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Fantasy basket : ailiers à surveiller pour exploser votre High Score

Les meilleures affaires en fantasy ne viennent pas toujours des stars. Elles naissent dans le chaos. Et cet été, la NBA a été secouée. LeBron James parti des Lakers, Giannis Antetokounmpo déplacé, des rotations retournées de fond en comble : tout ce désordre ouvre des brèches. Surtout au poste d’ailier et d’intérieur.

Dans le format High Score de Yahoo, où seules vos plus grosses performances de la semaine comptent, ces brèches valent de l’or. Certains profils gagnent soudain 4, 6, parfois 10 minutes par match. Dans ce système, c’est souvent la différence entre un joueur de fond de banc et un top 75.

Voici les ailiers qui montent en puissance, puis ceux qui dorment encore au-delà du top 100 en ADP, alors que leur rôle est prêt à exploser.

Les ailiers en pleine ascension

Naz Reid, Charlotte Hornets : enfin libéré

Naz Reid a longtemps été coincé dans l’ombre. À Minnesota, son contrat reflétait son talent, pas son temps de jeu. Avec Rudy Gobert et Julius Randle devant lui, il a plafonné à 26 minutes de moyenne la saison passée : 13,6 points, 6,2 rebonds, 2,2 passes. Solide, mais bridé.

Charlotte change tout.

Les Hornets ont cherché de la taille, de la présence intérieure. Miles Bridges est parti, des tirs se libèrent, des responsabilités aussi. Reid a une vraie autoroute vers 30 minutes et plus pour la première fois de sa carrière, avec un usage en hausse.

Ses chiffres en tant que titulaire donnent le ton : 15,5 points, 7,1 rebonds, 2,0 passes, 1,8 tir primé, 1,1 interception, 1,2 contre sur 77 matches. En High Score, cela tourne autour de 33,5 points. Et ce n’est qu’une base, sans même intégrer l’augmentation de rôle qui l’attend à Charlotte.

Ce qui fait la différence ici, ce sont les interceptions et les contres. Ce format adore ce type de profil. Sur ses soirées où tout tombe dedans et où il étire le jeu comme stretch big, il peut flirter avec les 40 points High Score. À une ADP de 65, c’est un prix qui ressemble déjà à une valeur sûre.

Julius Randle, Brooklyn Nets : retour en patron

Minnesota a aussi tourné la page Julius Randle. Direction Brooklyn, où les Nets reconstruisent autour de Michael Porter Jr. et d’un noyau plus jeune, avec notamment le rookie Mikel Brown Jr.

Randle, lui, sait ce que c’est que d’être au centre d’un projet. Cinq des six dernières saisons à au moins 20 points de moyenne. Son pic récent ? New York, 2022-23 : 25,1 points, 10 rebonds, 4,1 passes, pour un taux d’usage de 29,5 %. À Minnesota, il n’a jamais dépassé 26,5 %.

Transposé au format High Score, cette saison 2022-23 tourne autour de 43 points par match, avant même de compter les interceptions et les contres. Et c’est là que ce mode de jeu devient cruel pour vos adversaires : quand seule votre meilleure prestation de la semaine compte, un ailier fort capable de sortir un 30–15–6 devient presque un cheat code.

À Brooklyn, le décor est planté pour qu’il retrouve ce rôle de première option offensive. Son historique plaide pour lui. Les gros pics de scoring aussi.

Andrew Wiggins, Miami Heat : troisième option, gros potentiel

Miami a tout bouleversé en arrachant Giannis Antetokounmpo aux Bucks. Tyler Herro a fait le chemin inverse, une partie de la jeunesse de South Beach aussi. Résultat : le Heat s’articule désormais autour de Giannis et Bam Adebayo. Davion Mitchell apporte la création et la défense, Tim Hardaway Jr. et Klay Thompson écartent le jeu.

Au milieu de ce casting, Andrew Wiggins trouve une place idéale : troisième option offensive.

Avec seulement 19,4 % d’usage la saison passée, il tournait déjà à 15,4 points, 4,8 rebonds, 2,7 passes, 1,1 interception et 1,0 contre. En High Score, cela représente environ 32 points par rencontre. Historiquement, il avait toujours dépassé les 20,9 % d’usage, et à 24,5 % il y a deux ans, il culminait à 18 points de moyenne.

