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Europa League 2026-2027 : tirage au sort à Monaco

Le décor est planté à Monaco. Live band, cordes, cuivres, percussions, plateau futuriste façon Star Trek, présentateurs en pleine lumière – Matt Smith et Becky Ives – et 144 affiches à sortir de la machine. L’Europa League 2026‑2027 version “phase de ligue” se lance dans un tirage au sort aussi technologique que labyrinthique, avec un format dopé à l’algorithme qui déroute même les habitués.

Au centre de tout cela, un invité qui connaît la musique européenne par cœur : Sebastian Rode. L’ancien milieu du Bayern Munich et du Borussia Dortmund, capitaine d’Eintracht Frankfurt lors du sacre de 2022, est là pour donner un peu de chair à ce tirage très numérique. Les boules, elles, enchaînent les chocs.

Les cadors installés : Leverkusen, Milan, Juventus, Benfica en première ligne

Le pot 1 a fière allure. Leverkusen, Benfica, Juventus, Milan, Lyon, AZ Alkmaar, Olympiacos, Real Sociedad et Marseille portent le costume des têtes de série dans cette phase de ligue.

Le calendrier tombe, bloc par bloc.

Leverkusen, champion d’Allemagne en titre et désormais habitué des grands rendez-vous, démarre par un choc contre Marseille à domicile. La suite est dense : déplacement à Lyon, réception de Salzburg, voyage chez GNK Dinamo, accueil de Celje, déplacement à Poznan, rendez-vous brûlant contre Besiktas à la maison, puis un dernier voyage à OFI Crete. Une campagne qui sent la poudre, des Balkans à la Turquie.

Milan ouvre à San Siro face à Benfica avant un voyage piégeux chez Olympiacos. Ferencvaros viendra ensuite à Milan, puis les Rossoneri fileront à Salzburg. Sunderland, Bournemouth, Ararat‑Armenia et Levski Sofia complètent un programme qui mélange affiches historiques et destinations exotiques. Peu de marge pour souffler.

La Juventus commence par Real Sociedad à domicile, puis un déplacement à AZ Alkmaar qui ne pardonne jamais les approximations. Rennes, Ferencvaros, Omonia, Celta, NEC et H. Beer‑Sheva jalonnent une phase de ligue qui n’a rien d’une promenade, même pour un géant italien décidé à se refaire un nom sur la scène européenne.

Benfica, de son côté, croise AZ Alkmaar, Milan, Celtic, Viktoria Plzen, Lech Poznan, Omonia, OFI Crete et NEC. Un plateau homogène, beaucoup de kilomètres, peu d’adversaires véritablement “mineurs”.

Marseille, Olympiacos, Lyon, Real Sociedad : les trajectoires croisées

Marseille hérite d’un calendrier qui respire l’Europe traditionnelle. L’OM commencera par Olympiacos au Vélodrome, avant un déplacement périlleux à Leverkusen. Anderlecht viendra ensuite à Marseille, puis un voyage à Celtic Park, réception de Celta, déplacement à Sturm Graz, accueil de Levski Sofia et dernier acte à Besiktas. Des stades bouillants, des ambiances lourdes, une campagne qui peut aussi bien lancer une saison que l’exploser.

Olympiacos, lui, débute à domicile contre Milan. Un baptême du feu. Puis Marseille au Vélodrome, Sparta Prague au Pirée, un voyage à Rennes, réception de Jagiellonia, déplacement à Celje, accueil d’Hoffenheim, et un dernier match à Torreense. Le club grec connaît ces routes, mais la moindre erreur se paiera cash dans ce format resserré.

Lyon, rangé dans le pot 1 mais encore en reconstruction sportive, ouvre à domicile contre Leverkusen. Ensuite, déplacement à San Sebastián pour défier Real Sociedad, réception d’Union SG, voyage à Anderlecht, accueil de Crystal Palace, déplacement à Jagiellonia, réception de Lillestrøm, et un dernier test à Hoffenheim. Une campagne qui dira très vite où se situe réellement l’OL.

Real Sociedad, enfin, démarre par Lyon à la maison, puis un déplacement chez Juventus. Viktoria Plzen, Union SG, Bournemouth, Crystal Palace, Torreense et Lillestrom complètent un parcours qui mêle technicité, intensité et déplacements usants.

Le nouveau calendrier européen : une saison au cordeau

Derrière le spectacle du tirage, le cadre est clair. La phase de ligue s’étale sur huit journées :

  • 16/17 septembre 2026
  • 15 octobre 2026
  • 22 octobre 2026
  • 5 novembre 2026
  • 26 novembre 2026
  • 10 décembre 2026
  • 21 janvier 2027
  • 28 janvier 2027

Puis place au couperet : barrages les 18 et 25 février, huitièmes les 11 et 18 mars, quarts les 8 et 15 avril, demi-finales les 29 avril et 6 mai. La finale se jouera le 26 mai 2027 au Stadion Frankfurt, en Allemagne. Un stade qui a déjà vu Sebastian Rode soulever un trophée européen. Le symbole est facile, mais il est là.

