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Gulf 27 : Donis écarte le capitaine et introduit huit nouveaux joueurs

Georgios Donis n’a pas tremblé. Pour sa première grande liste à la tête de la sélection saoudienne, le technicien grec a choisi de frapper fort avant le Gulf Cup « Gulf 27 », organisé à Jeddah du 23 septembre au 6 octobre. Le message est clair : personne n’est intouchable.

La décision la plus brutale touche le symbole de cette équipe. Le capitaine Salem Al-Dawsari, figure majeure des Green Falcons et présent lors du récent Mondial disputé aux États-Unis, au Canada et au Mexique, ne figure pas dans le groupe retenu. Même sort pour Saud Abdulhamid, défenseur de Roma et lui aussi mondialiste. Deux cadres laissés à quai, sans ménagement.

Et la purge ne s’arrête pas là. Ahmed Al-Kassar, Ali Majrashi, Ali Lajami, Ayman Yahya, Saleh Al-Shehri et Khalid Al-Ghannam rejoignent la liste des sacrifiés. Huit joueurs au total, tous vus lors de la dernière Coupe du monde, disparaissent de l’effectif pour ce Gulf 27. Un tournant net, presque brutal, dans la continuité de la sélection.

Face à ces absences lourdes, Donis a ouvert grand la porte à une nouvelle vague. Huit joueurs découvrent le groupe A : Hamed Al-Shanqiti, Mohammed Mahzari, Zakaria Hawsawi, Mohammed Al-Qahtani, Saleh Abu Al-Shamat, Abdullah Al-Salem, Rayan Hamed et Hammam Al-Hammami. Une injection de fraîcheur qui ressemble à un pari assumé sur la concurrence et l’énergie plutôt que sur le statut.

Selon le compte officiel de l’Arabie saoudite sur X, la liste finale compte 26 joueurs. Les gardiens : Mohammed Al-Owais, Nawaf Al-Aqidi et Hamed Al-Shanqiti. En défense : Abdulelah Al-Amri, Jihad Zikri, Rayan Hamed, Hassan Kadesh, Hassan Tambakti, Nawaf Boushal, Mohammed Mahzari, Mutaib Al-Harbi et Zakaria Hawsawi.

Au milieu, Donis s’appuie sur Musab Al-Juwayr, Mohammed Al-Qahtani, Mohammed Kanno, Ziyad Al-Johani, Abdullah Al-Khaibari, Nasser Al-Dawsari, Alaa Haji, Sultan Mandash, Mohammed Abu Al-Shamat, Hammam Al-Hammami et Saleh Abu Al-Shamat.

Devant, la concurrence s’organise autour d’Abdullah Al-Hamdan, Firas Al-Buraikan et Abdullah Al-Salem.

Un groupe relevé, une entrée en matière sous pression

Le calendrier ne laisse aucun temps de rodage. L’Arabie saoudite lance son tournoi le 23 septembre face au Koweït, au Al-Inma Stadium, au cœur de la King Abdullah Sports City. Un premier test immédiat pour ce groupe remanié, sous les yeux de tout un pays.

Trois jours plus tard, Oman se dresse sur la route des Green Falcons, le 26 septembre. Puis viendra l’Irak, le 29, pour boucler une phase de groupes qui ne pardonnera aucune erreur. La moindre hésitation pourrait coûter cher dans une poule aussi dense.

Le tirage au sort a placé l’Arabie saoudite dans le Groupe 1 avec le Koweït, Oman et l’Irak. Un carré sans véritable « petit », où chaque duel porte déjà un parfum de phase finale. Dans l’autre moitié de tableau, le Groupe 2 réunit Qatar, Émirats arabes unis, Bahreïn et Yémen.

Donis a choisi son camp : celui du renouvellement et de la prise de risque. Reste à savoir si cette rupture assumée offrira à l’Arabie saoudite un Gulf 27 de conquête… ou un tournoi de transition douloureuse.