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FPL GW5 : Surya utilise son Wildcard, Srini opte pour le Free Hit

La quatrième journée de FPL a laissé des traces. Une seule victoire à domicile, Leeds, des retournements de situation partout… et deux managers chevronnés, Surya et Srini, forcés de sortir l’artillerie lourde dès la GW5. L’un active son Wildcard, l’autre son Free Hit. Deux philosophies, une même urgence : reprendre le contrôle avant la trêve internationale de trois semaines.

Surya : un Free Hit décevant, un Wildcard assumé

GW4 : 78 points, mais un goût amer

Surya sort d’un Free Hit à 78 points. Sur le papier, c’est correct. Dans le contexte, c’est insuffisant.

Il avait triplé Arsenal. L’idée était bonne. L’exécution, moins. Pas de Raya, pas de Saka, les deux hommes qui marquent et sauvent des penalties. Ajoutez à ça la blessure de Pedro et une série de petits problèmes à régler, et le constat est clair : l’équipe est « en vrac ».

Résultat : Wildcard activé pour la GW5.

Pourquoi tout reconstruire maintenant ?

Utiliser un Wildcard juste avant une longue trêve internationale, c’est un pari. Les blessures peuvent tomber, les dynamiques changer. Surya le sait, mais il estime ne plus avoir le luxe d’attendre.

Son objectif est précis : installer une structure d’équipe stable pour le long terme, centrée autour de Haaland, Palmer, Saka, Gibbs-White et un doublement défensif Arsenal. Autour de ce noyau, il veut greffer des joueurs à bas prix avec de très bons calendriers.

Son draft actuel obtient une note de 91 % sur l’outil de notation d’équipe de Fantasy Football Hub et une projection de 59 points. Ce n’est pas une équipe finale, mais c’est le squelette de ce qu’il vise.

Défense et gardiens : Arsenal en base, value partout

Double défense Arsenal, pour lui, ça ne se discute même pas sur un Wildcard. Stabilité, potentiel de clean sheets, et un rapport qualité/prix difficile à battre.

Konsa, à 4,5 M, incarne cette idée de « value » : un titulaire bon marché qui libère des fonds plus haut sur le terrain.

Derrière, Muharemovic et Silva sont décrits comme des défenseurs « DEFCON », des profils capables de rapporter un 4 points quasi chaque semaine, quel que soit l’adversaire. Ce ne sont pas des noms clinquants, mais des points réguliers.

Munoz, lui, est le pari offensif. Coventry, Palace, Ipswich dans les 3–4 prochaines journées : c’est le genre de série qui peut transformer un latéral en arme FPL.

Milieux : Saka, Palmer, Gibbs-White… et les bons coups low-cost

Saka et Palmer forment le duo premium du milieu. Deux tireurs de penalty, deux hommes à tout faire dans leurs équipes. Surya a déjà un plan en tête : à partir de la GW11/GW12, quand le calendrier de Manchester United s’adoucira, l’un des deux pourrait céder sa place à Bruno Fernandes.

Gibbs-White, lui, n’est plus un simple « bon choix ». Ses chiffres parlent :

  • 1er pour les grosses occasions créées (4)
  • 5e pour le xGI (2,57)
  • Co-2e aux bonus (6)
  • 11e en points FPL (26)

Il a plusieurs voies pour marquer des points, des passes décisives aux bonus, et il reste sous-estimé dans beaucoup de mini-leagues.

King est le ticket de loterie malin : milieu budget, trois promus à affronter de GW6 à GW8, positionné haut sur le terrain dans un rôle de numéro 10 avancé. Il se projette, il se crée des positions de tir. Surya parie clairement sur une « saison déclic ».

Janelt ferme la marche. Huitième attaquant de fait, milieu à 5,0 M, utile en rotation. Ses chiffres DEFCON sont impressionnants :

  • GW1 : 13 DEFCON
  • GW2 : 10
  • GW3 : 12
  • GW4 : 20

Il a déjà marqué deux fois, prend une partie des corners (8 tirés cette saison) et tourne à 13,75 DEFCON/90. À 2,5 % de TSB, c’est une pépite discrète.

Attaque : Haaland, Barry, Wissa… et une place encore ouverte

Haaland ne se discute pas. Il est la base de l’attaque, le capitaine par défaut, le joueur autour duquel tout s’organise.