Ses interceptions et contres ne font pas de bruit, mais dans ce format, ils pèsent lourd. Si son usage remonte dans ce nouveau rôle à Miami, il peut largement dépasser la valeur que lui prête son ADP de 110. Dans les tours intermédiaires, c’est un profil qui peut faire basculer une semaine à lui seul.

Les vrais dormeurs au poste d’ailier

Jaime Jaquez Jr., Milwaukee Bucks : le stabilisateur qui coche toutes les cases

Jaime Jaquez Jr. a déjà connu les montagnes russes. Rookie prometteur, deuxième saison plus discrète, puis nouvelle poussée la saison dernière : 15,4 points, 5,0 rebonds, 4,7 passes en 28 minutes, avec 50,7 % au tir (contre 46,1 % auparavant). Cette progression l’a propulsé au cœur du package envoyé à Milwaukee pour Giannis.

Les Bucks ouvrent un nouveau chapitre. Tyler Herro arrive pour mener le scoring, Ryan Rollins l’accompagne sur les lignes arrière, Kevin Porter Jr., Kyle Kuzma et Myles Turner complètent la rotation, avec les jeunes Brayden Burries et Nate Ament en soutien.

Dans ce paysage mouvant, Jaquez a tout pour devenir le facteur de stabilité. Les minutes seront là. Ses 4,7 passes valent déjà 9,4 points High Score à elles seules. Son volume modeste à trois points, qui pourrait le pénaliser dans d’autres formats, ne lui coûte rien ici.

Avec ce contexte et cette marge de manœuvre, le voir battre ses records en points, rebonds et passes ne serait pas une surprise. Pour un manager fantasy, c’est le genre de profil discret qui finit par être indroppable.

Collin Murray-Boyles, Toronto Raptors : l’énergie qui rapporte des points gratuits

Sur le papier, Collin Murray-Boyles part derrière. Jakob Poeltl est sous contrat jusqu’en 2029-30, à plus de 27,3 millions par saison. Statutairement, il commencera devant lui. Mais la réalité du terrain raconte autre chose : Poeltl n’a joué que 46 matches la saison passée et n’a pas dépassé 57 rencontres lors de chacune de ses trois saisons pleines à Toronto.

Murray-Boyles a profité de ces absences. Sur 22 matches comme titulaire, il a affiché 9,1 points, 5,7 rebonds, 2,7 passes, 1,1 interception et 1,2 contre. Pour un rookie, c’est massif. En High Score, on parle d’environ 27 points par match, dont près d’un quart uniquement grâce aux interceptions et contres.

Autre détail important : les 22 minutes par match laissées vacantes par Sandro Mamukelashvili après son départ vers les Lakers. Ces minutes devront être redistribuées. L’activité défensive de Murray-Boyles colle parfaitement au scoring High Score. À une ADP de 122, c’est un pari à faible risque, mais au plafond très intéressant.

Sandro Mamukelashvili, Los Angeles Lakers : le shooteur de taille à ne pas négliger

Sandro Mamukelashvili, jusqu’à l’an dernier, n’était qu’un joueur de rotation anonyme. Jamais plus de 15,3 minutes de moyenne. Toronto lui a ouvert la porte de la deuxième unité, 22 minutes sur 80 matches, et il a répondu : 11,2 points, 4,9 rebonds, 38,9 % à trois points, 52,3 % au global.

Les Lakers, en manque de taille et de tir, l’ont verrouillé pour quatre ans et 52 millions de dollars. Le message est clair : il fait partie du plan. Avec LeBron James parti, des minutes au poste 4 s’ouvrent à côté de Jake LaRavia. Un nouveau record de temps de jeu semble tout à fait plausible.

Attention tout de même au format : le tir à trois points n’a pas de catégorie dédiée en High Score. Sa valeur dépendra donc des rebonds et des stats défensives qui accompagneront cette hausse de minutes. Mais à une ADP de 114, le coût reste raisonnable pour un intérieur capable de scorer efficacement, de s’imposer dans la rotation et de profiter de quelques soirées où tout s’aligne.

Les rotations ont bougé, les hiérarchies aussi. Les managers qui sauront lire ces failles avant les autres auront une longueur d’avance toute la saison. La question est simple : qui osera miser sur ces ailiers avant que le reste de votre ligue ne se rende compte de ce qu’ils valent vraiment en High Score ?