logo

Hiérarchie des ligues fantasy en 9 catégories

La présaison n’a pas encore commencé que la hiérarchie pour les ligues fantasy en 9 catégories se dessine déjà. Au sommet, sans débat, un pivot qui joue à contre-courant de l’histoire. Derrière lui, une génération de phénomènes capables de faire exploser une draft à eux seuls. Ce top 150 trace surtout une chose : il va falloir choisir ses paris, et assumer ses punts.

Jokić, encore et toujours la pierre angulaire

En première position, Nikola Jokić reste l’alpha absolu des formats catégories. Rien ne manque : adresse monstrueuse sur un gros volume, lancers francs positifs, quelques tirs à 3 points, rebonds d’élite, passes d’élite, interceptions réelles. Il ne laisse aucun trou dans une grille de stats. On construit autour de lui, pas à côté.

Juste derrière, Victor Wembanyama change la donne à lui seul. Ses contres valent de l’or pur dans ce format, et il les combine avec des rebonds et des tirs longue distance. Le genre de profil qui peut faire gagner une ligue si on gère le reste proprement.

Shai Gilgeous-Alexander complète ce trio de luxe pour les catégories. Pour un meneur, son pourcentage au tir est un cadeau, son volume aux lancers est massif, et son taux d’interceptions fait la différence. Il vaut plus ici que dans les ligues à points.

Vient ensuite Luka Dončić, dans un nouveau décor. Avec LeBron James parti à Philadelphia, son usage à Los Angeles grimpe encore. Les points, les passes, les 3 points, tout est au niveau premier tour. Mais le pourcentage au tir qui plombe et les balles perdues qui explosent le plafond l’empêchent de rejoindre le trio de tête.

Cade Cunningham ferme ce tout premier cercle. Volume d’assists énorme, gros rebonds pour un arrière, 3 points solides. Les balles perdues font mal, le pourcentage au tir n’a jamais été une force, mais l’âge laisse encore la porte ouverte à une progression.

Tatum, Edwards, Giannis : profils à construire, pas à subir

Jayson Tatum, débarrassé de ses doutes physiques et redevenu option numéro un à Boston, offre un profil d’une propreté rare au premier tour. Polyvalent, complet, il permet tous les types de constructions de roster.

Anthony Edwards apporte une combinaison précieuse : volume de 3 points, adresse aux lancers, gros scoring et interceptions. Avec LaMelo Ball désormais à Minnesota, son taux de passes peut baisser, mais ses tirs devraient être plus propres.

Giannis Antetokounmpo, désormais au Miami Heat, reste le casse-tête classique des ligues catégories. Pourcentage au tir, contres, interceptions, rebonds : tout est élite. Les lancers francs et les 3 points forcent en revanche à assumer un punt ou un plan ultra ciblé. Bien entouré, il vaut plus que son rang brut.

Dans cette zone du premier tour, Jalen Johnson brille par son volume : 20/10/6 avec interceptions et contres, le tout avec une bonne adresse générale. Les lancers et les balles perdues restent le prix à payer, tout comme les matchs manqués.

Tyrese Maxey profite de son adresse extérieure, de son pourcentage aux lancers et d’un taux d’interceptions sous-estimé. L’arrivée de Jaylen Brown et LeBron à Philadelphia peut rogner son usage, mais les tirs plus faciles devraient compenser en efficacité.

Le premier tour se termine avec Cooper Flagg, déjà installé comme ailier complet : interceptions, contres, adresse en progrès, et Kyrie Irving qui devrait lui offrir des tirs de meilleure qualité. Tyrese Haliburton, lui, garde un profil taillé pour ce format : ratio passes/balles perdues d’élite, volume de 3 points, lancers francs propres. Le seul nuage : son tendon d’Achille.

Barnes, Mitchell, KAT, Durant : les valeurs sûres du deuxième tour

Scottie Barnes coche presque toutes les cases fantasy : rebonds, passes, interceptions, contres depuis l’aile. Les lancers et le faible volume de 3 points le freinent, et l’arrivée de Kawhi Leonard réduit un peu son usage.

Donovan Mitchell reste ce qu’il est : volume de 3 points, lancers francs fiables, interceptions meilleures qu’on ne le pense. Avec James Harden à la création, ses passes resteront modérées, mais il demeure prévisible et solide.

Karl-Anthony Towns à New York apporte un luxe rare : un pivot qui tire très bien ses lancers, reste efficace au tir, prend des rebonds et arrose à 3 points. Son manque de contres pour le poste oblige à compenser plus tard dans la draft.

