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Grand Prix d’Italie : Monza se réveille pour FP1

Les tribunes se remplissent, les motorhomes s’animent, et le vieux temple de la vitesse rouvre ses portes : le week-end du Grand Prix d’Italie est lancé à l’Autodromo Nazionale Monza.

La première salve, c’est FP1. Une heure à bloc, dès 12h30 heure locale (11h30 au Royaume‑Uni), pour se jeter dans le bain d’un circuit qui ne pardonne ni les erreurs de freinage ni les hésitations dans les longues lignes droites. Soixante minutes, pas une de plus, pour retrouver des repères, tester les niveaux d’appui minimal et apprivoiser les vibreurs historiques de la Curva Grande aux Variante della Roggia.

Cette fois, les feuilles de temps auront un parfum particulier. Plusieurs équipes ont choisi de profiter de cette séance pour utiliser l’un de leurs créneaux rookies obligatoires. Des jeunes vont donc s’installer dans le baquet en conditions réelles de Grand Prix, avec tout ce que Monza implique : vitesses de pointe folles, freinages à la limite de la décence, trafic dense dans les chicanes. Une occasion rare, brutale, formatrice. Dix tours suffisent parfois pour changer une carrière.

Pour les titulaires, la pression est autre. Il faut calibrer les réglages moteur pour la pointe, ajuster les rapports de boîte, valider les niveaux de traînée, tout en composant avec ces nouveaux venus qui découvrent le tracé. Les ingénieurs jonglent entre programmes de développement, simulations de course et gestion des gommes, dans une séance qui file toujours trop vite.

Le décor est planté, la lumière est verte : Monza entre en scène, et FP1 donne le ton d’un week-end où chaque tour comptera.