PJ Hall. Une profondeur annoncée comme « DEEP », avec ce regard sous-entendu qui accompagne les ambitions.

Ryan Nembhard, lui, arrive dans un rôle de jeune meneur capable de donner du rythme et de structurer une deuxième unit blindée de shooteurs. Pour Charlotte, l’opération ne se limite pas à un simple pari sur Hield : c’est une densification massive des options sur les lignes extérieures.

Atlanta choisit la flexibilité et le profil 3&D

Côté Hawks, le mouvement répond autant au terrain qu’aux comptes.

Dorian Finney-Smith apporte ce que tout coach réclame en bouclant un cinq : un ailier athlétique, capable de défendre plusieurs postes et d’écarter le jeu. Bobby Marks a détaillé les contours financiers : Atlanta récupère Finney-Smith avec un contrat à 14,1 millions, puis 13,3 millions non garantis sur les deux saisons suivantes. De quoi garder la main sur l’avenir du joueur, tout en créant une trade exception d’environ 2,1 millions.

Brett Siegel souligne l’autre versant du deal : Buddy Hield dispose d’une player option à 10 millions pour la saison 2027-28, alors que le contrat de Finney-Smith pour l’an prochain n’est pas garanti. Résultat : Atlanta gagne en flexibilité salariale tout en ajoutant un vétéran de plus sur les ailes, capable de s’intégrer immédiatement dans une rotation ambitieuse.

Keith Smith a fait les comptes : les Hawks prennent environ 2,4 millions supplémentaires en récupérant Finney-Smith contre Hield et Nembhard, mais restent à 1,4 million sous la luxury tax, avec 15 joueurs sous contrat standard. Une ligne de crête confortable pour manœuvrer encore si nécessaire.

Charlotte surchargée, des décisions à venir

Pour les Hornets, le revers de la médaille est déjà visible. Avec cet échange, la franchise monte à 18 joueurs sous contrat standard. Trois devront être coupés ou déplacés. Les dirigeants le savent : l’été ne fait que commencer, et ce trade pourrait n’être que la première pièce d’un puzzle plus large.

Bobby Marks estime que Charlotte crée également une trade exception d’environ 4,5 millions. Un outil supplémentaire pour ajuster l’effectif autour de ce noyau de shooteurs et de jeunes talents.

Buddy Hield, un pari assumé

Hield n’est plus seulement le prospect choisi en 6e position de la Draft 2016 en sortie d’Oklahoma. Il est devenu une référence historique au tir longue distance, même si son volume et son efficacité ont fluctué ces dernières années. À Charlotte, il ne sera pas le sauveur, mais une arme spécialisée dans un arsenal déjà chargé.

Dans une ligue où l’espace est roi et où chaque possession se joue sur la menace extérieure, les Hornets ont choisi leur camp. Ils l’ont fait avec fracas. Reste à voir si cette pluie de tirs à trois points les rapprochera enfin des hauteurs de la conférence, ou si cette équipe construite pour l’attaque se heurtera, encore une fois, aux mêmes limites défensives.