Kevin Durant, à Houston, continue d’offrir l’une des lignes d’efficacité les plus propres de la ligue, avec 3 points et un contre par match. À 38 ans, les jours de repos sont le vrai risque, mais au match, il a encore un profil de premier tour.

Stephen Curry, lui, gagne nettement en valeur en format catégories : volume de 3 points hors normes, lancers francs au sommet de la ligue, interceptions réelles. L’âge et le nombre de matchs joués posent question, mais les catégories qu’il touche, il les écrase.

Jamal Murray profite de Jokić pour optimiser son adresse, ajouter des 3 points, un bon pourcentage aux lancers et un volume d’assists avec des balles perdues gérables. Son rôle à Denver est l’un des plus stables de la ligue.

  • Alperen Sengun,
  • Amen Thompson,
  • Trae Young,
  • Austin Reaves,
  • LaMelo Ball
  • et Chet Holmgren complètent ce deuxième tour avec chacun une identité claire : création et volume pour Sengun, profil défensif unique pour Amen, élite passes/3 points/lancers pour Young, rendement aux lancers et 3 points pour Reaves, volume de 3 points et passes pour LaMelo, combo contres/3 points pour Holmgren. Tous nécessitent des ajustements de construction, entre pourcentages, balles perdues ou catégories sacrifiées.

Troisième tour : le talent, les blessures, et les paris calculés

Josh Giddey arrive comme un triple-double ambulant : rebonds, passes, interceptions, et enfin un tir à 3 points fiable. Les balles perdues sont la taxe à payer pour un porteur de balle principal.

James Harden garde un profil clair : volume de 3 points, lancers francs, passes, interceptions. Pourcentage au tir et pertes de balle en berne. On ne le pose pas sur un roster, on construit autour de ses forces et faiblesses.

Devin Booker sort d’une saison d’adresse en retrait, d’où une légère décote. Il reste le créateur principal de Phoenix, avec lancers francs solides, volume correct à 3 points, passes. Un simple retour à la moyenne au tir suffit pour recréer un gros différentiel de valeur.

Anthony Davis n’a joué que vingt matchs la saison passée. Quand il est là, c’est une ligne de premier tour : pourcentage au tir, rebonds à deux chiffres, contres et interceptions ensemble. Il faut l’entourer de joueurs ultra durables et accepter le risque.

Kawhi Leonard vient de livrer une saison presque parfaite physiquement, mais une décennie de pépins rappelle la prudence. Ses deux côtés du terrain restent au niveau MVP, mais la profondeur de Toronto lui offre mille raisons de gérer ses minutes.

Trey Murphy III s’impose comme l’un des grands gagnants catégories : gros volume à 3 points, bonne adresse, lancers francs propres, peu de balles perdues. Dejounte Murray de retour réduit l’usage, mais ce format valorise son profil de sniper.

  • Evan Mobley,
  • Jalen Brunson,
  • Domantas Sabonis,
  • Derrick White,
  • Lauri Markkanen
  • et Bam Adebayo complètent ce troisième tour avec des signatures fortes : Mobley pour les contres, rebonds et pourcentage au tir avec potentiel de rebond après une saison en retrait ; Brunson pour son efficacité rare au tir et aux lancers, plus les passes ; Sabonis pour son combo rebonds/efficacité/passes au poste ; White pour son profil unique 3 points + contres + interceptions avec peu de pertes ; Markkanen pour les 3 points, lancers et rebonds ; Adebayo pour une ligne centrale très complète, même avec Giannis à ses côtés.

Quatrième et cinquième tours : les bascules de draft

À ce stade, les choix commencent à orienter définitivement une stratégie.

Jalen Williams reste le numéro deux d’Oklahoma City malgré une saison perturbée par les blessures. Profil équilibré, efficace, des deux côtés du terrain. Walker Kessler, désormais aux Lakers, garde ses statistiques de pivot traditionnel : rebonds, contres, énorme pourcentage au tir, alimenté par les lobs de Dončić.

Deni Avdija sort d’une explosion au statut All-Star, avec 3 points, rebonds, création depuis l’aile. L’adresse et les pertes de balle le tirent vers le bas, et l’arrivée de Ja Morant et Damian Lillard menace son volume. Kyrie Irving, lui, grimpe dans ce format : adresse exceptionnelle au tir et aux lancers, 3 points, interceptions, très peu de balles perdues pour un joueur à gros usage. Son retour de blessure crée une légère remise.

Jaren Jackson Jr. propose toujours le combo rêvé pour un intérieur : contres et 3 points, lancers francs propres. Mais son pourcentage au tir et les fautes récurrentes continuent de compliquer sa gestion. Jalen Duren offre un double-double quasi garanti avec un pourcentage au tir d’élite, mais peu de contres et aucun 3 point, profil solide mais plafond limité.