Aston Villa, Tottenham : quand les comptes bousculent les ambitions

Pendant que les boules tournent à Monaco, l’ombre de la Premier League plane sur toute cette journée européenne. Un chiffre claque : Aston Villa aurait dû aborder une saison de Champions League avec le sourire, après une campagne récompensée sportivement et financièrement. Tottenham, eux, sortent d’un maintien arraché de justesse, une 17e place synonyme d’environ 35 millions de livres de revenus de mérite en moins par rapport à Villa.

Et pourtant, l’humeur s’est inversée. Tottenham a investi environ 322 millions de livres sur le marché, hors prêt d’Omar Marmoush, pour lequel le club s’est engagé à débourser 55 millions de plus après la saison. Les ventes ramènent la dépense nette à environ 140 millions, mais le signal est clair : Spurs se reconstruisent à coups de gros chèques. L’euphorie, toutefois, a pris un coup dès la première journée, avec une lourde défaite face à Brentford, chouchou des data scientists.

Aston Villa, eux, sortent d’un titre européen sous Unai Emery, après une finale où les buts encaissés contre Freiburg figuraient parmi “les plus doux” vus à ce niveau. Le contraste entre terrain et comptes n’a jamais été aussi flagrant.

Chelsea, nouveau maillot, nouvelle ère commerciale

Pendant que les clubs attendent leurs adversaires européens, Chelsea règle un dossier qui traînait depuis 2023 : le sponsor maillot. Le club londonien annonce un accord avec Circle Internet Group, plateforme financière spécialisée dans les actifs numériques.

Le partenariat place USDC, stablecoin régulé présenté comme un “dollar numérique de confiance”, au cœur de l’identité commerciale du club. À partir de la saison 2026/27, les marques Circle et USDC apparaîtront sur le devant des maillots des équipes masculine, féminine et de l’Academy. Première apparition annoncée : le match de Premier League à domicile contre Brighton ce dimanche. Un virage assumé vers la finance nouvelle génération.

Les autres fronts européens : Rangers, Celtic et la claque écossaise

En Écosse, la semaine européenne laisse des traces. Rangers sortent de la scène continentale par la petite porte : 1‑1 sur l’ensemble des deux matches contre Jabalonec, puis élimination 4‑3 aux tirs au but en Conference League. Un crash.

Celtic, eux, ont connu une soirée presque irréelle en Autriche. Quatre buts d’avance sur Lask au total, puis un effondrement. Le manager Martin O’Neill ne se cache pas : son équipe aurait “dû être hors de portée à la mi-temps”. Un but marqué, deux énormes occasions manquées, un but concédé juste avant la pause, un autre juste après. Lask revient, Celtic cède sur des buts “pas bons du tout” du point de vue défensif. Résultat : pas de Champions League, mais une place dans le pot 2 de l’Europa League. Et une cicatrice mentale à refermer.

Les Anglais en Champions League : un autre champ de bataille

Pendant que l’Europa League s’organise, les clubs anglais connaissent déjà leur chemin en Champions League.

Manchester City affrontera notamment PSG, Barcelona, Porto et Napoli dans une phase de ligue relevée. Liverpool retrouvera Atlético Madrid, Inter, Porto, Villarreal et Lens. Arsenal croisera Real Madrid, Bayern Munich, Borussia Dortmund et Real Betis. Aston Villa découvrira un plateau de luxe avec PSG, Barcelona, Dortmund, Fenerbahce et Galatasaray. Manchester United, enfin, se mesurera à Bayern, Atletico, Roma, Sporting, Leipzig et Villarreal.

Les semaines à venir promettent un ballet permanent entre Premier League, Europe et coupes nationales. Les rotations ne seront plus un luxe, mais une obligation.

Everton, Moyes et le marché : bâtir sans se brader

À Bournemouth, Everton se prépare à un déplacement important en Premier League avec un début de saison encourageant. Deux matches, deux victoires : 2‑0 contre Crystal Palace en championnat, puis 4‑0 contre Preston North End en Rumbelows Cup. David Moyes reste prudent mais satisfait : l’équipe doit “continuer à construire ce momentum” et “être plus forte qu’elle ne l’est actuellement”.

Sur le marché, le technicien refuse de s’emballer. Pas de décision finale sur les arrivées, mais une certitude : Everton est “dans le business du recrutement” et ne veut pas vendre ses meilleurs joueurs. Sur Jack Grealish, prêté la saison passée, Moyes coupe court : joueur “brillant”, “grand garçon”, mais appartenant à un autre club, donc hors débat public.

