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Gasly crée la surprise : Alpine en pole à Monza

On attendait un duel de géants entre Mercedes, Ferrari et Red Bull. Monza a offert tout autre chose. Pierre Gasly a fait voler le scénario en éclats en signant la pole position du Grand Prix d’Italie pour Alpine, au nez et à la barbe de George Russell et de tout le reste du plateau.

Un tour parfait, une piste qui s’améliore, une voiture légère, un pilote inspiré : le cocktail a suffi pour faire tomber les favoris sur le temple de la vitesse. Alpine, en difficulté une bonne partie de la saison, se retrouve soudain en première ligne, tout devant une armée de prétendants abasourdis.

Russell battu, Ferrari en embuscade

George Russell pensait tenir la pole pour Mercedes. Il devra se contenter de la deuxième place sur la grille, juste derrière Gasly. Derrière eux, Monza aura tout de même droit à un parfum de rouge : Charles Leclerc partira troisième, Lewis Hamilton quatrième, tous deux pour Ferrari, avec les tifosi prêts à faire trembler les tribunes au premier freinage de la Rettifilo.

Max Verstappen, seulement cinquième avec la Red Bull, se retrouve coincé derrière ce trio de champions du monde. Une position qui promet un départ explosif, surtout avec une Alpine en pole qu’il faudra bien aller chercher en course.

Piastri sanctionné, la grille se réorganise

La Q3 terminée, la hiérarchie n’était pourtant pas figée. Trois pénalités de grille pour changement de composants moteur ont d’abord frappé Kimi Antonelli, Alex Albon et Liam Lawson, repoussant les trois hommes en fond de peloton.

Puis un autre coup est tombé : Oscar Piastri, auteur du sixième temps pour McLaren, a écopé de trois places de pénalité pour avoir gêné Lawson en Q2. L’Australien glisse ainsi derrière Max Verstappen mais conserve une position intéressante au cœur du top 10.

Ce jeu de chaises musicales a redessiné le départ et ouvert des portes inattendues.

Les grands gagnants du chaos

Franco Colapinto profite pleinement de ces sanctions : le pilote Alpine s’élancera septième, derrière Piastri, avec une opportunité rêvée de jouer les trouble-fête. Lando Norris, lui, partira huitième avec l’autre McLaren, dans une zone de piste où tout peut basculer en un virage.

Derrière, la jeune garde continue de pointer le nez : Arvid Lindblad, pour Racing Bulls, s’installe neuvième, juste devant Gabriel Bortoleto, dixième sur l’Audi. Ollie Bearman (Haas) et Nico Hülkenberg (Audi) complètent un milieu de grille compact, où la moindre erreur au départ coûtera cher.

Plus loin, Carlos Sainz devra composer avec une Williams seulement treizième, devant Esteban Ocon sur la Haas et Yuki Tsunoda sur la Racing Bulls. Une position loin des standards du pilote espagnol, mais Monza a souvent offert des remontées furieuses.

Les champions relégués, le peloton en ébullition

Le fond de grille a des allures de traquenard pour les cadors malchanceux ou pénalisés. Valtteri Bottas et Sergio Perez s’élanceront côte à côte pour Cadillac, en seizième et dix-septième positions. Juste derrière eux, un duo Aston Martin en difficulté : Fernando Alonso dix-huitième, Lance Stroll dix-neuvième. Du talent à revendre, mais une montagne à gravir.

Et puis viennent les trois grands pénalisés du jour : Kimi Antonelli pour Mercedes, Alex Albon pour Williams et Liam Lawson pour Red Bull ferment la marche, respectivement vingtième, vingt-et-unième et vingt-deuxième. Tous trois devront transformer un dimanche piégé en démonstration de dépassements.

Grille de départ provisoire du Grand Prix d’Italie

  • Pierre Gasly (Alpine)
  • George Russell (Mercedes)
  • Charles Leclerc (Ferrari)
  • Lewis Hamilton (Ferrari)
  • Max Verstappen (Red Bull)
  • Oscar Piastri (McLaren)*
  • Franco Colapinto (Alpine)
  • Lando Norris (McLaren)
  • Arvid Lindblad (Racing Bulls)
  • Gabriel Bortoleto (Audi)
  • Ollie Bearman (Haas)
  • Nico Hülkenberg (Audi)
  • Carlos Sainz (Williams)
  • Esteban Ocon (Haas)
  • Yuki Tsunoda (Racing Bulls)
  • Valtteri Bottas (Cadillac)
  • Sergio Perez (Cadillac)
  • Fernando Alonso (Aston Martin)
  • Lance Stroll (Aston Martin)
  • Kimi Antonelli (Mercedes)**
  • Alex Albon (Williams)**
  • Liam Lawson (Red Bull)**

Une Alpine en pole à Monza, une Ferrari en chasse, une Red Bull en embuscade et des champions relégués au fond de la grille : la scène est dressée. Reste une question brûlante : qui osera vraiment bousculer l’ordre établi quand les feux s’éteindront ?