  • Brandon Miller,
  • Jaylen Brown,
  • Kon Knueppel,
  • Onyeka Okongwu,
  • Desmond Bane
  • et Paolo Banchero se partagent ce tour, entre volume de 3 points, progression attendue, minutes assurées et faiblesses claires (pourcentage, lancers, défense, pertes).

Le cinquième tour ouvre la porte aux gros paris sur la montée en puissance : Donovan Clingan pour les contres, le pourcentage au tir et le double-double dans une raquette à prendre ; Nickeil Alexander-Walker pour un profil 3-and-D très propre ; Darius Garland avec les clés de l’attaque des Clippers ; Dejounte Murray de retour pour des interceptions massives, rebonds et passes ; LeBron James, encore capable d’un quasi triple-double quotidien mais entouré d’incertitudes sur le temps de jeu.

On y trouve aussi des profils plus stables comme Pascal Siakam, OG Anunoby, ou des rookies très exposés comme Cameron Boozer, Kel’el Ware et Matas Buzelis, tous dépendants de leur efficacité et de leur gestion des balles perdues dans un format qui les facture plein pot.

Milieu de draft : Embiid, Fox, Lillard, Gobert… les swings assumés

Le sixième tour est celui des grands écarts.

Joel Embiid, au sixième tour, c’est un pari à très haut rendement : lancers francs d’élite sur gros volume, contres, gros pourcentage au tir. Quand il joue, il fait basculer des catégories à lui seul. Mais Philadelphia peut se permettre de le ménager, ce qui rend sa saison difficile à anticiper.

Franz Wagner, Stephon Castle, Tyler Herro, Michael Porter Jr., Ivica Zubac, Julius Randle, Ryan Rollins, Zach Edey, De’Aaron Fox, Damian Lillard, Rudy Gobert : chaque nom porte une tension entre potentiel de retour à un niveau All-Star fantasy et risques clairs (blessures, rôle réduit, concurrence interne, âge).

À partir de là, chaque manager doit décider : sécuriser des profils stables comme Gobert, Zubac ou Porter Jr., ou viser un écrasement de catégorie avec Embiid, Lillard ou Fox au prix d’une variance maximale.

Fin de draft : spécialistes, paris et gestion du risque

Des tours 7 à 13, le paysage change. On ne cherche plus des franchise players fantasy, mais des pièces de puzzle.

  • Alex Sarr,
  • Naz Reid,
  • Mikal Bridges,
  • Paul George,
  • Brandon Ingram,
  • Jaden McDaniels,
  • Payton Pritchard,
  • Ausar Thompson,
  • Ja Morant,
  • Immanuel Quickley,
  • Jarrett Allen,
  • Zion Williamson : autant de profils ciblés, entre contres et 3 points, durabilité, usage incertain, historique de blessures.

Plus bas, les managers traquent les spécialistes : VJ Edgecombe pour les interceptions et les 3 points, Myles Turner pour le duo contres/3 points depuis le poste 5, Cason Wallace pour les interceptions et l’efficacité, Toumani Camara pour un package 3-and-D idéal en fin de draft, Neemias Queta pour les contres, Coby White pour le volume de 3 points, Jalen Suggs pour la défense, Nicolas Claxton pour le combo pourcentage/contres/interceptions.

Les rookies très exposés – AJ Dybantsa, Darryn Peterson, Ace Bailey, Darius Acuff Jr., Caleb Wilson, Yaxel Lendeborg – offrent tous une chose : du volume potentiel. Leur coût ? Des pourcentages instables et des pertes de balle qui peuvent ruiner une construction mal pensée.

Les vétérans comme Jrue Holiday, CJ McCollum, DeMar DeRozan, Aaron Gordon, Josh Hart, Cameron Johnson ou Tre Jones gardent une utilité claire : sécuriser certaines catégories avec peu de pertes de balle et une production prévisible.

Au final, cette hiérarchie ne raconte pas seulement qui est le meilleur joueur NBA. Elle raconte surtout quelles armes pèsent vraiment dans un format 9 catégories : les lancers francs d’Embiid, les contres de Wembanyama, l’efficacité totale de Jokić, le volume de 3 points de Curry, la propreté statistique d’un Derrick White ou d’un OG Anunoby.

La question n’est plus de savoir qui est le plus fort, mais jusqu’où on est prêt à aller pour dominer deux ou trois catégories… quitte à en abandonner une autre. Dans une saison où les rôles bougent, les superstars changent de ville et les rookies arrivent armés, le vrai titre se joue peut-être là : qui aura le courage de pousser son punt jusqu’au bout ?