Fantasy Basket : Les Talents de la Draft 2023 en Quête de Succès
Quand les managers fantasy fouillent les fins de draft à la recherche de la pépite oubliée, ils traquent deux choses : le talent… et le motif de rage absolue. Cette saison, la motivation est toute trouvée. Toute la cuvée du premier tour de la Draft 2023 entre dans sa quatrième année et devient éligible à une prolongation. Certains ont déjà touché le gros chèque, comme Victor Wembanyama. Les autres jouent leur place dans la hiérarchie… et leurs futurs millions.
Pour le format High Score, où un gros coup par semaine peut faire basculer un matchup, ces profils deviennent explosifs.
Brandon Miller, nouveau patron annoncé à Charlotte
Classé n°42 au classement points global RotoWire, Brandon Miller arrive à un tournant. Charlotte a tourné la page : LaMelo Ball et Miles Bridges sont partis, laissant derrière eux une montagne de minutes, de ballons et de responsabilités.
Miller et le rookie Kon Knueppel vont se partager ce vide offensif. Pour l’ailier de 23 ans, déjà auteur de plus de 20 points de moyenne sur chacune de ses deux dernières saisons, c’est une autoroute statistique. Plus de tirs, plus de création, plus de rebonds, plus de passes. Son volume va gonfler, son rôle aussi.
Dans un format High Score, un jeune capable de claquer une ou deux énormes performances par semaine devient une arme. Si la progression suit, Miller peut non seulement s’installer comme star fantasy, mais aussi comme option n°1 d’une équipe des Hornets enfin en phase ascendante.
Keyonte George, le meneur en mission à Utah
Classé n°60, Keyonte George sort d’une troisième saison de calibre All-Star : 23,6 points et 6,1 passes de moyenne. Le poste de meneur titulaire du Jazz lui appartient désormais, sans discussion.
Les discussions de prolongation existent, mais rien n’est signé. Chaque match ressemble donc à un argument de plus sur la table des négociations. Si le contrat tarde, la motivation restera maximale pour 2026-27.
Utah vise à nouveau les playoffs, et George devrait voir ses minutes grimper encore. Autour de lui, un casting solide avec Jaren Jackson Jr., Darryn Peterson et Lauri Markkanen. Dans ce contexte, le meneur de 22 ans a toutes les cartes pour battre, pour la quatrième saison de suite, son record en passes décisives.
Dans les drafts, le trouver autour du sixième tour à un poste aussi rare, avec encore de la marge de progression, relève presque du cadeau. Pour ceux qui misent sur le volume et la montée en puissance, c’est une cible prioritaire.
Ausar Thompson, la revanche silencieuse à Detroit
Classé n°82, Ausar Thompson vit dans l’ombre statistique de son frère jumeau Amen, qui a décroché une prolongation XXL à Houston. Lui attend toujours son tour.
Detroit, de son côté, n’a pas ajouté de gros scoreur cet été. Tobias Harris est parti vers San Antonio, remplacé par John Collins, profil plus finisseur que créateur. Résultat : la fenêtre reste grande ouverte pour qu’Ausar prenne plus de place en attaque.
Sa défense le garde sur le parquet, presque quoi qu’il arrive. L’impact est là, les minutes aussi. Le défi, désormais, c’est d’ajouter une couche offensive, sans forcément devenir un shooteur longue distance. Dans un format comme High Score, où l’absence de tirs à 3 points n’est pas pénalisée, son profil devient nettement plus séduisant.
Aux alentours du huitième tour, c’est un pari assumé : si le déclic offensif arrive, le retour sur investissement peut être massif.
Jaime Jaquez Jr., du banc de Miami au rôle majeur à Milwaukee
Classé n°100, Jaime Jaquez Jr. a construit sa réputation en sortant du banc à Miami, au point de terminer deuxième au Kia NBA Sixth Man of the Year. Puis tout a basculé : direction Milwaukee dans le package pour Giannis Antetokounmpo.
Changement de décor, changement de statut. Après 28,3 minutes de moyenne la saison passée, dont 74 entrées en jeu comme remplaçant sur 75 matches, Jaquez Jr. aborde cette saison comme favori pour le poste de titulaire au poste 3 chez les Bucks.
Même une équipe en reconstruction a besoin de joueurs capables de mettre des points et de remplir la feuille. Jaquez Jr. sait déjà faire les deux. Avec un volume de minutes en hausse et un rôle offensif élargi, son profil fantasy prend une tout autre dimension. Pour ceux qui aiment miser sur les joueurs polyvalents en pleine montée de rôle, c’est une cible évidente dans le milieu de draft.
GG Jackson, l’arme cachée dans le chaos de Memphis
Non classé dans le top 150 RotoWire, GG Jackson arrive par une autre porte : celle du deuxième tour de draft. Contrairement aux autres noms de cette liste, il deviendra free agent non protégé après la saison 2026-27. La carotte est énorme : sa prochaine signature dépend directement de ce qu’il montrera dès maintenant.
La rotation des Grizzlies s’annonce ouverte en arrivant au camp d’entraînement. Jackson, lui, sort d’une fin de saison très solide : 17,9 points et 5,3 rebonds de moyenne sur ses 23 derniers matches, en seulement 25,7 minutes.
La concurrence existe, avec Jerami Grant et Cameron Boozer sur les postes d’ailier-fort et d’ailier, mais le temps de jeu devrait suffire pour que chacun affiche des lignes fantasy correctes. Pour l’instant, Jackson reste un nom à suivre surtout dans les ligues profondes. Mais si Memphis lui confie plus de responsabilités, il pourrait très vite sortir de l’ombre.
Dereck Lively II, le pivot oublié qui peut tout changer à Dallas
Non classé lui aussi dans le top 150, Dereck Lively II a quasiment disparu des radars après une saison limitée à sept matches. Pourtant, le contexte à Dallas lui offre une vraie porte de sortie.
Les Mavericks devraient partager les minutes au poste 5 entre Lively II et Daniel Gafford. Les deux intérieurs traînent déjà une certaine historique de blessures dans le Texas. Celui qui restera debout pourrait rafler la mise fantasy.
Dans les ligues très profondes, Lively II mérite un ticket en fin de draft, surtout dans les formats où le pourcentage de réussite au tir pèse lourd, comme les ligues à catégories. S’il retrouve du rythme et une rotation stable, il peut redevenir ce qu’il était censé être : un pivot ultra-efficace, discret mais précieux.
Entre prolongations à aller chercher, places à sécuriser et rotations à conquérir, cette génération 2023 entre dans la saison avec un enjeu clair : transformer le potentiel en chiffres. Pour les managers fantasy, la question est simple : qui aura le courage de miser sur ces contrats en attente avant que leur prix n’explose ?




