Golden State Valkyries : retour sur le parquet face aux Portland Fire
La trêve mondiale est terminée, et le Chase Center rallume les projecteurs. Vendredi soir, les Golden State Valkyries accueillent les Portland Fire pour la reprise de la WNBA après l’intermède du FIBA Women's World Cup, avec un entre-deux prévu à 22h00 (heure de la côte Est) sur ION.
Sur le papier, l’affiche semble déséquilibrée. Golden State arrive lancé, porté par une série de quatre victoires consécutives et une place de dauphin au classement, avec un bilan de 29–11, à seulement deux longueurs de Minnesota. Les Valkyries ont déjà validé leur billet pour les playoffs et se battent désormais pour un avantage du terrain qui peut peser lourd en séries.
Mais la soirée ne s’annonce pas si confortable.
Valkyries ambitieuses, effectif à surveiller
Golden State revient de la pause avec une dynamique impressionnante, mais un casse-tête potentiel pour la rotation. Gabby Williams, Janelle Salaün et Cecilia Zandalasini viennent tout juste de rentrer du FIBA Women's World Cup et pourraient manquer ce match de reprise. Trois cadres possibles en moins, et c’est tout l’équilibre du collectif qui se retrouve à ajuster.
Les Valkyries ont déjà montré qu’elles savaient gagner diminuées. Le 30 août à Portland, elles s’étaient imposées 86–69 au Moda Center malgré plusieurs absences majeures. Une victoire autoritaire, construite sur la profondeur de banc et une défense solide. Cette fois, le décor change, pas l’enjeu : maintenir la cadence pour rester au contact de Minnesota et verrouiller l’avantage du terrain.
À ce stade de la saison, chaque soirée compte. Une contre-performance à domicile, et la pression remonte d’un cran.
Portland, expansion sans playoffs mais pas sans caractère
Face à elles, les Portland Fire ne jouent plus leur saison au classement. Pour leur année d’expansion, la franchise est déjà éliminée de la course aux playoffs. Mais elle n’est pas venue pour faire de la figuration.
Portland s’est trouvé un visage, une identité offensive : Carla Leite. La meneuse tourne à 15,6 points et 6,3 passes décisives par match, véritable métronome d’une équipe encore en construction. Elle porte le jeu, dicte le tempo, garde la balle vivante. Dans une saison où les défaites s’accumulent, elle a émergé comme pièce maîtresse autour de laquelle bâtir l’avenir.
Leite ne sera pas seule. Jordan Harrison, déjà vue à l’œuvre face aux Valkyries le 30 août, avait tenté de maintenir Portland à flot en seconde période, balle en main, en attaquant le cercle et en cherchant les décalages. Ce soir-là, l’écart final de 17 points avait laissé un goût amer. Une impression d’occasion manquée.
La revanche arrive vite. Et ce genre de rematch, pour une jeune franchise sans pression de classement, peut servir de catalyseur.
Un duel de contextes opposés
Golden State joue pour le tableau des playoffs, Portland joue pour sa mémoire de saison. Deux urgences différentes, mais une même vérité : l’opportunité.
Pour les Valkyries, la mission est claire : valider leur statut. Confirmer qu’elles savent gérer la reprise après une coupure internationale, malgré les incertitudes autour de Gabby Williams, Janelle Salaün et Cecilia Zandalasini. Gagner, rester dans le sillage de Minnesota, et envoyer un message de constance.
Pour les Fire, l’objectif est plus subtil. Il s’agit de prouver qu’elles ont appris de la défaite du 30 août. De montrer que l’écart se réduit déjà avec une des meilleures équipes de la ligue. De donner un cadre, un sens, aux performances de Carla Leite et au développement du groupe.
Un match de reprise, un favori clair, un outsider qui n’a plus rien à perdre. La WNBA redémarre avec un scénario classique, mais une question bien réelle : Portland peut-elle transformer sa saison d’apprentissage en déclaration d’intentions face à l’une des puissances de la ligue ?