Le réseau de scouts d’Everton fouille l’Europe, le Royaume‑Uni et l’Amérique du Sud, avec une idée simple : trouver les bons profils, au bon prix, validés par un service de recrutement qui “les découpe” avant décision finale. Une approche méthodique dans un marché où la panique guette toujours.

Côté effectif, Thierno Barry a déjà marqué quatre buts en deux matches. Moyes salue un joueur qui “essaie de s’améliorer”, à qui le staff donne de la confiance, mais qui doit surtout “la trouver lui-même”. Hayden Hackney est incertain après une cheville tordue, Christian Nørgaard progresse lentement et ne reviendra pas rapidement.

Brighton, Nottingham Forest, Fulham : les lignes bougent aussi en coulisses

À Brighton, Fabian Hürzeler prépare un déplacement à Chelsea. Sur Yankuba Minteh, annoncé partant possible, le discours est fermé : il “est un joueur de Brighton” et il n’y a “rien d’autre à dire pour le moment”. Georginio Rutter et Jack Hinshelwood restent incertains, même si l’un des deux pourrait figurer dans le groupe. Promise David et Jaouen Hadjam, eux, sont disponibles.

À Nottingham Forest, Oliver Glasner se rend à Anfield avec quelques certitudes et une absence majeure. Morgan Gibbs‑White et Ryan Yates sont aptes, Ibrahim Sangare manquera le match en raison d’une douleur au mollet. Sur Daniel Muñoz, le coach refuse tout commentaire tant que le contrat n’est pas signé. Liam Delap, nouvelle recrue, est décrit comme “affamé”, désireux de progresser et de franchir un cap, exactement le profil recherché. Glasner attend encore une dernière signature avant la fermeture du mercato.

Fulham, de son côté, reste sur une victoire 3‑0 contre AFC Wimbledon en EFL Cup, pendant que Chelsea s’est imposé 2‑0 contre Luton Town, avec un but pour Danny Welbeck lors de ses débuts sous ses nouvelles couleurs.

Brighton Women, un départ surprise avant le coup d’envoi

Dans le football féminin, Brighton encaisse un choc à une semaine de la reprise de la WSL. Dario Vidosic quitte son poste d’entraîneur. Il avait mené le club à sa première finale de FA Cup la saison dernière et devrait rejoindre Angel City. Il parle d’un choix difficile, mais nécessaire pour lui et sa famille, remerciant joueuses, staff et supporters pour leur soutien.

Brighton devra trouver rapidement une solution avant un premier match déjà corsé contre Arsenal le 6 septembre. Birmingham City, promu, en profite pour renforcer son effectif en recrutant la jeune internationale japonaise Suzu Amano en provenance de Växjö DFF, après déjà quelques signatures avisées comme celle de Millie Turner en provenance de Manchester United.

Alvarez, transferts et week‑end anglais : la tension monte

À Madrid, un autre dossier agite le marché : Julián Alvarez n’a pas pris part à l’entraînement d’Atlético Madrid pour la troisième journée consécutive, selon Sky. Le club a refusé de le céder au rival Barcelona, tandis qu’Arsenal est également cité parmi les intéressés. Le feuilleton reste ouvert.

Dans le même temps, le mercato continue de crépiter : Liam Delap a rejoint Nottingham Forest, Ipswich Town pousse pour un prêt de Tammy Abraham, et la liste des rumeurs enfle à mesure que le 1er septembre approche.

Le week‑end de Premier League en ligne de mire

Tout cela se mêle au programme chargé de Premier League :

  • Crystal Palace – Manchester City, vendredi 20h
  • Liverpool – Nottingham Forest, samedi 12h30
  • Coventry – Hull, samedi 15h
  • Bournemouth – Everton, samedi 15h
  • Tottenham – Newcastle, samedi 17h30
  • Chelsea – Brighton, dimanche 14h
  • Leeds – Brentford, dimanche 14h
  • Sunderland – Fulham, dimanche 14h
  • Manchester United – Ipswich Town, dimanche 16h30
  • Aston Villa – Arsenal, lundi 20h

Les conférences de presse de Manchester United, Aston Villa et Tottenham sont attendues dans l’après‑midi. Celles d’Everton et Fulham doivent encore tomber. Chaque prise de parole pèsera, entre blessures, transferts en suspens et ambitions à clarifier.

La saison n’en est qu’à sa deuxième journée de Premier League et déjà, l’Europe redistribue les cartes, les sponsors redessinent les maillots, les comptes façonnent les rêves. Monaco a lancé le bal avec 144 affiches tirées au sort. Reste une seule vraie question : qui, dans ce dédale de dates et de déplacements, trouvera encore l’énergie de finir au Stadion Frankfurt, un soir de mai, avec un trophée dans les mains ?