À ses côtés, Barry est l’obsession statistique du moment. Deux promus au programme dans les deux prochaines journées, 90 minutes garanties, aucun risque de rotation, et des chiffres monstrueux :

Parmi les attaquants, il n’est devancé que par Haaland sur le xG, le xGI, le nombre de tirs, les tirs dans la surface et les grosses occasions. Un seul but pour l’instant, ce qui laisse penser que la production va finir par exploser. Surya parie sur le fameux « les bons fixtures créent la forme ».

Wissa complète le trio offensif. Quatre matches séduisants à venir : HUL (D), COV (E), AVL (D), CRY (E). Deux promus, deux équipes en difficulté. Sans Europe à gérer pour Newcastle, il se dit que c’est le bon moment pour tenter ce coup. Garcia reste une alternative pour cette dernière place, et le choix n’est pas encore définitivement tranché.

Capitanat : ne pas jouer avec le feu

Surya a brièvement envisagé de coller le brassard à Gibbs-White, à domicile contre Coventry, surtout avec une projection de 6,1 points selon Fantasy Football Hub.

Mais la logique reprend le dessus : posséder Gibbs-White suffit déjà à se démarquer. Aller contre Haaland, alors qu’il domine encore les métriques de capitaine pour la GW5, serait un risque peut-être inutile. Le brassard reste donc sur le Norvégien.

Srini : quand le Free Hit devient une arme de ciblage massif

GW4 : les mauvais manquants

Pour Srini, la GW4 a été une claque plus silencieuse mais tout aussi violente. Pas de Pascal Gross, pas de double milieu Liverpool, et surtout pas de Saka ni Raya. La triple attaque Chelsea a répondu présent, mais tout le monde ou presque l’avait. Le swing s’est fait ailleurs, et il l’a pris de plein fouet.

Plutôt que de panser les plaies à coups de -4, il choisit une autre voie : Free Hit activé en GW5.

Pourquoi le Free Hit maintenant ?

Son idée est simple : cibler agressivement les équipes avec de très bons matches à domicile contre des promus ou des équipes en difficulté.

Sur sa liste :

  • Everton vs IPS (D)
  • Forest vs COV (D)
  • Newcastle vs HUL (D)
  • Leeds vs CRY (D)
  • Man City vs SUN (D)

Le contexte Joao Pedro pèse aussi. Xabi Alonso a indiqué qu’aucun joueur n’était officiellement forfait, mais a laissé planer le doute sur la nature exacte de la blessure de Pedro. Il pourrait jouer le prochain match… puis être absent avec le Brésil. Le scénario le plus probable pour Srini : Pedro manque la GW5, profite de la trêve pour revenir, et redevient une option à partir de la GW6.

Dans ces conditions, le Free Hit lui permet d’éviter de subir ce flou, tout en maximisant une journée où les grosses équipes reçoivent des adversaires prenable.

Fait révélateur : seuls deux ou trois joueurs de son équipe « normale » devraient survivre dans son onze de Free Hit. C’est un reset d’un week-end, mais un reset total.

Son draft actuel est noté 95 % par l’outil de Fantasy Football Hub, avec une projection de 62 points.

Les intouchables de son Free Hit

Certains noms ne bougeront pas de son onze, sauf blessure de dernière minute. Srini les considère comme « verrouillés » :

  • Haaland
  • Barry
  • Calvert-Lewin
  • Bruno Fernandes
  • Gibbs-White
  • Munoz

Autour de ce noyau, cinq places restent modulables. Mais les contours sont déjà là : il y aura un défenseur de Manchester City, un défenseur de Leeds, un défenseur d’Everton. Les combinaisons possibles sont nombreuses, Srini a plusieurs versions de son équipe (option 1, option 3, etc.), mais il penche très fortement vers le draft actuellement affiché.

Capitanat : Haaland, encore et toujours

Haaland a bénéficié d’un repos en milieu de semaine. Il reçoit Sunderland. Manchester City affiche les meilleures cotes offensives de la journée. L’équation est limpide pour Srini : le brassard ne bougera pas.

Il ne cherche pas à être original pour le plaisir. Il veut profiter du potentiel offensif maximal de City, en partant du principe qu’à chaque fois que City marque, Haaland a de grandes chances d’être impliqué.

Surya reconstruit tout pour le long terme avec son Wildcard. Srini, lui, choisit le coup de poing ponctuel du Free Hit pour frapper fort en GW5. Deux stratégies opposées, un même objectif : ne pas laisser cette saison leur échapper avant même la première trêve internationale.